Dans ce livre, à l'inverse des success stories des manuels de management, l'auteur mobilise sa longue expérience de consultant et d'enseignant pour relater des situations ordinaires, où les choses vont de travers plutôt que comme on voudrait. Quand l'entreprise jette (aussi) ses cadres lorsqu'elle a besoin de réduire ses coûts, la condition du " manager " devient paradoxale : comment peut-on à la fois être le porte-parole d'une organisation, son incarnation vivante et, en même temps, se sentir " jetable " comme un simple stylo bille ? Beaucoup de cadres font aujourd'hui l'expérience de ce paradoxe et c'est peut-être l'occasion de réviser de fond en comble nos conceptions du manager et du management. La conception " moderne " du management comme science promettait aux managers de pouvoir analyser, prévoir et contrôler le comportement des vastes organisations qu'ils dirigent. N'est-ce pas précisément parce que cette promesse est intenable que l'on voit, depuis le début des années quatre-vingt, les gourous postmodernes du management prôner les mythes et les rites de l'entreprise idéale ? Et n'est-ce pas parce que les prescriptions de ces gourous sont chimériques que les managers sont peu efficaces, et qu'on peut les considérer eux-mêmes comme des gadgets vite démodés ? Dans ce livre, à l'inverse des success stories des manuels de management, l'auteur mobilise sa longue expérience de consultant et d'enseignant pour relater des situations ordinaires, où les choses vont de travers plutôt que comme on voudrait. Parfois tristes et parfois drôles, parfois atroces et parfois cocasses, ces récits de l'incertitude de ceux d'en haut et de la précarité de ceux d'en bas tempèrent et corrigent l'angélisme dont font preuve la plupart des écrits sur le management. Au-delà, ils permettent de réfléchir sur les pièges de la vie d'entreprise, de mieux comprendre la situation professionnelle des cadres d'aujourd'hui pour y faire face avec prudence, en gardant son quant-à-soi.
Nombre de pages
180
Date de parution
05/11/1996
Poids
248g
Largeur
137mm
Plus d'informations
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EAN
9782707126535
Titre
Le manager jetable. Récits du management réel
Auteur
Villette Michel
Editeur
LA DECOUVERTE
Largeur
137
Poids
248
Date de parution
19961105
Nombre de pages
180,00 €
Disponibilité
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Comment devient-on homme d'affaires ? Qu'est-ce qu'une " bonne " affaire et comment la fait-on ? Ces questions, souvent traitées de manière journalistique, ont jusqu'à présent été négligées par la sociologie. Pourtant loin de la biographie autorisée ou à charge, le parcours de ces champions du capitalisme que sont les grands hommes d'affaires mérite d'être analysé. C'est ce que propose cet ouvrage, à partir d'une étude des processus d'accumulation du capital et d'une lecture critique des biographies de quelques grands non des affaires, tels que François Pinault, Marcel Dassault, Bernard Arnault, Claude Bébéar, Vincent Bolloré, Ingvar Kamprad (IKEA), Sam Walton (Wal-Mart) et de nombreux autres. Ponctué de portraits et d'entretiens ave les principaux intéressés, ce livre offre une approche inédite, en rupture avec les explications dominantes d la réussite en affaires, qui tente de comprendre la logique des activités lucratives du point de vue de ceux qui les font. Si les parcours diffèrent, un élément semble essentiel dans la réalisation d'une bonne affaire, moment clé inaugurant la phase d'enrichissement : le fait d'avoir vu, à un moment donné, des opportunités de prédation dans certaines imperfections du marché et de savoir jouer, à l'occasion, sur les ambiguïtés de la morale sociale.
Féminisme pour les 99%, c’est un ouvrage qui permet d’ouvrir les thèses du féminisme au plus grand nombre et qui invite à s’écarter de ce féminisme libéral ciblant uniquement les classes les plus favorisées de la société. Pour les autrices, un ennemi incarne aujourd’hui toutes les oppressions que subissent le plus grand nombre : le capitalisme. Et pour s’opposer à ce système capitaliste, elles proposent de créer un féminisme pour les 99% qui doit nécessairement s’allier aux luttes écologiques, antiracistes, syndicalistes, lgbtqia+ pour triompher. Un manifeste condensé mais très riche à partager !
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La politique étrangère française est depuis longtemps sous le feu des projecteurs, tour à tour présentée comme le vestige d'une gloire passée, la marque d'une présence maintenue dans un monde qui n'a plus de limites, ou le signe d'une arrogance blessée par une succession d'échecs. Le débat reste vif, rehaussé par la présidentialisation, chaque locataire de l'Elysée voulant faire de sa propre diplomatie le gage de son succès et de son prestige... Et pourtant, cette politique reste peu étudiée, regardée avec une série d'a priori jamais évalués : l'effectivité de la grandeur gaullienne et sa perception à l'extérieur, la fonction de l'arsenal nucléaire en un temps post-bipolaire énigmatique, la revendication de prés carrés ou de zones d'influence, un souverainisme rhétorique malmené par la mondialisation, un essor notable de la politique d'affichage et de communication... Existe-t-il d'ailleurs un principe qui organise l'ensemble de ces traits, et le logiciel qui lui est associé correspond-il au contexte international actuel ? Pour comprendre comment la France s'insère dans un monde dont elle est de plus en plus tributaire, les auteurs répondent à trois grandes questions, axes majeurs de l'ouvrage. Comment cette politique s'inscrit-elle dans l'histoire ? Ses instruments sont-ils adaptés, ou répondent-ils à d'autres considérations, économiques, politiques, administratives et idéologiques ? Peut-on en mesurer les résultats et la pertinence, eu égard aux grands enjeux contemporains ? Ces analyses éclairantes esquissent, en creux, la possibilité d'une autre politique.
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