Le Second Empire offre une riche collection de faits divers: du meurtre de l'archevêque de Paris à l'élimination du journaliste Victor Noir par un parent de l'empereur, ce régime rime bien souvent avec crime. Le souverain lui-même n'est pas à l'abri: il y eut diverses tentatives d'assassinat par les républicains fronçais qui voyaient en Napoléon III un despote à abattre. De leur côté, les patriotes italiens exilés en Angleterre étaient convaincus que sa politique à l'égard du pape et de l'empereur d'Autriche faisait obstacle à l'unité italienne. Eux aussi l'avaient condamné à mort et c'est par miracle qu'il échappa au spectaculaire attentat d'Orsini. Devant toutes ces menaces, le régime se durcit: toute parole jugée immorale et donc subversive est immédiatement censurée. C'est ainsi qu'on assiste à la persécution des auteurs devenus depuis les maîtres incontestés de notre littérature: Hugo, Flaubert et, bien sûr, Baudelaire, dont les décadentes Fleurs du mal firent frémir le pouvoir au même titre que les bombes artisanales. Depuis Petits crimes en soutane, Jean-Louis Vissière poursuit, au Masque, une carrière de romancier- historien avec un goût très sûr pour les affaires criminelles. Toujours documentées, ses nouvelles ressuscitent le climat de l'époque, sans renoncer pour autant à la création poétique et à l'inspiration romanesque.
Nombre de pages
278
Date de parution
21/01/2009
Poids
220g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782702434284
Titre
Petits crimes sous le Second Empire
Auteur
Vissière Jean-Louis
Editeur
ED DU MASQUE
Largeur
110
Poids
220
Date de parution
20090121
Nombre de pages
278,00 €
Disponibilité
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Vous n'avez pas le droit de me rejeter ! C'est Dieu qui m'envoie..." Dans son cabinet, Mme de Merbouton, l'abbesse des clairets, pousse un soupir de soulagement. Cette vagabonde a tant fait de tapage la veille au soir qu'il a paru charitable de l'héberger pour la nuit. Est-elle vraiment religieuse ? C'est douteux : on n'a jamais vu une nonne, même animée de zèle mystique, traverser la France pour venir frapper à la porte de l'abbaye sous prétexte que la lecture des vies d'ermites lui a donné le goût d'une règle stricte... Tirées des Causes célèbres, publiées aux XVIIIe et XIXe siècles à partir des minutes des procès, les affaires criminelles présentées ici, romancées mais authentiques, mettent en cause des hommes et des femmes d'église, êtres a priori exempts des passions qui mènent au crime, et pourtant...
Après Les petits crimes en soutane et Les petits crimes en carmagnole, notre professeur érudit, fervent arpenteur d'archives à travers le monde et conteur aussi talentueux que malicieux, nous invite à le suivre sur les traces d'un des personnages les plus célèbres de notre histoire. Combien de volumes n'a-t-on pas écrit sur Napoléon ? Vous pensiez tout savoir sur le grand homme, Jean-Louis Vissière va vous prouver le contraire et, une fois de plus, vous surprendre et vous divertir.
Quand les révolutionnaires ont prétendu imposer la Constitution civile du Clergé, toute la Sorbonne a signé une protestation solennelle qui a entraîné la fermeture de la faculté de Théologie. C'était en 1792. Je me suis retrouvé sur le pavé parisien. En tant que noble et ecclésiastique, j'étais obligé de raser les murs. Heureusement, la Providence m'a fait trouver à la porte des Messageries un portefeuille qui contenait un superbe passeport tout neuf au nom d'un certain Didier, libraire à Rouen, dont le signalement correspondait à peu près au mien. J'ai aussitôt adopté cette nouvelle identité qui me tombait du ciel et je suis allé m'établir discrètement dans l'île Saint-Louis. Là, un voisin sans-culotte qui partageait mon goût pour les échecs m'a pris en amitié et m'a adressé au Comité de Sûreté générale qui siégeait depuis octobre 1792 à l'hôtel de Brionne. " Après le succès des Petits crimes en soutane, Jean-Louis Vissière nous offre un recueil d'affaires incroyables se déroulant sous la Terreur inspirées de faits réels tirés des archives de l'époque. Suivons ce fils de noble promis à l'Eglise et devenu par la force des choses l'agent Didier dans cette période plus que trouble de notre histoire...
L'époque de Louis-Philippe. souvent appelée le règne du " juste milieu ", passe à tort pour une période paisible et fut jugée fade par la jeunesse romantique avide d'exaltation. Elle vit pourtant l'éclosion d'æuvres d'auteurs considérés aujourd'hui comme classiques - Balzac, Dumas, Hugo, Stendhal ou encore George Sand - et fut plus mouvementée qu'on ne le croit. Le roi, dont la légende raconte qu'il se promenait à pied dans les rues de Paris, fut la cible de nombreux attentats dont le plus célèbre reste celui de Fieschi. On assiste aussi à la naissance d'un genre promis à un riche avenir : le roman policier, avec la création par Edgar Allan Poe du personnage de Dupin, détective privé, prototype de Sherlock Holmes. Jean-Louis Vissière raconte ici les attentats contre le roi, les aventures de Dupin - à sa manière -, et ajoute quelques épisodes aux Mémoires de Canler, le chef de la Sûreté. Le versant obscur d'un règne " tranquille "...
Un lourd tableau se décroche et tombe à la tête du lit... Un rocher dévale une falaise et s'écrase sur le sentier en contrebas... Les freins d'une voiture lâchent dans une descente... Des accidents malencontreux comme il en survient chaque jour. Ces peccadilles n'intéressent pas l'inégalable Hercule Poirot. A moins que la victime de tels désagréments ne soit toujours la même personne. Poirot n'aime pas les coïncidences de ce genre. Echapper par trois fois à la mort, quelle chance inouïe ! Et si un autre " accident " avait une fin moins heureuse ?
Agatha Christie (1890-1976) est la reine incontestée du roman policier classique. Elle publie son premier roman en 1920 et sa prodigieuse production littéraire fait d'elle l'un des auteurs les plus lus à travers le monde. Martin Parr est né à Epsom dans le Surrey en 1952. Son approche originale de la photographie documentaire lui vaut rapidement une renommée internationale. Il s'est fait connaître du public français grâce à la rétrospective « Planète Parr » présentée au Musée du Jeu de Paume à Paris en 2009.
Tout avait commencé de la façon la plus classique qui soit : un prince déchu cherchant à récupérer son trône sollicite l'appui - discret - des Britanniques. En échange de quoi, les compagnies anglaises se verraient concéder l'exploitation des pétroles du petit Etat. Bref une banale man?uvre politico-financière, élaborée dans le cadre somptueux d'une des plus anciennes demeures seigneuriales d'Angleterre : Chimneys. Pourtant, l'affaire se corse lorsqu'on se rend compte que des individus équivoques se sont glissés parmi le beau linge qui prépare sa révolution de palais. Et les cadavres font affreusement désordre dans les salons de Chimneys...
Mr Shaitana est un bien étrange personnage: une longue figure, une moustache gominée et des sourcils en accents circonflexes accentuent son air de Méphisto. Et Mr Shaitana, véritablement diabolique, s'est plu à convier à dîner huit hôtes triés sur le volet: quatre spécialistes du crime et quatre autres personnes, à ses dires, des criminels, assez habiles pour ne s'être jamais fait pincer. Mais il ne faut pas trop jouer avec le feu, fût-on le diable ou presque. Au cours de la partie de bridge qui prolongera cette extravagante soirée, le rictus démoniaque de Mr Shaitana s'effacera définitivement. On ne laisse jamais traîner d'armes potentielles en présence d'aussi éminents spécialistes!