Il fallait du pain, il fallait des sous, il fallait manger et se protéger. Il fallait protéger ses enfants. Il fallait courir tous les dangers. Il fallait dire à sa fille:"Va, tu ne risques rien. Va ma fille. Demande un peu plus de pain, un peu plus de viande. Débrouille-toi."Il fallait ne pas dépenser tous ses tickets. Cacher son étoile. Aller le soir sans étoile. Il fallait s'occuper des gamines et du bébé. Il fallait donner les tickets du vin à certains voisins pour qu'ils veuillent bien se taire. Il fallait regarder la rue. Il fallait prendre le train. Il fallait prendre le bon train. Il fallait ne pas faire pleurer la petite. Il fallait demander le bon renseignement. Regarder dans les yeux le bon flic, le bon quidam. Il fallait envisager le repli. Il fallait envisager la famille qui aiderait. Il fallait monter les escaliers. Déchirer les scellés. Prendre du tissu. Descendre l'escalier sans se faire remarquer. Aller au dispensaire. Chercher un passeur. Prendre des nouvelles. Dire il faut qu'on parte. Dire non, il faut rester, le danger est trop grand. Dire oui très vite. Il fallait s'appuyer sur plus faible que soi. Sur éventuellement plus fort. Sur le goy. II fallait savoir le prix à payer. A ne pas payer. Il fallait penser au pire. A la mort. A la vie aussi. Surtout, il fallait survivre..." Plus de 6o ooo enfants juifs ont survécu sur les 72 ooo vivant en France au début de la Seconde Guerre mondiale. Ce livre poignant est le témoignage de dix-neuf d'entre eux qui, arrachés à leur famille, traverseront la guerre traqués, déchirés, mais seront sauvés grâce à la complicité de multiples réseaux d'entraide. Cachés dans des familles, des institutions religieuses, ballottés d'un endroit à l'autre, ils expriment avec émotion leurs souffrances, toujours vivaces, mais racontent aussi la part d'amour qui souvent les lie à ceux qui leur ont permis de vivre et de donner la vie à leur tour. Jean-Claude Ross, représentant du comité français pour le mémorial Yad Vashem à Jérusalem, dira: "Il fallait une personne pour dénoncer une famille juive, mais une importante chaîne de solidarité pour en sauver une seule."
Nombre de pages
272
Date de parution
13/01/2005
Poids
468g
Largeur
149mm
Plus d'informations
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EAN
9782845451070
Titre
Je veux revoir maman
Auteur
Vincenot Alain ; Veil Simone ; Kaspi André
Editeur
DES SYRTES
Largeur
149
Poids
468
Date de parution
20050113
Nombre de pages
272,00 €
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Quelques pas qui frappent le sol en rythme et se répercutent dans l'espace. De la tenue, de la grâce, un port altier et des regards complices... C'est ainsi que l'on danse dans la France d'aujourd'hui avec une passion qui ne se dément pas. Du menuet baroque de la cour de Louis XIV au hip-hop des cités en passant par le tango argentin, les danses yiddish, tziganes, asiatiques, africaines... A chacun sa chapelle. Car danser, ce n'est pas seulement se projeter dans l'espace. C'est aussi revenir en arrière. Rejoindre, en deux, trois sauts, le pays d'où l'on vient. Faire résonner de nouveau la place du village où l'on dansait jadis au coucher du soleil. La danse a donc traversé la ronde des siècles. En brisant les barrières entre les individus et les générations. Et les cours de danse, véritables sociétés secrètes, n'ont jamais été aussi florissants. Que dissimule ce phénomène de société ? . . Alain Vincenot a déjà publié France résistance : histoires de héros ordinaires, en 2004 et Je veux revoir Maman, en 2005, aux Éditions des Syrtes, ainsi que Fleurs de béton (Éd. Romillat) et Paroles de flics (Éd. Romillat).
Signés le 18 mars 1962, les accords d'Evian, censés mettre fin à la guerre d'Algérie, prévoient un cessez-le-feu le lendemain à midi, les deux parties s'engageant à " interdire tout recours aux actes de violence, collective ou individuelle ". Il n'en sera rien. Aussitôt, massacres et enlèvements se multiplient pour pousser les pieds-noirs au départ. En quelques semaines, plus d'un million d'entre eux n'ont d'autre choix que " la valise ou le cercueil ". Les " oubliés du 19 mars " se comptent par dizaines de milliers. De nombreux civils disparaissent sans laisser de trace. Plus de 80 000 harkis, abandonnés par la France, sont exterminés. Entre les accords d'Evian et le 5 juillet 1964 ? date du retour en métropole des derniers contingents ? près de six cents soldats sont tués ou enlevés en Algérie. Retraçant les étapes du " grand gâchis " que fut la guerre d'Algérie, cet essai donne aussi la parole aux proches des oubliés. Ils évoquent les souvenirs douloureux de leurs frères, pères, maris... Autant de récits qui témoignent, aujourd'hui encore, d'une réticence manifeste des gouvernants à faire la lumière sur ces disparitions.
En 2015 seront commémorés les 70 ans de la libération du camp de la mort d'Auschwitz. Alors que les rescapés encore vivants se réduisent aujourd'hui à quelques dizaines, Alain Vincenot, l'auteur de "Vel' d'Hiv (L'Archipel 2012) a recueilli, en historien rigoureux , mais aussi avec compassion les témoignages de ceux qui n'avaient pas encore tout dit... L'ouvrage complété d'une chronologie propose des photos inédites issues des albums des témoins rencontrés.
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La Traque est une histoire de chasse a? l'homme et de perse?cution psychologique. En enque?tant sur un homme politique douteux, incarnation de la corruption et de tous les vices, le journaliste Anton Piaty devient la cible des hommes de main de l'oligarque. Ils ne reculeront devant rien dans leur minutieuse ope?ration de de?stabilisation, rien ne sera laisse? au hasard : « Aucun exce?s de ze?le : le harceler par la norme. Tout ce qui se produit habituellement dans ce pays doit lui arriver au quotidien. Des serveurs malpolis, des conducteurs qui pe?tent les plombs. On va de?velopper sa paranoi?a. Je propose de lui mettre le monde entier a? dos. Ce n'est pas son corps qui doit e?tre vise? par nos mesures de re?torsion, mais son esprit. » Les intimidations, la manipulation, le harce?lement, tout doit rendre la vie du journaliste insupportable et le forcer a? s'expatrier. Sacha Filipenko de?monte un a? un, avec virtuosite?, tous les rouages de cette traque. Tanto?t acteur, tanto?t scrute? par ses perse?cuteurs, son personnage devient ainsi le prototype du lanceur d'alerte obstine? dans ce me?lange de fable politique universelle et de roman noir.La Traque est le deuxie?me roman traduit en franc?ais du jeune e?crivain bie?lorusse Sacha Filipenko, ne? en 1984. Ses romans ont e?te? traduits en plusieurs langues et lui ont valu de nombreuses re?compenses litte?raires. Paru en 2018 aux e?ditions des Syrtes, Croix rouges a e?te? salue? par la critique francophone.4e de couverture : La Traque est une histoire de chasse a? l'homme et de perse?cution psychologique. En enque?tant sur un homme politique douteux, incarnation de la corruption et de tous les vices, le journaliste Anton Piaty devient la cible des hommes de main de l'oligarque. Ils ne reculeront devant rien dans leur minutieuse ope?ration de de?stabilisation, rien ne sera laisse? au hasard : « Aucun exce?s de ze?le : le harceler par la norme. Tout ce qui se produit habituellement dans ce pays doit lui arriver au quotidien. Des serveurs malpolis, des conducteurs qui pe?tent les plombs. On va de?velopper sa paranoi?a. Je propose de lui mettre le monde entier a? dos. Ce n'est pas son corps qui doit e?tre vise? par nos mesures de re?torsion, mais son esprit. » Les intimidations, la manipulation, le harce?lement, tout doit rendre la vie du journaliste insupportable et le forcer a? s'expatrier. Sacha Filipenko de?monte un a? un, avec virtuosite?, tous les rouages de cette traque. Tanto?t acteur, tanto?t scrute? par ses perse?cuteurs, son personnage devient ainsi le prototype du lanceur d'alerte obstine? dans ce me?lange de fable politique universelle et de roman noir.La Traque est le deuxie?me roman traduit en franc?ais du jeune e?crivain bie?lorusse Sacha Filipenko, ne? en 1984. Ses romans ont e?te? traduits en plusieurs langues et lui ont valu de nombreuses re?compenses litte?raires. Paru en 2018 aux e?ditions des Syrtes, Croix rouges a e?te? salue? par la critique francophone.
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