Exploration du monde nouveau. Tome 1, Tourmente sur l'Afghanistan
Viollis Andrée
L'HARMATTAN
21,50 €
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EAN :9782747531436
Tourmente sur l'Afghanistan ". Andrée Viollis, la première femme " grand reporter ", prend l'audacieuse initiative, en 1929, de survoler en pleine tempête l'Hindou-Kouch glacé pour être, à Kaboul, la seule journaliste témoin d'une révolte sanglante de tribus contre un usurpateur fanatique, puis de l'intronisation de Nadir Sha, père de l'actuel roi Zaher Shah. En câblant au " Petit Parisien " le récit animé et frémissant de la bataille, de l'assaut de la Citadelle, de l'attaque de la Légation, de péripéties tumultueuses, de pendaisons et d'atrocités, elle révèle au monde entier la Tourmente qui secoue l'Afghanistan. Andrée Viollis nous rappelle l'histoire tragique de ce pays, puis fait un exposé lucide et prémonitoire des problèmes qui le menacent... et qui sont toujours d'actualité : l'Histoire se répète !
Nombre de pages
240
Date de parution
01/11/2003
Poids
360g
Largeur
135mm
Plus d'informations
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EAN
9782747531436
Titre
Exploration du monde nouveau. Tome 1, Tourmente sur l'Afghanistan
ISBN
2747531430
Auteur
Viollis Andrée
Editeur
L'HARMATTAN
Largeur
135
Poids
360
Date de parution
20031101
Nombre de pages
240,00 €
Disponibilité
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En 1931, quand Andrée Viollis, grand reporter au Petit Parisien, principal quotidien de l'époque, arriva en Indochine, la conquête militaire était depuis longtemps achevée. En 1893, la France avait créé l'Union indochinoise qui regroupait les protectorats et colonies du Vietnam, du Cambodge et du Laos. Des monarques, sans aucun pouvoir, furent maintenus mais c'est un gouverneur général français qui dirigeait l'Indochine, appelée la "perle de l'Empire colonial français". En 1931, la situation était devenue explosive du fait de la crise économique mondiale. De véritables émeutes éclatèrent et furent rapidement réprimées. Le ministre des Colonies de l'époque, Paul Reynaud décida de visiter le pays. Andrée Viollis fit partie de la délégation officielle, en tant que journaliste accréditée. Elle rencontra des officiels, mais aussi des opposants et, à travers eux, elle découvrit la réalité de l'exploitation et de la répression coloniale : les famines, les conditions de travail épouvantables dans les plantations, les humiliations quotidiennes, la brutalité des autorités militaires et policières, les prisons et les bagnes où s'entassaient les militants anticolonialistes, les interrogatoires musclés et la torture à l'électricité, le mépris dans lequel les colons tenaient toute la population colonisée. En 1935, Andrée Viollis publia le recueil de ses notes sous le titre Indochine S.O.S. La simple relation des faits devint une dénonciation sans concession de ce pouvoir colonial. Elle y ajouta, en annexe, des documents accablants pour le pouvoir colonial : comptes rendus du procès dans lesquels le pouvoir colonial acquitta des légionnaires qui avaient massacré des villageois (procès de Hanoï - juin 1933) et de celui qui condamna à mort des militants anticolonialistes (procès de Saigon - mai 1933), documents officiels sur les "événements d'Indochine"... A sa parution, Indochine S.O.S. fit scandale, et son auteure fut accusée de mentir et de salir le pays. Après une dernière réédition en 1949, cet ouvrage était devenu introuvable. Aujourd'hui, alors que certains parlent " de l'oeuvre civilisatrice de la France " dans son empire, sa réédition a le mérite de rappeler ce qu'était réellement le colonialisme français.
En 1931, Andrée Viollis, grand reporter au Petit Parisien, principal quotidien de l'époque, arrive en Indochine, la conquête militaire est depuis longtemps achevée. En 1893, la France avait créé l'Union indochinoise qui regroupait les colonies et protectorats et du Vietnam, du Cambodge et du Laos. Elle témoigne dans ce texte, entre reportage et journal, de la dure réalité da la colonie souvent bien éloignée de la langueur exotique décrite dans les romans de l'époque dont certains néanmoins évoquaient la brutalité des colons et de leurs soutiens locaux. Durant les prémices de la guerre d'indépendance de l'Indochine qui deviendra le Vietnam, nombre d'atrocités sont commises par des militaires, des légionnaires et autres représentants de l'autorité française. La France finira, dix ans après la publication de ce livre qui suscitera bien des critiques en métropole, par perdre le « joyau » de son empire colonial. A l'heure de la reconnaissance et de la repentance il faut tout de même faire la part des choses, reconnaître les abus mais ne pas oublier que beaucoup, parmi les Français ont souffert de cette brutalité et firent de leur mieux pour alléger les souffrances du peuple indochinois, des médecins, infirmières, religieux, journalistes et écrivains... qui ne cessèrent de dénoncer ces excès. Andrée Viollis a eu le courage d'écrire ces pages documentées, ce qui, à l'époque, n'était pas rien...