Le livre contient quarante et un textes brefs - quarante et un, l'âge de Kafka quand il est mort au sanatorium de Kierling, aujourd'hui un immeuble de modestes logements que j'ai visité il n'y a pas longtemps - dans lesquels je fais sciemment allusion à la vie de l'écrivain tchèque, l'enfants sans enfants par excellence. Le lecteur pourra, s'il le souhaite, s'amuser à découvrir les citations, mais il ne devra jamais considérer son inattention ou son inaptitude à les reconnaître comme un frein, puisque, en définitive - je ne suis pas un écrivain kafkaïen, il n'a pas eu d'enfants -, ces citations sont ludiques et arbitraires, simple jeu et supplément, même si, paradoxalement, je les ai vues parfois s'emboîter avec la rigoureuse et énigmatique précision d'un automate de Prague dans le récit des difficiles existences de ceux d'en bas - c'est ainsi que l'écrivain réaliste tchèque Jan Neruda appelait les marginaux de ses contes et nouvelles -, c'est-à-dire, de tous ceux qui voyagent dans ma caravane de fantômes errants, de citoyens anonymes, d'hommes aux chaussures béantes, de pauvres hères et autres génies de la natation. " E.V.-M. 1993
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Nombre de pages
325
Date de parution
19/01/1999
Poids
340g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782267014761
Titre
Enfants sans enfants
Auteur
Vila-Matas Enrique
Editeur
BOURGOIS
Largeur
120
Poids
340
Date de parution
19990119
Nombre de pages
325,00 €
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Un voyage dans les milieux les plus étranges du spectacle, en compagnie d'un ventriloque improbable qui traverse l'Europe en tous sens, des meurtres crapuleux, un dîner avec Marguerite Duras : le suspense, les fantasmes, les travestissements dans la nuit de Barcelone, d'un Paris ou d'un Lisbonne à cheval entre réalité et fiction. Le dépaysement et l'errance sont comme toujours garantis chez Vila-Matas, le plus surréaliste des jeunes romanciers barcelonais.
Faux roman d'espionnage, fausse enquête ou faux suspens. fausse tragédie amoureuse, fausse chronique de moeurs. Etrange façon de vivre explore le faux, s'inscrit en faux pour essayer de saisir les faux-semblants de la réalité et de la vérité. Curieusement Mrs Dalloway semble proche de cet écrivain barcelonais qui passe une journée entière à "serrer" au plus près l'absurdité de sa recherche. Mais Vila-Matas domine avec un humour décapant et une maestria virtuose cette ombre portée de lui-même en tâchant de répondre à cette question fondamentale: si Dieu n'est plus là pour nous regarder, qui nous voit? Le romancier? Bonne question déjà posée par Sartre il y a quelque soixante ans.
Invité en 1966 à Princeton, à une session du Groupe 47, Peter Handke y fait un éclat en s'opposant à la vogue du "réalisme" en littérature : Une certaine conception normative de la littérature désigne d'une belle expression ceux qui se refusent à raconter encore des histoires, tout en étant à la recherche des méthodes nouvelles pour décrire le monde (...) : elle dit qu'ils "habitent une tour d'ivoire" et les traite de formalistes, d'esthètes. Que les écrivains se réfugient dans leur "tour d'ivoire", c'est ce que revendique paradoxalement Peter Handke. Confrontation avec Brecht, Horvath ou Bernhard, avec les méthodes du théâtre et du cinéma ou avec le discours de la justice, réflexions, critiques, satires, pamphlets..., cet ensemble de textes divers passe du sérieux à l'humour, des méditations austères aux "gais feuilletons". Handke s'attache à y définir sa position par rapport à l'écriture : longtemps, la littérature a été pour moi le moyen, si ce n'est d'y voir clair en moi, du moins d'y voir tout de même plus clair. Elle m'a aidé à reconnaître que j'étais là, que j'étais au monde.
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