L'histoire répond à la volonté du matérialisme marxiste de se construire comme science en saisissant les principes constitutifs des sociétés humaines et de leur évolution. L'existence humaine est historique parce qu'elle évolue nécessairement en totalité en recouvrant toutes les dimensions de la vie sociale, matérielle et idéologique. Le marxisme rencontre donc l'histoire parce qu'il s'enracine dans une pensée dialectique du monde qui appréhende le réel en mouvement par les catégories de processus et de totalité. Dialectique et histoire sont ainsi essentiellement liées dans la constitution du marxisme. Ce recueil souhaite renouer le fil, parfois occulté, mais jamais rompu, qui relie la dialectique au marxisme, et le marxisme à l'histoire. Il s'agit de souligner que l'adaptation de la pensée, et de l'historiographie marxiste, au mouvement de l'histoire, repose sur sa nature dialectique, et donc sur le rapport assumé à la philosophie idéaliste allemande (Hegel notamment). La position prise face à ce rapport détermine ici l'histoire de la dialectique, histoire de sa réception, dans le marxisme, ainsi que ries fractures structurant ce dernier, tant internes (Lukacs, et en un sens opposé, Althusser) qu'externe (Foucault).
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Nombre de pages
160
Date de parution
13/03/2014
Poids
225g
Largeur
145mm
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EAN
9782841746583
Titre
Dialectique et Histoire
Auteur
Vincenti Luc
Editeur
KIME
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145
Poids
225
Date de parution
20140313
Nombre de pages
160,00 €
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Parmi les très abondantes publications sur la philosophie kantienne, le domaine pratique paraît aujourd'hui délaissé, tant parce que les grandes oeuvres - pour les études françaises, celle de V. Delbos - sont anciennes, que par la prépondérance du domaine théorique, logique ou théorie de la connaissance. Une nouvelle présentation de la philosophie pratique se justifie donc, d'autant qu'il ne s'agit pas ici de se borner à résumer les points fondamentaux, mais, en les rapportant l'un à l'autre, de reconstituer l'unité d'une philosophie pratique, comme tentative d'unifier systématiquement les connaissances rationnelles à partir de l'exigence morale. Cet ouvrage montre comment, issue de l'entreprise critique, l'exigence pratique mise à jour dans le factum rationis permet de reconstruire la métaphysique, d'instituer une anthropologie proprement philosophique en rapportant la connaissance de soi à l'obligation morale, de déduire enfin l'ensemble des devoirs et l'obligation d'obéir au pouvoir politique. Il intéressera donc étudiants et chercheurs en philosophie, mais aussi les juristes, et tous ceux qui reconnaissent la pensée kantienne comme creuset de notre modernité. Biographie de l'auteur Luc Vincenti, agrégé et docteur habilité en philosophie, est maître de conférences. Depuis sa thèse, Pratique et réalité dans les philosophies de Kant et de Fichte (Paris, Kimé, 1997), il travaille sur la notion de philosophie pratique, sa constitution et son unité. Il a notamment publié: Education et liberté (Kant et Fichte), Paris, P.U.F., 1992; Le système de l'éthique (Fichte), Paris, Ellipses, 2000; Jean-Jacques Rousseau, l'individu et la République, Paris, Kimé, 2001; "Philosophie pratique et identité de la philosophie", in Archives de philosophie, 2005, n° 4.
L'éthique est pour Fichte la plus haute des sciences philosophiques : les parties de la philosophie se rapportent toutes à l'exigence de réaliser ma liberté. L'étude ordonnée du Système de l'éthique permet donc d'aborder la philosophie de Fichte en retrouvant ses principaux aspects. La profondeur de la déduction fichtéenne de l'éthique, allant des premiers principes jusqu'aux actions concrètes, fait de la présentation de cet ouvrage l'indispensable apprentissage de la méthode démonstrative fichtéenne. Le plan de l'ouvrage, figurant à la fin de cette présentation, constitue de plus une aide précieuse pour situer chaque moment de l'ouvrage dans le cadre d'une explication de texte.
Résumé : Jean-Jacques Rousseau, l'individu et la république renouvelle la lecture de Rousseau, en effectuant une synthèse critique des différentes interprétations. Rousseau y est présenté comme penseur de l'individu tout en l'opposant aux critiques libérales. L'étude d l'amour de soi permet de situer cette passion primitive au fondement du politique rousseauiste, tout en orientant le développement individuel vers le dépassement de l'égoïsme primitif. L. Vincenti revient alors sur l'opposition du Discours sur l'inégalité et du Contrat social pour expliquer l'inscription du politique légitime dans l'histoire. la vie politique peut ainsi faire route commune avec le perfectionnement de la nature humaine, bien que vie orale et vie politique demeurent distinctes, notamment par l'opposition entre patriotisme et cosmopolitisme. Cette perspective suppose de ressaisir la pensée politique dans l'ensemble de la philosophie rousseauiste, ce qui peut être fait grâce à l'exploitation de nombreuses thématiques malebranchistes. L'ouvrage, scientifique et polémique, articule histoire de la philosophie et philosophie politique.
Résumé : Ce livre est une méditation sur la condition juive et le destin du sionisme à travers trois pensées philosophiques. Celle de Buber, qui illustre l'engagement sioniste à partir d'un renouveau spirituel ; celle de Levinas, qui représente la vitalité du judaïsme de la diaspora en France ; celle de Simone Weil, qui est l'une des figures les plus paradoxales d'un judaïsme apparemment assimilé. Quelle lumière une étude comparée de ces trois oeuvres peut-elle jeter sur l'impasse où se trouve aujourd'hui Israël, condamné à une guerre sans fin, incompatible avec les valeurs autour desquelles le sionisme s'est construit ? A travers ces trois situations historiques bien distinctes où le judaïsme du vingtième siècle s'est trouvé et à travers les contradictions des philosophies qu'il a inspirées, l'ouvrage dégage les problèmes que posent à toutes les civilisations la confusion entre les lieux et les territoires, le recours à la guerre, l'ordre géopolitique des Etats-nations, les maléfices de la politique et, par-dessus tout, les apories de l'identité, qu'elle soit personnelle ou collective.