Le fils d'Adam n'est pas une chose, mais une conscience humaine. Nous ne sommes pas un état donné de la matière, un banal état de fait. Cela signifie que nous ne sommes pas finis, mais à faire. Nous servons en vérité un advenant autogène, doué d'une forme de vie propre, comme le poète créant et l'?uvre en voie de création. Comme la seule langue vivante est celle qui vibre au fond de ma gorge, dès que j'ouvre la bouche pour parler, rire ou crier ! Aussi le seul état vivant est-il celui qui, aux puissantes et rassurantes structures solides de la mort, préfère l'élan précaire de la source. Voilà ce que nous sommes, ce que nous devons rester : un mouvement en avant dans le temps qui nous porte, et dont les articulations concrètes s'engendrent à travers nous par la parole vive offerte entre nos lèvres. En un mot, nous sommes une ?uvre. Semblables aux fragiles premiers fruits, nous relançons inlassablement la création originelle de l'humanité. Reliant, à travers trois siècles, l'expérience de Pierre Emmanuel à celle de Goethe ou de Madame de Lafayette, interrogeant l'?uvre de Saint-John Perse, de Paul Claudel, de Baudelaire, de Mallarmé de Kafka, de T. S. Eliot, de Rilke, l'esthétique de la Bible et de la tradition d'Israël, ces essais tentent de préciser la nature, le sens et l'objet de l'activité créatrice, dans la perspective de notre civilisation remise entièrement en question par le cours tragique de l'histoire moderne. Etre poète aujourd'hui, n'est-ce pas faire vivre les hommes que menacent de tous côtés la violence, le désespoir et la mort ?
Date de parution
09/03/2006
Poids
425g
Largeur
152mm
Plus d'informations
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EAN
9782845733367
Titre
ETRE POETE POUR QUE VIVENT LES HOMMES
ISBN
2845733364
Auteur
VIGEE CLAUDE
Editeur
PAROLE SILENCE
Largeur
152
Poids
425
Date de parution
20060309
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Je m'adresse de manière particulière aux personnes malades et à tous ceux qui leur apportent assistance et soin. L'Eglise reconnaît en vous, chers malades, une présence spéciale du Christ souffrant. C'est ainsi : à côté de notre souffrance, ou mieux encore, dans notre souffrance, il y a celle de Jésus qui en supporte le fardeau avec nous et en révèle le sens. Quand le Fils de Dieu est monté sur la croix, il a anéanti la solitude de la souffrance et en a éclairé l'obscurité. Ainsi, nous nous trouvons devant le mystère de l'amour de Dieu pour nous, qui nous donne espérance et courage : espérance, parce que dans le plan d'amour de Dieu, la nuit de la douleur s'ouvre aussi à la lumière pascale ; et courage, pour affronter toute adversité en sa compagnie, unis à lui. Ce livre regroupe les messages des deux derniers papes à l'occasion des journées mondiales du malade.
Chers frères, je connais vos situations douloureuses : de nombreuses lettres me parviennent — certaines sont très émouvantes — de centres pénitentiaires du monde entier. Les prisonniers sont trop souvent détenus dans des conditions indignes de la personne humaine, et ensuite, ils ne réussissent pas à se réinsérer dans la société. Mais grâce à Dieu, il y a aussi des dirigeants, des aumôniers, des éducateurs et des agents pastoraux qui savent être à vos côtés d'une façon juste. Et il existe certaines expériences bonnes et significatives d'insertion. R faut travailler sur cela, développer ces expériences positives qui font croître une attitude diverse dans la communauté civile et également dans la communauté de l'Eglise. A la base de cet engagement, il y a la conviction que l'amour peut toujours transformer la personne humaine. Alors, un lieu de marginalisation, comme peut l'être la prison au sens négatif, peut devenir un lieu d'inclusion et de stimulation pour toute la société, afin qu'elle soit plus juste, plus attentive aux personnes. Pape François