LE SOUVENIR DU PRESENT. Essai sur le temps historique
Virno Paolo
ECLAT
15,00 €
Epuisé
EAN :9782841620333
Développant sa réflexion sur la "fin de l'Histoire", Virno propose une analyse du temps historique appuyée sur les concepts de puissance et acte, couple vénérable s'il en est de la réflexion philosophique. Mais la temporalisation de ces deux concepts permet de faire surgir une évidence, bouleversante si on l'étend à différentes sphères et en particulier à celle du travail : ce que les adeptes d'une fin de l'Histoire parviennent à mettre en ?uvre, à travers ce qui n'est que l'effet d'une pathologie de la mémoire, c'est la négation de ce qui sous-tend la puissance. Et l'enquête menée autour du concept de force de travail prend une dimension toute particulière, dès lors qu'elle montre à quel point le déni d'une historicité du temps n'est que l'outil qui permet de faire l'économie de ce qui est porteur de la seule puissance, cible privilégiée de la société capitaliste, à savoir l'individu en tant que corps vivant et producteur de force de travail. La magistrale et précise analyse de Virno est sans appel. Elle balaye nombre de méprises et met au jour l'insupportable violence qui sous-tend en particulier la conception heideggérienne de l'historicité ayant ses racines dans la mort.
Nombre de pages
191
Date de parution
01/09/1999
Poids
240g
Largeur
140mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782841620333
Titre
LE SOUVENIR DU PRESENT. Essai sur le temps historique
Auteur
Virno Paolo
Editeur
ECLAT
Largeur
140
Poids
240
Date de parution
19990901
Nombre de pages
191,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Biographie de l'auteur Paolo Virno (1952) vit à Rome. Trois de ses ouvrages ont été publiés en français aux éditions de l'éclat : Opportunisme, cynisme et peur (1991) Miracle, virtuosité et déjà vu (1996), et Le souvenir du présent (1999).
Comme souvent chez Paolo Virno, un détail est hissé à des niveaux d'interprétation inédits et son analyse éclaire d'un jour nouveau le tableau tout entier de notre relation au monde. Le point de départ est ici le dispositif de la "régression à l'infini", qui nous fait nous demander le pourquoi d'une chose, puis le pourquoi du pourquoi, et ainsi de suite à l'infini... Elle constitue, avec la "négation" et le "possible", la base logique de la métaphysique. Mais toute l'originalité du travail de Virno est d'en déplacer le champ et de la placer dans celui d'une anthropologie matérialiste, où elle agit sur le terrain des émotions humaines. De ce point de vue, la régression à l'infini, qui "indique l'incomplétude d'une démonstration", pointe les situations où l'individu, face au monde, fait le constat de son échec. Et "ne faisant pas autre chose que de proposer à nouveau, à un niveau plus abstrait, le problème même qu'elle paraissait avoir tout juste résolu", elle ressemble à s'y méprendre à ces expériences quotidiennes auxquelles est confronté l'homme dans la société, l'homme face au politique, par exemple, sur lequel il n'a plus prise. Dès lors, quelles sont les méthodes pour l'interrompre ? En irait-il de notre vie pleine et entière si nous ne parvenions pas à les trouver ...
Depuis ses premiers écrits des années 80, jusqu'aux récents essais sur la philosophie du langage, l'oeuvre de PaoloVirno s'est constituée autour de deux pôles, langage et action politique, établissant au fil du temps le vocabulaire critique de notre société postfordiste pour en dénoncer les mécanismes délétères. C'est de cette patiente élaboration dont témoigne ce livre, qui reprend l'intégralité d'Opportunisme, cynisme et peur (L'éclat, 1991), enrichi de nombreux textes de différentes périodes et factures, où la pensée se déploie par collisions. Le joueur de poker côtoie l'intellectuel précaire, la fin des flippers annonce la gronde transformation industrielle, les prépositions grammaticales induisent une théorie de l'usage de la vie, etc. Et quand les " notions logiques et sémantiques se convertissent en catégories éthiques et politiques ", cette unité de pensée se reforme sous nos yeux, comme s'il s'était agi de mettre en place une philosophie de Io réparation qui guérirait la langue.