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Celle qui se taisait
Barbal Maria
CHARLESTON
19,00 €
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EAN :9782368129616
On était nombreux à la maison, ça se voyait. Il devait y avoir quelqu'un de trop. J'étais la cinquième des six enfants, et comme disait la mère, j'étais arrivée parce que Dieu l'avait voulu et il fallait accepter ce qu'Il envoyait. " Une maison basse bâtie sur une terre aride, six enfants, beaucoup de bouches à nourrir et peu de pain. C'est ainsi que se dessine le destin de Conxa. A 13 ans, elle quitte sa maison, son village et son seul horizon, pour une autre maison dans un autre village, plus loin dans la vallée. Elle va rejoindre l'oncle et la tante qui n'ont pas d'enfant et ont bien besoin d'aide, aux champs et pour les bêtes. Dans les années 1920, au coeur des Pyrénées catalanes, où le sol est si avare que même les riches ont bien peu de chose, les jours s'écoulent semblables les uns aux autres. Mais la guerre qui brûle tout va faire basculer la vie de ces enfants de la terre. Un roman hors du commun qui nous entraîne avec force et pudeur dans un siècle d'histoire espagnole, de deuils, de révolte et d'amour.
Un vibrant hommage aux enseignants !Lisbeth, jeune institutrice passionnée, voit l’année scolaire 2009-2010 bouleverser profondément sa vision du métier. Il y a les élèves avec toutes leurs particularités, les collègues plus ou moins motivés, le manque de soutien de l’Éducation nationale. Et cerise sur le gâteau, la colocation inattendue et de longue durée avec sa mère.Une tranche de vie bienveillante, inspirée du parcours de l’autrice. Avec humour, tendresse et dérision, elle raconte le quotidien, les joies, les désillusions, les victoires, les révoltes. C’est beau, triste et joyeux.
Cercas Javier ; Grujicic Aleksandar ; Louesdon Kar
Résumé : Un Javier Cercas "athée, anticlérical, laïc militant, rationaliste obstiné, impie rigoureux" , se voit proposer par le Vatican d'accompagner le pape dans un voyage officiel. L'écrivain accepte à la condition de disposer de cinq minutes seul avec François pour pouvoir lui poser la seule question qui vaille - une promesse faite à sa mère : est-il raisonnable de croire à la résurrection de la chair et à la vie éternelle ? Et voilà le fou sans Dieu, guidé dans les méandres de la curie romaine par des "Avengers" en soutane, qui embarque le 31 août 2023 à bord de l'avion qui conduit le divin aréopage en Mongolie. Un roman sans fiction qui pourrait aussi bien être un incroyable thriller sur le plus grand mystère de l'histoire de l'humanité.
Sepúlveda Luis ; Concejo Joanna ; Maspero François
Aux millions de lecteurs qui ont lu ce roman de Luis Sepúlveda, il reste le souvenir limpide d'une histoire parfaitement racontée. Juste ce qu'il faut de mots pour dire la vie d'Antonio José Bolivar Proano, vieil homme rodé aux a risques de la jungle, lecteur balbutiant malgré son âge, mais passionné. Mais voilà que l'imprudence et la bêtise de quelques gringos l'obligent à refermer ses livres pour aller traquer - à contrecoeur - un fauve qui rode non loin du village... A la mine de plomb et aux crayons de couleur, Joanna Concejo vient y ajouter une infusion forte de jungle, de fleuve et de pluie, qui colle à la peau et à l'âme. Et sur cette toile intensément verte et détrempée, une constellation de corps et d'objets. Avec une minutie époustouflante.
Le Petit est l'histoire d'un enfant qui ne rentrera plus jamais de l'école : la chaudière de l'établissement a explosé - cela s'est produit dans une bourgade de Biscaye, le 23 octobre 1980. Toute une classe d'âge (les 5 à 6 ans) a péri. L'auteur est entré à pas feutrés dans la maison de l'un d'eux. Deuil et courage, illusoire reconstruction, impossible oubli. Pour son grand-père, "le petit" vit à jamais. Le chagrin est monté au ciel : "l'aéronef se perd à l'intérieur d'un nuage. Où peut-il bien se rendre ? On murmure (...) que cinquante enfants sont à bord et que c'est une maîtresse qui pilote ; à ses côtés, le copilote est un instituteur. La cuisinière de l'école, elle, déambule le long du couloir, entre les sièges, et joue le rôle d'hôtesse de l'air. Elle s'occupe des petits, leur caresse la tête, leur chante des chansons de l'époque où elle-même était gamine. Ils sont tous morts." Un éclair de joie illumine l'esprit embrumé du vieil homme. On a dû mal compter. Ils ne sont que quarante-neuf fantômes à bord de l'avion. Son "petit" est sauf.