Le commerce des armes : un business comme un autre ?
Vokar Benjamin
GRIP
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EAN :9782872911530
Il est impossible de déterminer le nombre d'armes à feu qui circulent dans le monde mais une chose est certaine : il n'y en a jamais eu autant ! Selon des estimations récentes, il y en aurait aujourd'hui plus d'un milliard. Et si l'on considère les quantités qui sortent des arsenaux chaque année, ce flux n'est pas près de diminuer. Lorsqu'on parle du commerce des armes, on imagine souvent des deals entre des types louches au fond de parkings sombres, avec des valises qui transitent d'un coffre à l'autre et des billets qui changent de mains... Bien entendu, cela existe mais cela reste plutôt marginal, la majorité du commerce des armes étant bel et bien légale. On distingue trois types de commerce : le légal (qu'on imagine blanc comme neige), l'illégal (le marché noir) et entre les deux, on pourrait dire qu'il y a cinquante nuances de gris... Ce secteur opaque, qui brasse des sommes colossales et où règne le culte du secret (défense), pose beaucoup de questions. Car oui, les armes produites ici tuent parfois des gens de l'autre côté du globe en dépit des règles de droit. Et oui, dans certains cas, les exportations vers des "pays sensibles" se font en connaissance de cause. Entre préservation d'intérêts économiques et respect des droits humains ; entre les engagements pris au niveau international et la réalité dans la pratique, il y a des marges et des contradictions. Face à cette complexité, le GRIP a jugé important que les citoyens en découvrent quelques rouages, pour leur permettre de mieux comprendre et peut-être d'influer sur les décisions, parfois discutables, que prennent les autorités en la matière. Nous vous invitons à plonger dans ce monde assez mal connu du commerce des armes... Suivez le guide !
Nombre de pages
61
Date de parution
24/10/2019
Poids
552g
Largeur
210mm
Plus d'informations
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EAN
9782872911530
Titre
Le commerce des armes : un business comme un autre ?
Auteur
Vokar Benjamin
Editeur
GRIP
Largeur
210
Poids
552
Date de parution
20191024
Nombre de pages
61,00 €
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Cet ouvrage propose des regards/éclairages croisés (du romancier au médecin en passant par le journaliste ou le juriste) sur un phénomène récent et inquiétant. Une scène "ordinaire"... "La maman était absente de la maison. A l'aube, j'ai été réveillé par des pleurs qui venaient du jardin. J'ai trouvé la gamine, qui n'a que 7 ans, recroquevillée derrière un buisson, du sang entre les jambes." Récit d'une scène "ordinaire" dans l'Est du Congo... Une arme de guerre Depuis vingt ans, une violence inouïe frappe cette région. Si toute guerre moderne fait des ravages parmi les populations civiles, ici ce sont les femmes qui paient le plus lourd tribut. Une situation cauchemardesque qui a pris racine sur les collines rwandaises en 1994, l'année du génocide. Si la violence sexuelle en période de conflit a toujours existé, elle a désormais pris une dimension nouvelle. Utilisée à des fins stratégiques, elle est devenue une véritable arme de guerre. Un ouvrage collectif pour mieux comprendre une problématique complexe Ce livre est un voyage au pays de ces femmes et enfants que des hommes brutalisent, violent, torturent, mutilent. Après une nouvelle inspirée par cette sauvagerie, signée de l'écrivain congolais Jean Bofane, Hélène Dumas et Colette Braeckman reviennent sur les séquences du désastre, nous font revivre les heures les plus noires de ces vingt dernières années. La 2e partie du livre donne la parole à deux médecins (Guy-Bernard Cadière et Simon Gasibirege), deux hommes de terrain qui livrent leur expérience. Si le tableau est certes noir, il existe néanmoins des signes d'espoir. Les regards croisés dans la dernière partie de l'ouvrage portent sur les réponses judiciaires (Michèle Hirsch et Hélène Morvan), l'indispensable sensibilisation par les médias (Thierry Michel et Jean-Paul Marthoz) et la résistance des femmes, ici et là-bas (Maddy Tiembe et Colette Braeckman). Après une réflexion de Damien Vandermeersch sur l'impunité dans un monde sans repères, le mot de la fin revient au docteur Mukwege, symbole du combat contre le viol. Son combat aux côtés des femmes a d'ailleurs été couronné de nombreuses distinctions, dont le prix Sakharov 2014.
Kupper Claire ; Luntumbue Michel ; Martinot Pierre
Y'en a marre de rester les bras croisés." Le 16 janvier 2011, Dakar est plongée dans le noir. Cette nouvelle panne d'électricité sera la goutte de trop, l'étincelle qui fera bouger Thiat et Kilifeu, deux jeunes rappeurs, et leur ami journaliste, Cheikh Fadel Barro. Ce soir-là germe l'idée de créer un mouvement citoyen. Deux jours plus tard, Y'en a marre (YAM) est officiellement lancé. La capitale sénégalaise accueille alors le Forum social mondial, une formidable tribune pour dénoncer l'injustice sociale et la corruption, prôner une nouvelle culture politique... Le discours passe rapidement les frontières, touche d'autres jeunes du continent tout aussi révoltés par un contexte sociopolitique bloqué ; des initiatives similaires voient le jour. Voici venu le temps des "nouveaux contestataires". L'art et la musique font partie de leur arsenal de mobilisation, les réseaux sociaux et Internet permettent de propager rapidement les messages, de mettre en place tout un dispositif de "subversion" redoutable. Ce livre dresse le portrait de quatre mouvements : Y'en a marre (Sénégal), Le Balai citoyen (Burkina Faso), Filimbi et LUCHA (RD Congo). Quel est le contexte qui les a vus éclore ? S'inscrivent-ils dans une trajectoire d'engagement plus ancienne ? En quoi s'inspirent-ils de certaines figures historiques comme Lumumba, Sankara ou encore Amilcar Cabral et Mandela ? Quels rapports ces éveilleurs de consciences entretiennent-ils avec la classe politique ? Quelles sont les valeurs et la vision qui les animent ? Qu'en est-il des modes d'organisation et de leur financement ? Les auteurs s'efforcent de répondre à toutes ces questions tout en nous faisant découvrir une jeunesse indignée, en colère, mais debout, prête à s'engager pour une société plus juste, plus démocratique...
Niyonkuru Deogratias ; De Schutter Olivier ; Tolle
On me dit que tu t'occupes de développement ! Mais que fais-tu au juste ? ", lui demande un jour son oncle. C'était en 2006. Deogratias Niyonkuru avait passé une trentaine d'années aux côtés des paysans congolais et camerounais. La tête pleine d'idées, il rentre chez lui au Burundi et s'investit dans la création d'ADISCO, une association qui vise à accroître l'autonomie des paysans et à construire avec eux des modèles économiques et sociaux viables. Leur action sera couronnée du prix Roi Baudouin pour le développement en Afrique 2014-2015. Dans cet essai, Deogratias Niyonkuru aborde des questions existentielles. Quelles priorités pour les paysans d'Afrique ? Quelles formes de soutien ? Comment réconcilier l'amélioration de la productivité, la réduction de la pauvreté rurale, et la préservation des écosystèmes ? Malgré l'abondante littérature en la matière, la démarche n'est pas redondante, au contraire." Parce qu'il nous vient de l'intérieur du monde qu'il décrit, ce livre comble un vide. Les paysans et les paysannes en général n'écrivent pas. Les querelles d'experts font un vacarme tel que leur voix en devient inaudible. Cet essai leur redonne la parole. Il nous les fait entendre...", soutient Olivier De Schutter dans sa préface. L'auteur fait preuve d'une incroyable modestie. Le contraste est saisissant entre l'accumulation d'informations de première main et le refus de proposer des recettes. Nous sommes loin des simplismes, loin aussi de l'idéologie ou des chapelles. La plume de M. Niyonkuru épouse les formes de la réalité — complexe et sinueuse, faite de reliefs et de replis. Point ici de prêt-à-penser, ni de propos doctrinaires, mais pourtant une forte foi dans une agriculture au service de l'homme, et non de l'argent... Avec son message central — aider prioritairement les petits paysans, et surtout les paysannes, à reprendre confiance en soi et dans leur métier d'agriculteur, afin de retrouver leur dignité — il sort totalement des sentiers battus. Autre originalité et non des moindres : la prise de décision démocratique est placée au centre de l'analyse. Les agences de l'ONU et les économistes du développement ne s'en soucient guère. Or, pour l'Afrique, la question est essentielle. Une solution durable accordera nécessairement un plus grand rôle aux organisations paysannes dans l'élaboration des politiques agricoles, et une place plus visible aux ruraux dans la vie politique en général.