Au fil de confessions à l'ironie mordante, dix hommes déclinent les mille et une manoeuvres auxquelles ils se livrent pour tenter d'échapper aux abîmes de solitude où les ont plongés les petites et grandes trahisons de l'existence. L'hilarant témoignage d'un mariachi dépressif et imposteur malgré lui ouvre le bal d'une suite de récits hallucinés et vengeurs. Ici nulle morale, nulle punition autre que celle que les protagonistes s'infligent en ressassant leurs turpitudes. Tantôt mélancoliques, tantôt d'une mauvaise foi éhontée, ces personnages - du cadre sup surmené et adultère à l'écrivain raté converti à la coke et à l'amertume - incarnent avec une grande justesse les imbroglios de la vie moderne. Réjouissante variation sur le thème de nos petites bassesses ordinaires, cette fresque déjantée de la mauvaise conscience est aussi et surtout un hommage doux-amer à tout ce que le Mexique contemporain peut receler de rocambolesque et d'inquiétant. Biographie de l'auteur Juan Villoro est né en 1956 à Mexico City. Ecrivain et journaliste de renom dans son pays, il a acquis un succès grandissant au-delà des frontières mexicaines grâce à ses romans, notamment El Testigo, lauréat du premio Herralde en 2004. Après Le Maître du miroir, Mariachi est le deuxième ouvrage de Villoro publié chez Denoël.
Nombre de pages
154
Date de parution
19/02/2009
Poids
205g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782207260968
Titre
Mariachi
Auteur
Villoro Juan ; Ponce Juliette
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
205
Date de parution
20090219
Nombre de pages
154,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La côte mexicaine des Caraïbes, autrefois paradisiaque, a désormais tout d'un enfer sur terre. Les aléas climatiques, la crise économique et le délitement général du pays ont tué le business mais attiré un nouveau type de touristes, adeptes de sensations fortes. Un seul complexe hôtelier, situé à l'orée d'une immense barrière de corail et géré par Mario Müller, ex-leader du groupe de rock mexicain les Extraditables, semble survivre : la Pyramide. L'établissement propose une plongée dans la terreur mexicaine : faux kidnapping par de pseudo-guérilleros, rencontre avec des mygales, pratique de sports extrêmes sans filet. Un an après l'arrivée de Tony Gongora, l'âme damnée de Müller, son ancien compagnon de bohème rock, ex-junkie, la folie gagne peu à peu les lieux. Un membre de l'équipe est assassiné. Sous ces tristes tropiques ravagés par la cupidité des uns et la veulerie des autres, Tony, avec l'indolence des désespérés, part à la recherche de la vérité. Roman postmoderne, Récif est une balade mélancolique et réflexive dans les tréfonds de l'âme contemporaine, en même temps qu'un saisissant aperçu des maux qui ravagent le Mexique.
J'ai toujours été intrigué par le fait que quelqu'un puisse perdre le fil de son discours et transformer une conférence en confidence. Jusqu'à quel point maîtrise-t-on les mots que l'on prononce ? Comme un acteur, le conférencier peut oublier son discours ou succomber à la tentation de révéler quelque chose de gênant ou de dévastateur. Conférence sur la pluie s'inscrit dans une longue tradition littéraire de la digression, c'est-à-dire, dans l'art distrait de dire une chose pour en dire une autre. Cet antécédent et d'autres m'ont incité à combiner les hésitations mentales et les prédicats amoureux du protagoniste avec une dissertation sur un sujet cardinal de la littérature : la relation entre la pluie et la poésie."
Villoro Juan ; Mejia Madrid Fabrizio ; Toscana Dav
Alors que la mondialisation des échanges progresse, que le monde devient un pour tous, des mondes-miniatures s'imposent, des pays et des régions entières affirment leur identité, revendiquent leur histoire ou leur langue, réinvestissent pleinement leur espace. Quoi de plus parlant qu'une miniature, la nouvelle, pour lever le voile sur ce monde-là, celui d'une diversité infinie et porteuse d'espoir? Mexique. Les cinq nouvelles mexicaines, toutes contemporaines, réunies dans ce neuvième "Miniatures" témoignent d'un moment particulier de la littérature mexicaine et de l'histoire du pays du serpent à plumes. Un moment où ce grand pays de plus de cent millions d'habitants, à l'histoire brillante et douloureuse à la fois, participe désormais pleinement au concert des nations du monde. Sa littérature, marquée par les grands Oetavio Paz, Juan Rulfo et Carlos Fuentes, est à l'évidence une littérature en devenir. Description du quotidien dans Mexico la tentaculaire, condition de l'homme et de la femme dans le monde d'aujourd'hui, flirt avec le fantastique cher aux écrivains latino-américains: tous les ingrédients réunis dans ces fables modernes, urbaines, sont ceux d'une littérature en mouvement.
Juan Villoro raconte comment il s'est retrouvé à comparer l'intensité de deux des plus terribles tremblements de terre qu'a connus l'Amérique latine : Mexico 1985 et Santiago du Chili 2010. Convaincu que ces désastres devaient être racontés avec des voix impliquées représentatives, l'auteur a recueilli des témoignages d'où ne sont absents ni le suspens ni l'absurde. Avec la narration chorale sur les distinctes tragédies de survie à l'effroi, 8.8 de magnitude. La Peur dans le miroir fait appel à l'essai et au récit, mais aussi au témoignage d'autres écrivains qui, comme Kleist, racontent des tremblements de terres véritables ou fictifs dans le but de découvrir les dimensions d'une réalité mouvante.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...