Après avoir été occulté pendant de nombreuses années, l'écoféminisme fait son retour en France. Née dans les années 1970 sous la plume de Françoise d'Eaubonne, cette pensée critique affirme que la destruction de la planète et l'exploitation des femmes relèvent d'une même logique. Une fois énoncé ce postulat fondateur, une épaisse jungle se découvre alors : celle d'un mouvement pluriel, riche de luttes antimilitaristes et antinucléaires, mêlant perspectives utopiques et modes d'action radicaux, savoirs oubliés et spiritualités alternatives. Un corpus théorique foisonnant, tentant de mettre au jour tout ce que le monde moderne ? à travers ses différents systèmes oppressifs (patriarcat, capitalisme, colonialisme, spécisme, technicisme) ? a voulu réduire au silence. Dans ce dossier, Socialter propose de dévoiler les différentes branches, figures intellectuelles, collectifs et mouvements de l'écoféminisme.
Les montagnes de dette publique créées lors de la crise du Covid-19 relancent le débat : pourquoi devrait-on rembourser une dette souveraine ? Tabou ultime ! On paie toujours ses dettes, c'est bien connu. Pourtant, à la différence d'une personne physique, un État ne meurt jamais et a la possibilité de créer de la monnaie ex nihilo. Par ailleurs, la dette est un instrument de domination, comme le démontre l'anthropologue David Graeber, 5000 ans d'histoire à l'appui. Alors que faire de la dette ? faut-il décréter un moratoire ? Rendre la dette perpétuelle? Réaliser un audit citoyen pour définir si une part de la dette est « illégitime » ? Ou plus cash : l'effacer, du moins en partie ...