
La vie de Céline. Edition revue et augmentée
Peu d'écrivains parmi les plus considérables du XXe siècle auront été à ce point acteur privilégié et témoin halluciné de leur époque. Rien n'a échappé à Céline : la Première Guerre mondiale, les convulsions du colonialisme, l'Amérique de l'industrialisation galopante, la misère des banlieues, la Russie stalinienne, les débordements antisémites des années trente dont il sera l'une des voix les plus emblématiques, l'Occupation nazie, la chute du IIIe Reich... La vie de Céline raconte en somme un siècle de haute turbulence, tout comme elle permet de revisiter l'ensemble de l'oeuvre célinienne. S'y dégage d'abord le portrait contradictoire et donc profondément vivant d'un écrivain (et d'un médecin) à la fois révolutionnaire et passéiste, raciste et compassionnel, vociférant et taciturne, populaire et précieux, délirant et lucide. "L'âme n'est chaude que de son mystère", disait-il.
| EAN | 9782073025913 |
|---|---|
| Titre | La vie de Céline. Edition revue et augmentée |
| Auteur | Vitoux Frédéric |
| Editeur | FOLIO |
| Largeur | 108 |
| Poids | 504 |
| Date de parution | 20230504 |
| Nombre de pages | 1 016,00 € |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Longtemps, j'ai donné raison à Ginger Rogers
Vitoux FrédéricRésumé : Une autobiographie parcellaire et subtile par recomposition fragmentaire du puzzle de la mémoire : non pas des Mémoires en majesté par ordre chronologique, mais une évocation de souvenirs autour desquels sont venues cristalliser des leçons de vie. " Le bonheur en littérature ne consiste pas à gagner du temps pour aller à l'essentiel mais à perdre du temps pour parvenir à l'inessentiel. Autrement dit, à accepter d'être pris par surprise pour découvrir précisément ce que je n'avais jamais recherché " est-il écrit ici au détour d'un chapitre : c'est la meilleure définition du bonheur que l'on ressent à la lecture de ce récit. Chaque court chapitre convoque un souvenir qui ouvre une parenthèse, une digression, un décentrement. Le premier d'entre eux, " précieux parce qu'indistinct " : une visite à son père détenu après-guerre à la prison de Clairvaux (on en saura plus, par la suite, sur ce père frappé de la maladie d'Alzheimer à la fin de sa vie) Cette période de la guerre est très présente, de la silhouette unijambiste du gardien de l'hôtel de Lauzun qui dénonça Christian de la Mazière à la Libération à Lucette Almanzor en butte à la question désinvolte d'un visiteur (" En deux mots, Céline, c'est quoi ? ") en passant par Lisette de Brinon contrainte d'assister à l'exécution de son mari Fernand de Brinon, qui l'avait protégée en la faisant nommer " aryenne d'honneur " . Une réflexion de Vittorio Gassman racontant qu'une miette de pain collée à la lèvre d'une jeune femme a sonné le glas de leur liaison inspire à l'auteur une réflexion sur la fin de l'amour. Une phrase prononcée par Ginger Rogers dans le film La fille de la 5ème avenue (" les riches sont juste des pauvres avec de l'argent ") constitue un des Rosebud du texte : l'écart social entre ses parents et la plupart de leurs amis, entre le monde des riches et celui des pauvres, celui de la désinvolture héréditaire et du mérite forcené (de très jolies scènes sur une victoire inespérée lors d'un championnat d'académie d'escrime contre un adolescent béni des dieux, ou sur Antoine Ménier, de la famille des chocolats Meunier, ami d'enfance de son parrain snob, développent par touches cette thématique du déclassement...) Comment " le contrat de confiance entre la langue et lui " a été rompu par la découverte des " pommes mousseline " , le rôle qu'a joué l'opus III de Beethoven dans son éveil à la musique, tel tableau de Goya dans son éveil à la peinture, la folie du cinéma et la menace de la cécité, l'expérience en usine, la découverte des livres et des écrivains, l'amour de sa vie et les amitiés à éclipses (" on perd ses amis d'enfance comme on perd son enfance " ...) sont quelques-uns des motifs pris dans cette tapisserie du souvenir.ÉPUISÉVOIR PRODUIT23,00 € -

Deux femmes
Vitoux FrédéricRésumé : Une jeune femme est retrouvée assassiné dans une chambre d'hôtel, sans papiers, sans passé... Une autre femme, l'épouse d'un procureur de la République, décide de mener l'enquête. Entre l'insolente Olga et la distinguée Blandine, il y a Jean-Louis, scénariste, romancier, célibataire par indolence, qui se laisse trop facilement séduire. Les femmes ne mènent-elles pas toujours le bal ? Au fil de ce roman policier, sur fond de mafia russe, de faux tableaux et de comédie sentimentale où un homme peut en cacher un autre, la Provence, l'île Saint-Louis, l'Italie sont autant de décors qui invitent au suspense.ÉPUISÉVOIR PRODUIT6,60 €
Du même éditeur
-

Les Fourberies de Scapin
MolièreVous voulez vous venger de l'avarice de votre maître ? Faites-lui croire qu'une troupe imaginaire de spadassins est à sa poursuite et que vous avez trouvé un moyen de le sauver. Prenez un sac. Mettez l'homme dans ce sac et prenez soin de bien le fermer. Promenez-le un peu sur votre dos à travers la ville. Profitez-en pour le rouer de temps à autre de coups de bâton. Mais prenez garde que votre victime ne découvre la supercherie...EN STOCKCOMMANDER2,00 €
De la même catégorie
-

Truman Capote
Kerjan LilianeRésumé : "Le cerveau peut recevoir des conseils, mais pas le cour, et l'amour, n'ayant pas de géographie, ne connaît pas de frontières." Truman Garcia Capote, de son vrai nom Truman Streckfus Persons (1924-1984), voulait être danseur de claquettes ou chanteur de night-club. Il devint écrivain, prolixe et déconcertant. Affirmant "je suis un anormal, les gens ne m'aiment pas", il adorait les cocktails et les feux d'artifice sur le Grand Canal à Venise et possédait une garde-robe des plus extravagantes. Il ne cessa d'éblouir, d'intriguer, de surprendre ; certains le comparèrent à Jean Cocteau, d'autres prétendirent qu'il était l'Elvis Presley des lettres américaines. Son ouvre capte l'air du temps, oblige la société contemporaine à se poser des questions. Petit déjeuner chez Tiffany et De sang-froid en sont les deux titres phares. De ce dernier, il écrit : "C'est une réussite parfaite parce qu'il est sans style. C'est comme un verre d'eau. Mon rêve. Rien entre l'écriture et le lecteur."EN STOCKCOMMANDER10,00 € -

Les Brontë
Ohl Jean-PierreRésumé : "Une si dévorante soif de voir, de connaître, d'apprendre". Les soeurs Brontë... Ce pluriel, depuis un siècle et demi, fascine. Quand Emily écrit Les Hauts de Hurlevent, Anne publie La Recluse de Wildfell Hall, et Charlotte Jane Eyre. La première meurt à trente ans, en 1848 ; la deuxième à vingt-neuf, un an plus tard ; la troisième à trente-neuf, en 1855. Sans oublier Branwell, le frère écrivain maudit, qui disparaît lui aussi prématurément, miné par l'alcool et la tuberculose. Tous quatre étaient orphelins de mère. Quelle probabilité y avait-il pour que tous ces talents si originaux poussent ainsi à l'ombre du presbytère de Haworth ? Faute de pouvoir éclaircir totalement ce mystère, Jean-Pierre Ohl tente d'en dessiner les contours, et de comprendre ce qui, aujourd'hui encore, rend si proches de nous les enfants du pasteur Patrick Brontë.EN STOCKCOMMANDER10,50 € -

Les choses communes Tome 1 : Je me souviens
Perec Georges ; Le Tellier HervéRésumé : Ces " je me souviens " ne sont pas exactement des souvenirs, et surtout pas des souvenirs personnels, mais des petits morceaux de quotidien, des choses que, telle ou telle année, tous les gens d'un même âge ont vues, ont vécues, ont partagées, et qui ensuite ont disparu, ont été oubliées : elles ne valaient pas la peine d'être mémorisées, elles ne méritaient pas de faire partie de l'Histoire, ni de figurer dans les Mémoires des hommes d'Etat, des alpinistes et des monstres sacrés. Il arrive pourtant qu'elles reviennent, quelques années plus tard, intactes et minuscules, par hasard ou parce qu'on les a cherchées un soir, entre amis : c'était une chose qu'on avait apprise à l'école, un champion, un chanteur ou une starlette qui perçait, un air qui était sur toutes les lèvres, un hold-up ou une catastrophe qui faisait la une des quotidiens, un best-seller, un scandale, un slogan, une habitude, une expression, un vêtement ou une manière de le porter, un geste, ou quelque chose d'encore plus mince, d'inessentiel, de tout à fait banal, miraculeusement arraché à son insignifiance, retrouvé pour un instant, suscitant pendant quelques secondes une impalpable petite nostalgie. G. P.EN STOCKCOMMANDER8,25 € -

Balzac
Taillandier François« N'est-ce pas un martyre pour un homme qui ne vit que par l'épanchement des sentiments, qui ne respire que tendresse, et qui a besoin de trouver sans cesse près de lui une âme pour asile, de méditer, de comparer, d'inventer, de chercher sans cesse, de voyager dans les espaces de la pensée, quand il aime à aimer? » En trente ans de travail acharné, harassé par les soucis d'argent, Honoré de Balzac (1799-18,50) édite un monument romanesque sans égal, donnant vie à des dizaines de personnages devenus mythiques - Eugénie Grandet, le père Goriot, le colonel Chabert, Rastignac, la cousine Bette, etc. -, tout en rêvant à l'amour de sa vie, une aristocrate polonaise qu'il n'épousera qu'à la veille de sa mort. Balzac, ou le destin d'un génie foudroyé. François Taillandier est romancier. Il a publié une quinzaine de livres, parmi lesquels Les Nuits Racine (Fallois, prix Roger-Nimier 1992), Anielka (Stock, Grand Prix du roman de l'Académie française 1999) et Option Paradis (Stock, 21005). Il a également consacré des essais à Borges et à Aragon.Sur commande, 2 à 4 joursCOMMANDER8,60 €





