Esthétique d'un trader est un essai critique sur l'art contemporain -élaboré à partir de l'oeuvre de l'artiste américain Jeff Koons (oeuvres et déclarations diverses), lequel fut un temps courtier à Wall Street (rétrospective à Beaubourg du 26 novembre 2014 au 27 avril 2015 ). Le terme "Esthétique" désigne l'ensemble des " sensations " liées à la spéculation financière et à la surenchère artistiques dans ce qu'il est convenu d'appeler le Financial Art, dans un contexte de société nommé tour à tour, ici et là : capitalisme tardif, financiarisation de l'économie, esthétique postmoderne... Quant au terme "trader", il renvoie de manière générique à une figure du travailleur sommé d'exploiter le système au maximum de ses possibilités - qu'il soit client, curieux, amateur d'art, artiste, ou trader. À travers la figure de J. Koons, car le texte se place sous le régime d'une fi ction critique bien réelle, Esthétique d'un trader propose une analyse des rapports entre art contemporain et néolibéralisme. Le marché de l'art n'est abordé que très ponctuellement. L'ouvrage est principalement axé sur l'étude des interactions entre capital, fine art et culture de masse. Si le décryptage de l'air du temps est son principal enjeu, plus secrètement, il vise aussi à trouver une forme critique alternative en rupture avec la rhétorique de l'idéalisme esthétique. S'il fallait trouver un précédent, on pourrait citer White cube, l'espace de la galerie et son idéologie, écrit par l'artiste et critique d'art Brian O'Doherty. Ce livre a été conçu pour s'adresser à un lectorat plus large que les essais universitaires relevant de l'Esthétique proprement dite. Si le propos repose sur une certaine érudition, il n'en demeure pas moins que le livre est très lisible pour qui s'intéresse aux phénomènes culturels. Pas de jargon, mais au contraire une certaine désinvolture parfois pour " conjurer ce qui arrive ". Le propos est donc assez mordant et ironique - tout en ménageant des passages explicatifs nécessaires à l'instruction du cas J. Koons. Dans ce qui constitue la querelle de l'art, cet essai n'est ni pour, ni contre ; il prend le parti d'une troisième voie - celui d'un gai savoir.
Nombre de pages
250
Date de parution
10/10/2014
Poids
400g
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EAN
9782845342392
Titre
Esthétique d'un trader. Essai de critique fiction
Auteur
Vivien Didier
Editeur
SENS ET TONKA
Largeur
0
Poids
400
Date de parution
20141010
Nombre de pages
250,00 €
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Un livre-document exceptionnel sur l'aventure du charbonet l'histoire du Bassin minier nord-Pas-de-Calais des années 1720 à nos jours. L'ouvrage comporte plus de 800 reproductions photographiques et de nombreux documents d'archives (images documentaires, cartes postales, documents prélevés sur les sites miniers, cartographies du territoire...).
A la fin de la première guerre mondiale, le gouvernement français a planifié la construction d'un "double" de Paris, une fausse ville destinée à leurrer d'éventuels pilotes allemands en route pour bombarder la capitale. La fausse ville, dont la construction était prévue près de Maisons-Laffitte, au nord-ouest de la capitale, reproduisait certains éléments marquants du paysage parisien : un bras de Seine, la place de l'Etoile et celle de l'Opéra, les Grands Boulevards. Certaines cibles que les aviateurs auraient cherché à repérer, comme les gares, devaient également être reproduites. Conçu à une époque où les aviateurs naviguaient sans radar et pouvaient être trompés, de nuit, par de fausses illuminations, ce projet n'a pas fait la preuve de son efficacité... Xavier Boissel dévoile les détails de cette ville-leurre dans un texte fourmillant et littéraire, agrémenté de documents d'époque inédits.
A travers le parcours de sa vie, l'auteure nous entraîne dans une aventure humaine très atypique. De l'île de la Réunion au Québec, en passant par la France, le Sénégal, l'Inde etc. elle rencontre la voie du soufisme et s'engage dans la non-violence. Mais voilà que dans son parcours, le cancer s'invite. Elle expérimente alors différentes médecines qui jalonneront son chemin de vie. C'est ainsi qu'elle rencontrera diverses traditions pour atteindre la guérison du corps, mais aussi du coeur, de l'âme et de l'esprit. Et comme le dit Cheikh Aly N'Daw : " Dans la médecine, on soigne la maladie pour faire disparaître la souffrance. Dans la voie de la non-violence, on soigne la souffrance pour faire disparaître la maladie. " Ce livre nous invite à changer de regard sur les événements de la vie. Il peut être à la fois un choc pour certains et un message d'espoir pour d'autres.
UN RECUEIL DES MOTS EN MOSAIQUE DE BRIGITTE VIVIEN. DES POESIES A LIRE ET A CHANTER. DES POESIES A DIRE ET A REVER. DES POESIES QUI DONNENT DU BAUMLE AU COEUR QUAND LES FRUITS MANQUENT DE SAVEUR ET LES FLEURS TREMBLENT DE PEUR.
?Recueil de textes (articles, notes...) qu'Yves Stourdzé avait commis au fur et à mesure de ses réflexions et de ses engagements. Pour les éditeurs, « il s'agissait de continuer le voyage entamé avec cet homme pressé (savait-il qu'il avait si peu de temps ?) qu'était Yves Stourdzé. Dégager le cheminement obstiné d'une pensée qu'aucun obstacle ne rebutait, qui refaçonnait ses instruments de réflexion et ses moyens d'agir au fur et à mesure qu'ils étaient mis en défaut. Nombreux furent déconcertés par sa fascination pour les technologies et le pouvoir sans en saisir l'enjeu ? Nombreux furent ceux qui se sont interrogés sur l'atypisme d'une telle démarche. » On trouve Dans une poignée d'électrons un début de réponse. Édition de Marie Thonon-Jacobin & Jean-François Blondeau-Patissier
?S'opposant à la thèse selon laquelle l'utopie s'éteindrait en 1848, M. Abensour s'emploie à discerner trois formes de l'utopie : le socialisme utopique, le néo-utopies et ce qu'il appelle le nouvel esprit utopique qui persiste après 1848 jusqu'à nos jours. Nous assistons, contre toute attente, à un renouveau de l'utopie, ce qui donne à la pensée du nouvel esprit utopique de l'auteur tout son sens et toute son actualité.
Cet essai explore une relation entre certaines formes d'architecture et les expériences totalitaires de notre siècle. Collusion art et politique? Il sonde les profondeurs, les connivences, les avatars des dirigeants dans l'oeuvre de domination. Il marque d'emblée une distance à l'égard des stratégies de dissociation ou de disjonction entre ces deux ordres de phénomènes, liant la volonté esthétique et la volonté politique.Miguel Abensour a choisi l'emblématique totalitarisme nazi incarné par deux hommes, Hitler et Speer, exemple de la tragédie du "siècle" passé, mais sirène à laquelle notre actuel siècle n'est pas insensible. Il laisse en filigranes d'autres totalitarismes aux résolutions esthétiques semblables. N. Abensour, par un regard attentif sur le passé, pointe en réalité, cruellement, notre présent.Ne nous faudrait-il pas "lire" certaines architectures actuelles, totalitarisme certes dilué mais bien présent, selon son analyse?Ce qui nous permettrait de mieux comprendre la relation contemporaine de la volonté esthétique (culture) et la volonté politique (économie) comme nouvelle domination par des "monstres" architecturaux, par des monuments idéologiques sidérant. Ici on réapprend la portée politique d'un jeu plastique, d'une révérence esthétique. [H.T.]Miguel Abensour (né en 1939) est un philosophe français, spécialiste de philosophie politique. Il est professeur émérite de philosophie politique à l'Université Paris VII - Denis - Diderot et ancien président du Collège international de philosophie. Il a participé aux revues Textures, Libre et Tumultes. Directeur de la collection "Critique de la politique" aux éditions Payot depuis 1974, il a notamment contribué à la réception de la pensée de l'École de Francfort en France.Dans ses ouvrages et ses nombreux articles, il cherche à concilier l'idée de démocratie, conçue comme "démocratie contre l'État", avec l'idée d'utopie.
Abensour était un homme de l'égalité, un homme du conflit pour mieux établir un lien d'égalité. Dans n'importe quel entretien qu'il vous accordait, il s'arrangeait toujours pour rétablir l'égalité, vous poser une question, vous dire qu'il ne connaissait pas telle référence à laquelle vous aviez lait allusion, tandis que c'est vous qui étiez demandeur de ses références et de ses réflexions. Il récusait le paradigme de l'ordre pour celui du lien, tant dans les rencontres individuelles que dans la communauté politique. C'était son tété Spinoziste : plutôt qu'un pouvoir sur les hommes, valoriser un pouvoir entre les hommes et avec les hommes, parce qu'il augmente la puissance d'agir." (P. V] "Qu'est ce qu'une bonne rencontre, à l'opposé du malencontre, sinon l'événement heureux ou se forme entre les hommes un nouveau lien, un nouveau tissu relationnel tel que ce tissu augmente aussitôt la puissance collective d'agir, la puissance d'agir de concert ? " M. A.