Gisèle Vienne est plasticienne, chorégraphe, metteur en scène et photographe. Elle est aujourd'hui jouée à travers le monde entier. Elle travaille beaucoup avec Dennis Cooper dont elle a adapté plusieurs textes dont, notamment, Jerk, repris dans le recueil de nouvelles que nous avons publié l'année dernière (Un type immonde). Un des axes de son travail est orienté vers les adolescents, adolescents en rupture, adolescents martyrisés aussi bien par les autres que par eux-mêmes. Adolescents impénétrables et cependant peu ménagés. Pour cela, plutôt que d'utiliser dans ses spectacles des acteurs uniquement elle s'est mise à imaginer puis fabriquer des poupées, des mannequins. Ce sont ces poupées, qui sont ici réunies pour composer un genre de florilège de son univers si particulier de Gisèle Vienne. Deux textes, l'un de Dennis Cooper, l'autre de Pierre Dourthe, viennent en version française et anglaise compléter ce volume.
Si tout vient de l'expérience, à quoi bon la raison ? N'est-elle pas mise hors jeu par le monde qui impose son évidence, son ordre et sa richesse à l'entendement passif ? Locke, que l'on dit empiriste, est ici pris à témoin : dans l'Essai sur l'entendement humain, il est moins question d'expérience que d'entendement. L'Essai se réduit-il pour autant à la théorie de la science qu'y cherchent beaucoup d'interprètes ? Le but est au contraire éthique. S'agit-il alors d'un exposé de morale ? Non, car Locke s'en tient aux préliminaires, et compare les fondements de la morale et de la physique. Contrairement aux interprétations courantes, l'Essai n'est pas un traité de logique qui verserait dans le psychologisme ; il est la critique préalable de tout savoir universel, et principalement du savoir moral.
Résumé : Eda et Théo avaient tout pour être heureux. Des gamins comme les autres, qui jouaient à se faire peur en se racontant des histoires au pied du grand châtaignier. Un jour pourtant, Eda disparaît sans laisser de traces. Et tout le monde oublia l'arbre, Eda et ses rêves étranges. Tous, sauf Théo... Commence alors pour lui l'expérience du doute, l'adolescence puis l'âge adulte. Mais de l'autre côté des mondes, prisonnière de la cellule 222 du Centre de tests génétiques de l'Empire, Eda vit encore et lutte, chaque matin, pour un fol espoir : retrouver Théo et lui confier sa dernière histoire, celle de sa survie...
Cet ouvrage présente les bases de géométrie que doit connaître tout étudiant désireux d'aborder des théories plus profondes (géométrie projective, puis géométrie algébrique), ou simplement de se préparer aux concours d'enseignement. Pour éviter de se disperser dans les innombrables résultats de géométrie classique, on a retenu quelques lignes directrices : définition de la géométrie affine, en donnant un cadre mathématique à la géométrie du monde physique ; distinction claire de la nature vectorielle, affine ou euclidienne des différents concepts introduits ; étude des transformations vectorielles, affines ou euclidiennes de l'espace Rn ; développement de la géométrie des coniques et des quadriques dans Rn ; classement de ces objets sous l'action du groupe affine ou du groupe orthogonal ; introduction à la géométrie projective, montrant notamment comment elle permet d'unifier les trois types de coniques affines (ellipse, parabole et hyperbole).
Une chimère, c'est une créature imaginaire composée de parties disparates. Par exemple : une histoire policière racontée par cinq femmes, sur une playlist italo-disco.
Charles Juliet a rassemblé ces textes en préparation du onzième volume de son journal qu'il avait choisi d'appeler Mes meilleures années. Il est mort le 26 juillet 2024, à Lyon, avant de pouvoir achever son projet. Nous publions aujourd'hui ce volume avec les textes inédits qu'il avait sélectionnés, dans un ordre fragmentaire qui restait à définir, mais qui témoignent de sa volonté d'atteindre sa part la plus singulière, "là où je rencontre ce qui appartient à tous, là où j'ai la chance d'accéder au permanent, à l'intemporel", écrivait-il.
Plus je lui écrivais de lettres, plus mon affection pour Ilaria grandissait. Il me fallait en savoir plus sur elle. Mais je n'étais pas certaine qu'elle souhaitât que je dévoile les anecdotes intimes que la lecture de son herbier m'avait apprises. Dans le même temps, certains de ses textes sur les plantes laissaient transparaître un désir de percer les secrets de Venise.
Trénet Charles ; Frémeaux Patrick ; Lisita Vincent
En 1930, Charles Trenet, dix-sept ans, "monte" à Paris avec l'ambition de devenir journaliste, peintre en atelier, acteur de cinéma... bref, Parisien. Dans sa valise, il emporte son premier roman, Les Rois fainéants, deux cents feuillets que les éditeurs refuseront, mais qui le conduiront vers Max Jacob puis Jean Cocteau, scellant ainsi son destin d'artiste. Avant ce départ, à Perpignan, il s'était déjà illustré dans Le Coq catalan d'Albert Bausil comme chroniqueur, conteur et poète. Ce manuscrit marque sa première entreprise d'envergure : on y retrouve sa sensibilité à fleur de peau et sa joie de vivre, l'ironie, la nostalgie, l'humour, mais aussi la culture littéraire et historique qui nourriront plus tard ses chansons. Considéré comme perdu par Trenet lui-même, Les Rois fainéants fut longtemps l'"arlésienne" de son oeuvre. Retrouvé par Vincent Lisita, historien d'art et spécialiste du Fou chantant, déjà auteur de deux ouvrages et directeur de l'intégrale chronologique chez Frémeaux, ce roman historique est publié ici pour la première fois. L'édition est accompagnée d'une présentation et d'une biographie de Charles Trenet rédigées par Vincent Lisita. Ce roman de jeunesse n'est pas seulement l'essai d'un apprenti écrivain : il constitue l'acte de naissance littéraire de celui qui allait révolutionner la chanson française. Patrick Frémeaux.