Vion-Dury Philippe ; Quintard Clément ; Benz Marin
FRACAS
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EAN :9782487599024
L'hostilité entre écologistes et chasseurs est proverbiale. Ce conflit a même pris ces dernières décennies un tour identitaire. Alors que la chasse se vit comme le dernier rempart face à une modernité hors-sol, elle est aussi de plus en plus décriée comme un mode de vie archaïque et brutal. Dans ce numéro, Fracas explore les raisons profondes de cette détestation, mais s'intéresse aussi au rôle des puissants lobbys de la chasse, aux rapports ambigus que les chasseurs entretiennent avec la nature, et aux alliances qui ont pu se nouer, ces dernières années, entre écologistes et chasseurs. Tout en se tenant éloigné de deux écueils ? le romantisme d'un côté, le mépris de classe de l'autre ?, la chasse mérite d'être prise au sérieux. Comme chaque pratique et expérience qui portent encore en elles des espaces possibles de reconquête, d'association et de coopération, et qui mettent en doute les modes de vie uniformes et mutilées que le capitalisme nous adjure d'adopter.
Nombre de pages
132
Date de parution
14/03/2025
Poids
298g
Largeur
195mm
Plus d'informations
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EAN
9782487599024
Titre
Fracas N° 3 : Les chasseurs, avec nous ?
Auteur
Vion-Dury Philippe ; Quintard Clément ; Benz Marin
Editeur
FRACAS
Largeur
195
Poids
298
Date de parution
20250314
Nombre de pages
132,00 €
Disponibilité
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Longtemps considéré comme une pure abstraction, le bonheur s'est sécularisé et diffusé au sein de la société au point de s'ériger en nouvelle norme. Par la grâce de la psychologie positive, il est même devenu un fait mesurable et accessible à tous, à condition de respecter les méthodes enseignées par les apôtres du développement personnel. En devenant l'objectif par défaut de tout individu vivant dans un pays développé, le bonheur s'est offert une légitimité dans le champ universitaire. Les économistes, notamment, tentent depuis l'après-guerre de le mesurer, et d'en décomposer les sources. Depuis l'Antiquité, les penseurs ont élaboré différentes doctrines se rejoignant sur la nécessaire quête du bonheur terrestre, perçue tantôt comme recherche des plaisirs, tantôt comme évitement des douleurs. Individualiste, notre quête de bien-être ? Les chercheurs en psychologie positive ont multiplié les expérimentations étudiant les corrélations entre épanouissement personnel et comportements altruistes. Avec des résultats plus ou moins probants. Dans la vie privée comme au travail, la quête du bonheur peut vite devenir une obsession... Jusqu'à nous pousser, paradoxalement, à la déprime.
Les montagnes de dette publique créées lors de la crise du Covid-19 relancent le débat : pourquoi devrait-on rembourser une dette souveraine ? Tabou ultime ! On paie toujours ses dettes, c'est bien connu. Pourtant, à la différence d'une personne physique, un État ne meurt jamais et a la possibilité de créer de la monnaie ex nihilo. Par ailleurs, la dette est un instrument de domination, comme le démontre l'anthropologue David Graeber, 5000 ans d'histoire à l'appui. Alors que faire de la dette ? faut-il décréter un moratoire ? Rendre la dette perpétuelle? Réaliser un audit citoyen pour définir si une part de la dette est « illégitime » ? Ou plus cash : l'effacer, du moins en partie ...
La bataille pour l'écologie a commencé. Désormais, tout le monde veut en être : l'extrême centre nous promet un capitalisme " décarboné " tandis que l'extrême droite flirte avec un pétainisme vert. Au milieu, le camp de la justice sociale et de l'émancipation est parvenu, à force de cris d'alarme et de mobilisations pacifiques, à placer les enjeux écologiques au coeur de l'agenda politique. Au risque de voir ses mots d'ordre lui échapper. Quelles perspectives s'offrent à celles et ceux qui ne demandent qu'à préserver les conditions d'habitabilité sur terre pour y vivre dignement ? Alors que les effets de la catastrophe écologique commencent à se faire sentir, ce numéro, le premier de Fracas, explore les voies et les impasses de l'écologie politique.
Vion-Dury Philippe ; Quintard Clément ; Benz Marin
Entre la vague carbofasciste qui déferle aux États-Unis et le « grand renoncement » de notre côté de l'Atlantique, les combats écologiques se trouvent aujourd'hui piétinés de toute part. Alors que s'intensifient les risques de répression des militants, des fonctionnaires, des syndicalistes, des scientifiques et de toute personne engagée de près ou de loin contre les destructions écologiques en cours, de nouvelles formes de mobilisation s'imposent. Faut-il quitter son entreprise, déserter les administrations qui dissimulent leurs méfaits écocidaires sous un fatras de faux-semblants ? Ou au contraire les dénoncer de l'intérieur pour les faire dérailler ? Comment résister, là où on est ? C'est la question brûlante que pose Fracas dans ce nouveau numéro, qui sera l'occasion de revenir sur l'histoire oubliée de la résistance écolo, des quilombos brésiliens aux luttes écoféministes, en passant par le combat courageux des lanceurs d'alerte et des fonctionnaires qui refusent de collaborer.
Vion-Dury Philippe ; Quintard Clément ; Benz Marin
Chaque élection révèle une facture qui s'accentue inexorablement entre villes et campagnes. Un antagonisme qui se poursuit au-delà des urnes sous la forme de caricatures. Pour l'urbain, la ruralité est au mieux un lieu de villégiature, au pire un espace arriéré peuplé de ploucs réactionnaires. Pour le rural, les urbains sont des bobos hors sol qui veulent imposer au reste du territoire leurs idées et leur mode de vie. Plus que toutes autres, les questions écologiques agissent aujourd'hui comme un révélateur des disparités entre villes et campagnes. Un fossé qui mérite d'être comblé, en rappelant d'abord l'histoire de cette mise en concurrence des territoires et les intérêts qu'elle sert, mais aussi en insistant sur les liens métaboliques qui rendent la frontière entre espaces urbains et ruraux moins nette qu'on le prétend souvent. Dans ce dossier, Fracas s'attaque à une question épineuse : élections ou pas, que faire pour que l'écologie « regagne les campagnes » ...