Le Colloque d'un juif avec Mahomet est la traduction française, par l'humaniste Blaise de Vigenère (1523-1596), d'un récit court et plaisant dont la première version connue fut composée en latin au XIIe siècle : une conversation entre le prophète Muhammad et un rabbin très savant, Abdias, venu vérifier la mission de Muhammad en lui posant des questions difficiles. D'abord condescendant, Abdias est finalement convaincu par les réponses obtenues : le voici converti à l'islam. L'intérêt du Colloque tient au sel du récit lui-même. Mais il s'agit aussi d'un document historique, cité jusqu'à l'âge classique par les plus célèbres intellectuels européens comme faisant autorité en islam. Et sans y avoir la même valeur théologique, le texte circule parallèlement en terres musulmanes jusqu'aux limbes de l'époque contemporaine. Aussi est-ce à un grand voyage que nous convie ce petit texte : un voyage autour du monde comme au coeur de notre propre culture et de son rapport à l'islam.
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Nombre de pages
218
Date de parution
10/12/2021
Poids
270g
Largeur
140mm
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EAN
9782377011117
Titre
Le Colloque d'un juif avec Mahomet
Auteur
Vigenère Blaise de ; Vigliano Tristan
Editeur
HEMISPHERES
Largeur
140
Poids
270
Date de parution
20211210
Nombre de pages
218,00 €
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Vigenère Blaise de ; Magnien Aline ; Magnien Miche
Résumé : Grâce à cette édition de La Description de Callistrate de quelques statues... est comblé ce vide étonnant d'ouvrages français sur la sculpture durant une de ses plus riches périodes. Ainsi, donnée dans son intégralité pour la première fois depuis le XVIIe siècle, l'oeuvre tour à tour technique, mythologique, esthétique ou philologique témoigne de cette richesse des savoirs à la Renaissance et de leur imbrication. Lors de ces arabesques érudites, on croisera les sculpteurs Michel-Ange, Germain filon ou Jean Goujon aussi bien que Praxitèle, Lysippe ou Scopas, de célèbres figures, Médée ou Narcisse, Athamas ou Bellérophon, ou encore quelques sorciers du Berry. L'édition, la préface, les notes sont d'Aline Magnien, conservateur en chef au Musée Rodin, en collaboration avec Michel Magnien, professeur de littérature française de la Renaissance à Paris III.
Le XXe siècle a vu l'écroulement brutal de trois empires. La Première Guerre mondiale a été fatale au camp des vaincus, au rang desquels l'Empire austro-hongrois et l'Empire ottoman, les vainqueurs leur imposèrent un découpage des frontières répondant plus à leurs intérêts qu'à la prise en considération de revendications nationales parfois contradictoires. L'implosion de l'URSS, en 1989, s'est déroulée moins par la pression irrésistible de mouvements nationaux qu'en raison de la volonté des hiérarques communistes de se partager un empire ingérable : les frontières tracées par le pouvoir communiste, au caractère souvent artificiel, contenaient en germes de potentiels contentieux. Ces opérations de dislocation ont constitué autant de bombes à retardement, dont certaines ont contribué au désordre international, voire aux guerres d'aujourd'hui. Comprendre les motivations des politiques qui ont démantelé les empires et envisager les autres scénarios qui auraient été possibles permettrait-il d'apaiser les conflits potentiels ou actifs ? Des modifications dans le tracé des frontières actuelles sont-elles envisageables de façon réaliste ? Guerres balkaniques, agression russe contre l'Ukraine et la Géorgie, conflit du Haut-Karabakh, question palestinienne et guerre à Gaza ne plongent-ils pas leurs racines dans les "lignes dans le sable" tracées lors de l'implosion des Empires ?
La Révolution islamique de 1979 a remplacé une monarchie pro-occidentale par un régime théocratique déterminé à s'opposer à l'influence américaine au Moyen-Orient. Les relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran ont dès lors été marquées par une méfiance réciproque, des divergences idéologiques et des rivalités géopolitiques, que sont venus renforcer des événements décisifs tels que la crise des otages de l'ambassade américaine, le soutien de l'Iran à des groupes non étatiques anti-américains et l'imposition de sanctions économiques menées par les Etats-Unis. Les Etats-Unis considèrent l'Iran de la République islamique comme une force déstabilisatrice. en invoquant ses ambitions nucléaires, son programme de missiles balistiques et de drones et ses interventions régionales en Irak, en Syrie, au Liban et au Yémen. A l'inverse, l'Iran perçoit les politiques américaines - y compris le soutien apporté dans tes années 1980 à Saddam Hussein pendant la guerre Iran-Irak, la campagne de "pression maximale" et les alliances avec l'Arabie saoudite et Israël - comme des tentatives visant à l'affaiblir. Les efforts de rapprochement sont restés fragiles et de courte durée ; en 2018, le retrait des Etats-Unis, sous administration Trump, de l'accord de Vienne de 2015 sur le nucléaire iranien, a ravivé les tensions. Cet ouvrage n'est pas une énième histoire de la politique étrangère américaine vis-à-vis de l'Iran : il se propose d'étudier les liens humains, les réseaux informels sportifs, religieux, universitaires, les intermédiaires, les relations économiques et les sanctions économiques des Etats-Unis contre la République islamique, et met en lumière l'évolution des relations diplomatiques entre les Etats-Unis et l'Iran depuis 1979 en analysant l'impact durable de la Révolution islamique, le rôle des perceptions réciproques et les implications pour la sécurité régionale et mondiale. En mettant en évidence tes dynamiques de confrontation et de dialogue à travers l'étude des réseaux informels et des intermédiaires entre Washington et Téhéran, il éclaire un sujet décisif pour la stabilité du Moyen-Orient et plus que jamais d'actualité.
Pour les Grecs, le despotisme était le mode de gouvernement rencontré chez les barbares asiatiques qui, parce qu'ils étaient esclaves par nature, se soumettaient volontairement à un souverain héréditaire absolu. La tyrannie en revanche était un moment temporaire dans l'histoire des cités. Le concept de despotisme oriental est repris par les Européens pour décrire l'Empire ottoman d'abord sur le mode d'une menace organisée et implacable, ensuite comme un système au rendement toujours décroissant. Les descriptions du système soviétique au XXe siècle ont suivi ces deux étapes. Bien souvent, au XVIIIe siècle, la référence au despotisme est une critique plus ou moins voilée de la monarchie absolue européenne. En revanche, le " despotisme éclairé " sert à justifier un passage en force pour établir des réformes jugées indispensables. Dans le dernier tiers de ce siècle, il sert de justification aux projets de conquête coloniale dans l'Ancien Monde. Cette conquête, qui voudrait se poser comme libératrice, trouve finalement sa justification dans le despotisme éclairé (fardeau de l'homme blanc, mission civilisatrice). La modernisation autoritaire de ces pays reprend ainsi tout ce discours tout en utilisant une référence identitaire de nature essentialiste. Ainsi un discours produit pour justifier la domination de l'autre peut servir aujourd'hui la perpétuation de régimes autoritaires par les pouvoirs qui régissent les pays concernés rejetant comme étrangères les doctrines libérales. Tels sont les différents aspects du concept de " despotisme oriental ", envisagé dans son historicité et réactivé à la lumière des réalités du monde d'aujourd'hui, qui sont abordés dans ce volume issu d'un colloque tenu au Collège de France en juin 2024.