Les études ici réunies se consacrent à l'exploration d'un roman d'Aragon finalement peu lu, Les Voyageurs de l'impériale, troisième étape du cycle du Monde réel. Achevé en 1939 mais publié dans des circonstances difficiles, il ne verra le jour dans sa version complète qu'en 1947 et sera réécrit par son auteur en 1965. Des spécialistes de l'?uvre d'Aragon se sont attachés à souligner la richesse à la fois poétique et politique de ce roman. Le travail du romancier, de la conception à l'écriture et de celle-ci à la réécriture se trouve ainsi éclairé à la lumière des connaissances apportées par les recherches les plus récentes qui, par leur diversité, restent fidèles à la dimension polyédrique du roman. On retrouvera tout d'abord une étude remarquable de l'histoire complexe et quelque peu " diabolique " de la publication du roman, dont Aragon disait qu'elle constituait un " étrange témoignage " des conditions d'édition sous l'Occupation. Sur le plan de l'analyse du roman, on s'est ensuite attaché à explorer les rapports des Voyageurs de l'impériale au politique, tant au niveau de la conception du rôle théorique du romanesque que dans sa dimension plus proprement historique et critique. Mais d'autres sources de la spécificité de ce roman sont à chercher du côté des intertextes dont Aragon joua dans toute son ?uvre, jusque dans l'illustration tardive des Voyageurs. On s'est intéressé par ailleurs aux problèmes de la mise en fiction dont ce roman offre une singulière mise en abyme. Enfin, l'exploration des représentations troublées du père et de la femme contribue à mettre en valeur la complexité des poétiques de l'être chez Aragon.
Nombre de pages
318
Date de parution
26/10/2001
Poids
485g
Largeur
156mm
Plus d'informations
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EAN
9782868476289
Titre
Lectures d'Aragon , les voyageurs de l'imperial
Auteur
Vigier Luc
Editeur
PU RENNES
Largeur
156
Poids
485
Date de parution
20011026
Nombre de pages
318,00 €
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Luc Vigier est maître de conférences à l'université de Poitiers. Il est également membre de l'Equipe de Recherche Interdisciplinaire sur Elsa Triolet et Louis Aragon (ERITA).
La revue Genesis a rarement proposé une approche génétique de l’oeuvre de Louis Aragon, depuis toujours copiste de ses propres esquisses et ayant consacré une grande attention à ses archives comme aux manuscrits d’auteurs qu’il affectionnait. Généticien avant l’heure ? On est en droit de se poser la question, car, en 1977, il lègue au CNRS une bonne partie de ses archives. Le fonds Aragon se constitue. Lui parle de la recherche comme d’un «grand art nouveau». Dans le prolongement de ce legs et de la création de l’équipe Aragon au sein de l’Item, il fallait donc que la revue Genesis rende cet hommage à ce pionnier de la génétique littéraire que peut incarner Aragon. C’est l’une des facettes de ce grand styliste que fut Aragon et qui se trouve développée ici.
Des Cahiers Aragon pour découvrir et parcourir l'oeuvre de Louis Aragon, énigmatique, prodigieusement créative, folle certainement, en dehors de toute école. Des écrivains, des universitaires, des artistes apportent ici leur éclairage, leur lecture, leur sentiment. Identité, passion, aventures éditoriales immenses, vieillesse, images, poésie, roman, Aragon dans diversité, sa force et ses dislocations. Et dans les marges, l'histoire des rencontres, toujours singulières, avec l'un des auteurs les plus oubliés du vingtième siècle.
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La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre Hirsch4e de couverture : La guerre et l'occupation de 1914-1918 ont-elles vraiment été une catastrophe économique pour le Nord ?A travers l'étude de la région lilloise, l'auteur soumet à la critique historique la mémoire victimaire qui, depuis cent ans, oppose les territoires "envahis" et "sinistrés" à une France "libre" et enrichie par la guerre. En centrant l'analyse sur la place et non plus sur le territoire, il montre la dualité de patrons à la fois victimes et profiteurs de guerre.Ce livre interroge le rapport des capitaux au territoire. Revisitant l'occupation et dépassant la dichotomie collaboration/résistance, il montre la résilience de la place à travers le maintien d'une activité économique et l'incessante concertation des industriels, des banquiers et des négociants. En même temps, le repli d'une bonne partie des capitaux en "France libre" et le dédoublement de la place à Paris permettent de participer activement, avec les multinationales implantées à l'étranger, à la mobilisation économique et aux bénéfices de guerre.A plus long terme, la relocalisation très partielle montre que la guerre a été l'occasion d'une expansion durable. Ce livre montre aussi les bénéfices de la rhétorique victimaire assénée à l'Etat par un dense réseau d'organisations patronales et de puissantes associations de "sinistrés" : le "statut des sinistrés" est financièrement très favorable, et la "reconstitution" industrielle rapide ; la place reste puissante.Certes, tous n'ont pas également bénéficié de la guerre, mais dans le concert victimaire, les voix dissonantes sont inaudibles.Avec une préface de Jean-Pierre HirschNotes Biographiques : Jean-Luc Mastin est maître de conférences en histoire économique et sociale contemporaine à l'université Paris 8.
Le Bon Marché, les Galeries Lafayette, le Printemps, Le Bazar de l'Hôtel de Ville : ces enseignes aux noms évocateurs désignent des grands magasins. Temples de la consommation et symboles d'une société qu'ils ont contribué à produire, ils attirent depuis la fin du XIXe siècle des clients à la recherche d'affaires, parfois, et de distinction, souvent. Mais les grands magasins sont aussi des lieux de travail. Or, de ses travailleuses, on connaît peu le quotidien, sauf à se contenter des observations faites il y a plus de cent trente ans par Emile Zola dans Au Bonheur des Dames. A partir d'une longue enquête de terrain par entretiens et observation participante, cet ouvrage invite le lecteur dans les rayons d'un grand magasin prestigieux, que l'on appellera le Bazar de l'Opéra, afin d'y découvrir le travail de la vente (ses techniques, ses contraintes, mais aussi ses réjouissances) et les trajectoires de celles qui l'effectuent. Son objectif est de contribuer à la compréhension d'un travail, celui de la vente, et d'un ensemble de la société française, celui des employés de commerce.
Epiphénomènes d'une mutation sociétale, fruit de l'économie numérique, les tiers-lieux interpellent les décideurs publics territoriaux sur l'attitude à adopter, de l'intérêt bienveillant à une tutelle complète. L'ouvrage réunissant une équipe pluridisciplinaire de chercheurs présente un matériau empirique original sur cette réalité émergente, encore mal connue : celle de la multiplication des tiers-lieux dans les villes et hors des centres métropolitains. Il pose de nouvelles questions, encore peu traitées dans la littérature, en s'intéressant à la trajectoire sociale des fondateurs d'espaces de coworking, aux nouvelles manières des jeunes générations de travailleurs du numérique de conjuguer leurs aspirations de liberté et d'épanouissement dans les domaines professionnel et privé, ainsi qu'à leurs nouveaux rapports à la collaboration, au travail, au territoire, à la mobilité et aux questions écologiques.