Marie-Claude Vincent est de la race toujours vaincue et pourtant invincible des libérateurs de l'amour. Ses livres ne manifestent pas d'autre urgence que celle de faire vivre " l'amour en vérité ", par la blessure, par l'entaille pratiquée largement dans le jour. Si, souvent, l'effusion de sang ne peut être évitée, nous n'entrons pas pour autant par ce livre dans un monde infernal. Dans ces nouvelles brèves, hantées par le passage d'amantes, de petites filles et de grands fauves, la lumière de l'enfance (ou celle des anges) est rarement perdue. Le sacrifice n'est pas gratuit, il participe de l'ordre du monde. Et il n'y a pas de répit. Il faut courir, crier dans les rues, fuir parfois pour mieux affronter. Ces récits de sorcière, de femme, de mère, d'amante, sont aussi des poèmes en prose. Ou bien encore des équations à la rigueur foudroyante, des outils de haute précision que le lecteur pourra utiliser pour détruire en lui, comme par la concentration extrême d'une lumière, la médiocrité amoureuse et le désir de possession. Tant il est vrai que le tigre est infiniment moins dangereux que " les hypocrisies, les corruptions, les formes banales du désir ". Jean Pierre Vidal
Nombre de pages
126
Date de parution
19/05/1998
Poids
194g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782868532411
Titre
La nuit du privilège. Nouvelles brèves
Auteur
Vincent Marie-Claude
Editeur
TEMPS IL FAIT
Largeur
120
Poids
194
Date de parution
19980519
Nombre de pages
126,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Cela, qui n'avait pas de nom, était donc advenu... Elle n'avait jeté qu'un seul cri. Rauque, d'une gravité démesurée, qui n'était pas d'elle, ne l'avait jamais été. L'homme surgi dans la chambre l'avait fait taire en encerclant la gorge... Il l'avait injuriée, craché sur le visage défait, épouvanté. S'était enfoncé en elle avec rage, déchirant la douceur du ventre. Le cri s'était étouffé dans l'étau des doigts. " Sous le regard de sa mère Leonora, le petit Nils joue sur la plage d'Hammamet. Une joie sans ombre se fit sur son visage. Nils et l'innocence de son âge ne savent rien de l'angoisse qui ronge Leonora. Il rit en se roulant dans les vagues. Luxe, calme, richesse des couleurs et des senteurs d'Orient... Trop de bonheur ? La plénitude de l'enfant contraste violemment avec les souvenirs de la mère. Plusieurs années auparavant, Leonora a vécu un cauchemar quand cet homme - " l'homme de septembre " - a étranglé ses espoirs, malmené sa chair, saccagé sa vie. Ce jour-là, son existence a basculé dans l'insupportable. L'amour de jeunesse, total et sans compromissions, incarné par Claudio, n'a pas résisté au choc. Puis il y eut André, qui sut comprendre que la vie abîmée de Leonora n'admettrait désormais plus le moindre soupçon de passion. Remarquable de force et de lyrisme, L'homme de septembre est le deuxième roman de Marie-Claude Vincent.
Élisabeth, Lou, la petite Laura et leurs parents forment une famille heureuse et unie. Jusqu'au jour où Éli part passer un week-end chez une amie pour ne jamais revenir. Intimidée par le silence des adultes, Lou n'ose pas poser de questions. C'est sur cet événement qu'elle revient à la veille de ses seize ans, l'âge d'Éli à sa disparition. Comment continuer à vivre sans cette grande soeur qu'elle chérissait tant ?Grâce à son écriture épurée, Marie-Claude Vincent restitue admirablement l'univers de l'enfance dans ce roman lumineux et délicat dont on ressort chaviré d'émotion.
Un soir gris de pluie et de solitude, Jules croise la route de Lulu. La jeune femme le recueille, le réchauffe, lui ouvre la porte de sa maison... et un amour qu'il n'a jamais connu l'envahit. Un amour qu'il voudrait être capable de lui rendre au centuple, même s'il se rend bien compte de ses limites. Car, malgré son coeur gros comme ça, Jules est vieux, muet, et un peu innocent. L'opposé de Félix, le compagnon de Lulu, lequel ne supporte pas la présence de cet "intrus". Les semaines passent, Félix se montre de plus en plus violent, Lulu, terrorisée, s'étiole. Sans bien comprendre ce qui se passe, Jules pressent un danger imminent. Alors il va tenter le tout pour le tout pour sauver celle qui l'a sauvé.
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De la même manière qu?autrefois il nous avait rapporté les noces d?écume des escargots ou l?étreinte tentaculaire de la seiche, Jean-Pierre Otte s?attache cette fois aux singularités des amours humaines. D?une écriture allègre, il démêle le manège de la sylphide solaire et la stratégie de l?allumeuse, s?émeut d?un fétichiste en arrêt devant le tabernacle d?un porte-jarretelles et d?une culotte de dentelles, salue le retour en grâce de l?obsédé tripoteur et de l?onaniste radieux, et se montre partisan de l?adultère domestique, tout en nous invitant au passage à partager des galanteries étranges et des dégustations intimes. Et il y a aussi des yeux dans l?ombre et quelques claquements de fouet sur une croupe bellement rebondie... Un jeu dangereux, compensé par des traits d?humour, la liberté sans morale d?un regard amusé, et un réel bonheur dans l?expression.