Par ses caractéristiques d'écriture "spontanée", le journal personnel possède un statut tout particulier dans la production littéraire. Cet ouvrage propose au lecteur d'en découvrir de multiples facettes. Il dévoile tout d'abord un aspect peu exploré, celui du journal qui naît de pratiques diverses, voire surprenantes, comme celle, inédite, de Rétif de la Bretonne. Comment certains diaristes conjuguent-ils graphisme et écriture diaristique? Tel que le lecteur l'aborde, le journal publié correspond-il à l'original? Quel est le rôle de l'éditeur? Le journal "recomposé" d'Amélie Weiler est représentatif de ces difficiles choix éditoriaux. Lorsqu'ils servent d'avant-texte à une oeuvre, les journaux peuvent subir de subtiles transmutations. En témoignent quatre études centrées sur des auteurs du XXème siècle: les carnets de notes de la poétesse russe Marina Tsvetaeva, le journal du poète-voyageur Victor Segalen, les variations propres à Michel Leiris ou encore le Journal de Charles Juliet. Les journaux d'écriture de deux romancières contemporaines, l'une canadienne, Marie-Claire Blais, l'autre française, Christiane Rochefort, retracent les stations de leur itinéraire créatif. Quant au Faux Journal du poète Jude Stefan, et au déconcertant Douleur exquise de Sophie Calle, de quelle manière inventive détournent-ils les lois du genre...
Nombre de pages
236
Date de parution
27/06/2006
Poids
353g
Largeur
145mm
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EAN
9782872098194
Titre
Métamorphoses du journal personnel. De Rétif de la Bretonne à Sophie Calle
Depuis 1962, la Ville de Vitry-sur-Seine mène une politique soutenue d'aide à la création par le biais de la commande d'oeuvres à des artistes contemporains, avec le souhait constant qu'elles soient librement visibles depuis l'espace public. Ce livre largement illustré retrace cinquante années de cette politique singulière. C'est un guide - pour une déambulation parmi les quelque 130 oeuvres - qui met en perspective l'évolution de l'histoire d'une grande ville d'Ile de France au fil des mouvements et tendances artistiques.
Y a-t-il, dans l'acte autobiographique tel qu'on peut l'observer dans un dossier d'avant-textes, quelque chose de spécifique ... Les treize études ici rassemblées tentent d'apporter des éléments de réponse à cette question. Les corpus sont variés : de la littérature canonique (Stendhal, Gide) aux " écritures ordinaires ", de la francophonie aux domaines étrangers (Mary McCarthy, Max Frisch, Kafka, Pirandello), des ?uvres les plus travaillées à l'apparente simplicité du journal... En fonction de quelles règles personnelles, mais aussi de quelles contraintes sociales, s'organise un " chantier d'écriture autobiographique " ? Du brouillon au texte définitif, quel rôle joue le métadiscours, qui prolifère dès qu'il s'agit de parler de soi, et de la difficulté d'en parler ? Vérité ou fiction : sait-on bien même, quand on prend la plume, où l'on en est ? Comment un journal peut-il devenir le lieu, ou le matériau, d'une construction autobiographique ? Et puis comment commencer, et comment finir ... La comparaison des études ainsi regroupées permettra de réfléchir à ces problèmes. Chacun mériterait un volume. Examiner ainsi la " genèse du je ", c'est sans doute contribuer, sur le plan spéculatif, à la théorie des genres, mais aussi, plus modestement, ouvrir la vole à un savoir pratique, poser les bases d'un " guide " pour les autobiographes à venir.
Longtemps restée "angle mort" des études littéraires, la censure n'est en général étudiée que du côté de la réception de l'?uvre, du point de vue du public. Or quels que soient sa forme, ses objets, ses modalités - du caviardage à la destruction, voire à la "fatwa" -, elle se situe à la croisée de la création et du contrôle qu'exerce la société. C'est pourquoi, de manière novatrice, les auteurs s'interrogent ici sur les faits de censure en les intégrant au processus de genèse et de création de l'?uvre, au parcours global de son élaboration. Ces faits recouvrent en effet des interventions d'ordre et d'ampleur fort variables, exerçant souvent une influence déterminante tant sur la forme du texte finalement publié que sur la production à venir de tel écrivain "censuré": ils s'inscrivent donc au c'ur du processus de création. L'étude des brouillons, des manuscrits, des documents inédits, des variantes éditoriales ou de textes environnants (correspondance, entretiens...) est alors riche d'enseignements si l'on veut en comprendre et en mesurer l'impact. La censure et son corollaire l'autocensure n'épargnent aucun genre littéraire: fiction, essais, poésie, correspondance, autobiographies et journaux personnels; elles concernent la littérature et son histoire dans sa généralité. Face à l'aspect strictement juridique du problème, les études ici réunies - de Rousseau à Guyotat, d'Emily Dickinson à Violette Leduc - posent les jalons d'une synthèse comparative quant à la portée, aux acteurs, aux modalités, à l'ampleur, au fonctionnement et aux conséquences des faits de censure.
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Cette enquête de terrain porte sur le vécu d'adolescents "en exil". Dans cette recherche impliquée, nous avons prioritairement rencontré des adolescents migrants ou issus de l'immigration, qui évoluent dans des environnements marqués par la précarisation du nord-ouest de Bruxelles. L'ouvrage est subdivisé en trois parties : les lieux d'exil de ces adolescents, ici et là-bas, ensuite l'institution scolaire et,enfin, les "violences de l'État" qu'ils relatent. Notre ethnographie met en exergue ce lien intime entre l'habiter,l'habitat et les possibilités d'être habité, de se construire,de s'investir.
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Être une personne à haut potentiel est un cadeau quand c'est accepté et bien compris. Malheureusement, aujourd'hui, c'est souvent mal compris et mal expliqué. Être HP ce n'est pas être supérieur, meilleur ou plus intelligent, mais c'est avoir un fonctionnement différent, être excessif dans différents domaines. Ce livre a pour but de donner des pistes afin de vivre ces caractéristiques comme un cadeau. Il donne aussi des pistes pour les enseignants et les parents afin d'aider aux mieux ces jeunes.