Mémoires de suggestions, voire de conseils, de rêveries et de regrets exprimés de bonne foi par le directeur d'un théâtre, toutes choses pouvant être fort utiles à celles et à ceux qui se destinent par le moyen de l'Illusion à enseigner et à divertir leurs semblables." Voilà ce que trouveront dans le Mémento de Jean Vilar ceux qui suivront pas à pas les notes et réflexions "intérieures" consignées par lui, quasi au jour le jour, durant les quatre premières années (les plus âpres et les plus mutilantes) de sa direction du Théâtre National Populaire. Ces pages retracent l'itinéraire spirituel de ce "pénible bachelier provincial", de cet "autodidacte", de ce "solitaire à l'humilité rageuse", de ce "coléreux", de "maniaque, qui plus est", de ce "non-altruiste et non-généreux", de cet homme "réservé occupé des heures entières à errer autour ou à l'intérieur de son moi", qui parvint pourtant à éprouver une satisfaction pleine et entière en accomplissant cette tâche dure, blessante, inhumaine : construire et diriger un théâtre populaire en vue du plaisir des autres et de leur libération. Comment le théâtre, par son action et sa pratique impitoyables, par les recherches qu'il exige, peut-il délivrer un esprit des poisons qui le rongent ? Par quelle mystérieuse alchimie opère cette obligation qui est celle du théâtre et de tous les arts : libérer les autres en se libérant ?
Nombre de pages
360
Date de parution
17/07/1981
Poids
375g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070258963
Titre
MEMENTO
Auteur
Vilar Jean
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
375
Date de parution
19810717
Nombre de pages
360,00 €
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Résumé : Cet ouvrage rassemble trois pièces inédites d'un Jean Vilar méconnu qui rêvait d?être écrivain de théâtre : La Farce des filles à marier, seule pièce de Jean Vilar à avoir été jouée, Le Dormeur distrait et Il étouffe des perroquets. Sous une plume joyeuse et farcesque, quatre soeurs font face à un prétendant décrépit, un militaire porté sur la boisson converse avec un interlocuteur imaginaire tandis qu'un commissaire de police enquête sur une étrange affaire de revenant.
Ce théâtre que je fais, il cherche à s'inscrire dans l'histoire sociale, tout simplement. Et si sur cet immense terrain où se déroulent les querelles du monde ma place est misérable, c'est à cette place et à cette place seule que je tiens". Cette réplique de Jean Vilar à un critique résume bien le thème central de ce livre où sont rassemblés quatre-vingts textes - dont cinquante inédits - écrits entre 1988 et 1971. Armand Delcampe a choisi et établi ces textes en suivant les indications laissées par Vilar lui-même. Maints sujets importants, qui restent pour la plupart au coeur même des préoccupations vitales du théâtre d'aujourd'hui, y sont traités en termes d'action : le théâtre dramatique et le théâtre lyrique ; le comédien (formation, jeu, fonction sociale...) ; le "régisseur" (animateur et chef de troupe) ; l'auteur, le répertoire, l'Etat ; la gestion théâtrale ; l'action culturelle ; les problèmes de la liberté de création et du rayonnement d'une culture réellement populaire. Cet ouvrage est le combat "écrit" par Vilar lui-même de cette double expérience capitale pour le théâtre contemporain : le Festival d'Avignon et le Théâtre National Populaire.
Djemila a emprunté son nom à une petite ville d'Algérie lorsqu'elle est venue vivre en France auprès de Sinclair, écrivain de renom. Au fil des ans, elle a reconstruit sa vie et essayé d'oublier son enfance. Mais le passé ne se laisse pas si facilement enterrer. Une banale affaire de vol à l'étalage va plonger la jeune Algérienne et son mentor dans une tourmente politique et médiatique qui rouvre de vieilles blessures. Ce qui n'aurait dû être qu'un banal fait divers devient une affaire d'Etat...
Je crois que certains êtres ne nous quittent pas, même quand ils meurent. Ils disparaissent, or ils sont là. Ils n'existent plus, or ils rôdent, parlant à travers nous, riant, rêvant nos rêves. De même, quand on pense les avoir oubliés, certains lieux ne nous quittent pas. Ils nous habitent, nous hantent, au point que je ne suis pas loin de croire que ce sont eux qui écrivent nos vies. La Haute-Folie est un de ces lieux. Toute notre histoire tient dans son nom". Haute-Folie raconte la vie de Josef, un homme dont la famille a été frappée, alors qu'il venait de naître, par une série de drames qui ne lui ont jamais été rapportés. Peut-on être en paix en ignorant tout de sa lignée ? Où chercher la sagesse quand un feu intérieur nous dévore ? Qu'est-ce que la folie, sinon le pays des souffrances qui n'ont nulle part où aller ? Servi par un style fulgurant, ce roman cruel et lumineux explore la marginalité et les malédictions qui touchent ceux dont l'histoire est ensevelie sous le silence.