Je lis dans Ovide: " Quantum mortalia pectora caecae Noctis habent ! " (Que d'aveugle nuit contiennent les poitrines mortelles !) Est-ce semblable à ce que nous lisons chez Juan Ramon Jimenez: " je me suis réveillé deux fois, triste et triste... " ? Ou à ce que j'ai lu aussi chez Marina Tsvietaieva, déjà citée dans ce livre: " il y a quelque chose que je n'ai pas su faire : vivre " ? Ceci est un livre, à l'évidence, élégiaque. Sur le temps, son passage et ses beautés. Et comme toute élégie - avec aussi son équivalence archéologique - c'est par là même un livre au vitalisme et à la sensualité énormes, parce que la fugacité exalte le plaisir. Des références culturelles ? Elles m'ont toujours paru être partie intégrante et sommet de la vie : elles la couronnent, la soulignent, la multiplient... La ville romaine qui découvre ses splendeurs cachées est toujours notre propre vie. Toutes les vies. Le simoun a toujours soufflé sur elles. Elégie et sensualité : la vie, le temps.
Nombre de pages
128
Date de parution
27/11/2013
Poids
163g
Largeur
141mm
Plus d'informations
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EAN
9782355770470
Titre
Projet d'excavation d'une ville romaine au désert
Auteur
Villena Luis-Antonio de ; Salager Annie
Editeur
RUMEUR LIBRE
Largeur
141
Poids
163
Date de parution
20131127
Nombre de pages
128,00 €
Disponibilité
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On prit un verre, on repassa les lieux où sans doute, en d'autres jours, on s'était vus, et un moment après, nous nous mettions dans un lit froid. Mais sa beauté était telle, il y avait tant de perfection et de chaleur dans son jeune corps comblé de délice, qu'à l'instant où je plongeai dans ses bras, je me rappelle, où nous nous sommes embrassés, où j'ai senti le contact de sa peau partout pour la première fois, j'ai frémi absolument, et me suis dit que oui, que c'était vrai, qu'il était là, et que sa bouche, sa chaude bouche, cherchait la mienne...
Un précieux carnet de voyages pratique pour découvrir la ville avec des routes et des cartes de Barcelone pour marquer votre itinéraire et des pages pour prendre des notes ou écrire vos idées et vos réflexions.
Véritable storytelling photographique, cet ouvrage offre un récit inédit des mondes économiques asiatiques contemporains (Japon, Corée, Chine, Thaïlande). Entre ses pages, l'artiste espagnol Villena expose des histoires sans paroles où la poésie naît du sujet urbain et industriel. Paradoxal ? Pas nécessairement, lorsque l'on sait que sa lecture se fait au prisme de l'Art faber, un label qui rassemble toutes les oeuvres d'art ayant pour thèmes le travail, l'entreprise et plus globalement les mondes construits par Homo faber, cet être fabricant et ingénieux que nous sommes toutes et tous... Pilgrimage to The East est un ouvrage sélectionné par le Collectif international de l'Art faber au titre du projet "Représentations artistiques des mondes économiques - Asie 2025" Pour de plus amples informations : https: //www. artfaber.org
Et si toucher le fond n'était pas la fin, mais le véritable commencement ? Nous passons notre vie à éviter la chute. A masquer nos failles. A tenir debout coûte que coûte. Mais que se passe-t-il lorsque tout s'effondre vraiment ? Quand il n'y a plus rien à sauver, plus rien à défendre, plus rien à prouver ? Dans ce livre profondément incarné, Nicolas Villena raconte sa traversée du fond. Sans posture. Sans méthode miracle. Sans promesse de mieux-être. Ce n'est pas un livre pour aller bien. C'est un livre pour voir clair. A travers un récit intime, des scènes intérieures puissantes et une exploration lucide des mécanismes de l'égo, J'ai touché le fond interroge ce que nous fuyons le plus : la perte, le vide, la chute... et ce qu'ils révèlent. Un livre pour celles et ceux qui sentent qu'ils ont atteint une limite... sans savoir laquelle. Vous y croiserez : la chute, quand elle ne peut plus être évitée les illusions de l'égo, quand elles cessent de fonctionner le silence, quand il devient plus parlant que toutes les réponses et une bascule intérieure, simple, sans combat Tu n'as rien à combattre. Tu as tout à voir. Ce livre s'adresse à celles et ceux qui ne veulent plus se réparer, mais redevenir vrais. Ne cherchez plus à être parfait. Devenez entier.
Pourtant parfois quelque chose demeure dans ce qui tombe / quelque chose reste de ce qui se perdLE CONTENU. 12 Pas (De 1 à 12) suivis de Pour ne pas finir V I ICe quelque chose flottait sur les décombres, toujours se dérobant, quelque chose comme l'indéfinissable beauté au-delà des ruines d'un sacré profane qui comblait fugitivement la réalité. Un au-delà de tout, inexprimable qui tenait aux quatre coins du ciel, de la terre, des hommes absents et du grand ciel vide Cet esprit du lieu comme une buée musicale, un air coloré que je respirais.Je suis resté là longtemps. Assis et comme égaré.
Je vais à la fenêtre, avec un sac plastique, je ne sais plus, ce que je devais y mettre, alors je le tends, au ciel, vide, ou plein, ça dépend des jours".