Vieillard Roger ; De Caro Anita ; Guérin Anne ; Fu
GOURCUFF GRADEN
27,00 €
Epuisé
EAN :9782353400454
Roger Vieillard (1907-1989), graveur. Grande figure de l'art français du XXe siècle, Roger Vieillard fut tout ensemble graveur d'exception, l'un des plus grands burinistes de son siècle, banquier, poète, helléniste, écrivain et champion de tennis. Initié par le peintre-graveur Stanley William Hayter et Joseph Hecht, il fréquenta dès 1934 le mythique Atelier 17 qui fut le foyer du renouvellement de l'art de la gravure originale : Roger Vieillard engagea l'art du burin dans une voie novatrice et hardie en inventant un vocabulaire des formes profondément original et poétique qui explore avec virtuosité toutes les possibilités techniques et harmoniques du seul burin pour transmuer " la matière en esprit ". Il a composé pendant un demi siècle une œuvre singulière dont l'élégance, l'inventivité et la rigueur ont fait de lui l'un des représentants majeurs, dans une discipline peu médiatisée, de l'Ecole de Paris des années 1936-1970. Anita de Caro (19091998), peintre. Née à New York, elle étudia la peinture dans sa ville natale avec Hans Hoffman, ensuite à Zurich avec Haas Heyes dans une académie moderniste patronnée par Paul Klee. Elle s'installa à Paris en 1936, où elle fréquenta l'Atelier 17 et rencontra Roger Vieillard. Ses premières œuvres poétiques évolueront peu à peu vers l'abstraction en résonance avec le monde artistique parisien d'après guerre, pour revenir vers une certaine forme de figuration. C'est dans sa matière colorée infiniment personnelle, et dans sa quête de la lumière à travers la couleur, qu'il faut chercher l'unité d'intention de son œuvre, et le sens quasi mystique de cette vie dans l'art. Les deux artistes s'unirent en 1939 pour une vie littéralement consacrée à l'art. Trait de l'esprit, Couleur de l'âme, deux œuvres parallèles qui se rejoignent dans leur dimension poétique, dans la sincérité de leur accomplissement, avec chemin faisant, toutes sortes d'échanges et d'inventions, le couple se nourrissant à la fois de ses différences et de son intense parenté.
Nombre de pages
127
Date de parution
06/11/2008
Poids
601g
Largeur
240mm
Plus d'informations
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EAN
9782353400454
Titre
Le trait et la couleur
Auteur
Vieillard Roger ; De Caro Anita ; Guérin Anne ; Fu
Editeur
GOURCUFF GRADEN
Largeur
240
Poids
601
Date de parution
20081106
Nombre de pages
127,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Si la philosophie trouve en la décision platonicienne de porter le regard vers le haut son acte originaire, elle ne connaît son épanouissement, avec Hegel et Bergson, que dans une pensée de l'esprit vivant. L'oeuvre de Jean-Louis Vieillard-Baron, professeur émérite de l'université de Poitiers, est toute entière ordonnée à cette manifestation de l'Esprit en son unité. Habité par la question du temps et celle, corrélative, de la transmission, assumant son statut de maillon dans l'aventure de la philosophie universelle, il convoque les classiques allemands et le spiritualisme français au dialogue avec ses maîtres Corbin, Ricoeur, Bruaire ou le père Tilliette, pour offrir un aperçu éblouissant de quelques problèmes métaphysiques essentiels : l'âme, le beau, la création, la liberté, Dieu... Et d'accompagner le lecteur, au terme d'une méditation sur l'essence de la culture, vers ce degré où se réfléchit la liberté créatrice de l'homme.
L'exceptionnelle célébrité de Bergson a contribué à vulgariser mais aussi à déformer sa pensée. Son oeuvre est essentielle pour comprendre l'évolution de la philosophie en France au XXe siècle. Cet ouvrage est donc une introduction à l'oeuvre de Bergson. Il montre combien ce philosophe, prix Nobel de littérature et acteur politique, répond aux problèmes de son temps en créant son propre langage et ses propres concepts pour exprimer des idées dont la fécondité reste encore forte.
La durée est l'essentiel de la philosophie de Bergson. Chacun connaît la succession qui va du passé au présent et à l'avenir ; chacun obéit au temps mesuré des horloges. Seul Bergson a fait de l'intuition de la durée la découverte principale de toute une philosophie du moi, de la nature, de l'univers. Si la durée est le fond des choses, il faut pour la penser une méthode nouvelle, qui consiste à " penser en durée ". C'est donc une révolution que Bergson engage en pensant le moi et le monde sub specie durationis comme des réalités mouvantes en constante évolution. Les auteurs du volume montrent comment la pensée de Bergson, par sa vitalité et par ses virtualités inexplorées jusqu'à aujourd'hui, ouvre des perspectives d'avenir, en particulier quand on la confronte avec Darwin sur l'évolution, avec Heidegger sur la temporalité, avec Deleuze sur la multiplicité, avec tous tes dogmatismes matérialistes et spiritualistes. Le sens de la vie, biologique, psychologique, sociale et spirituelle, c'est le progrès cosmique, historique et personnel de la liberté.
Farah Pahlavi, impératrice d'Iran, est l'une des personnalités parmi les plus remarquables de notre époque. Jeune étudiante aux Beaux-Arts de Paris, Farah Diba devient à vingt et un ans en décembre 1959 l'épouse du Shah d'Iran. Mère de quatre enfants, elle partage les grandes heures et les vicissitudes du règne de Mohammad Reza. Elle accomplit à ses côtés une oeuvre sociale et culturelle considérable et l'accompagne ou le représente dans de nombreux déplacements officiels à l'étranger. Son action lui vaut d'être couronnée par le Shah en 1967, première épouse d'un souverain dans un pays musulman attestant aux yeux du monde entier un progrès éclatant de la condition féminine. Après la révolution iranienne survenue en 1979 et la mort du Shah, malgré des circonstances dramatiques, le décès de deux de ses enfants, et les rigueurs de l'exil, Farah Pahlavi défend sans relâche la mémoire de son mari et de son règne et maintient une présence constante auprès de son fils Reza. Sa dignité et son courage lui valent le respect et l'adhésion de très nombreux Iraniens jusque dans son pays malgré les menaces persistantes d'une dictature obscurantiste et cruelle. Pour la première fois et avec de nombreuses images inédites, elle ouvre pour nous l'album de sa vie assorti de ses commentaires manuscrits.
René Bégué (1887-1987), est à l'origine de Rébé, dont les broderies vont alimenter les créateurs dans le domaine de la haute couture pendant plus d'un demi siècle. René Bégué est un dessinateur de grand talent et un coloriste génial, animé par le goût du faste qui a appris son métier auprès de Poiret et Paquin. Andrée Pichard, que René rencontre au début des années 1920 et qui deviendra son associée et sa femme, a commencé sa carrière comme modiste et possède une excellente connaissance des tissus et a un don particulier pour un agencement et désinhibé des matières. Ensemble ils forment un duo exceptionnel qui va irriguer les plus grandes maisons de haute couture de créations éblouissantes. Rébé est une véritable pépite de la haute couture et du patrimoine textile français, encore inconnu du grand public mais dont le nom résonne comme un mythe chez les couturiers, plus de cinquante ans après la fermeture de l'atelier. En étudiant les croquis, échantillons, les photographies, les modèles conservés dans les archives privées et publiques, l'auteur, Nadia Albertini, retrace pour nous cette histoire fascinante. Pour cela, elle a puisé ses sources dans les magazines de mode de l'époque (Vogue, L'Officiel de la Mode, Harpers' Bazaar, etc.), dans les archives laissées par Rébé au musée des Arts Décoratifs de Paris, au musée du Pays rabastinois, dans celles conservées par les maisons Balenciaga, Dior, Fath, Givenchy, Lanvin, Roger Vivier, Swarovski, Yves Saint Laurent... Nadia Albertini est historienne de la Mode. Elle-même brodeuse, elle collabore avec les plus grandes maisons de couture actuelles... Les recherches qu'elle a menées sur Rébé depuis presque vingt ans l'ont également conduite à rencontrer neuf des anciens collaborateurs du maître brodeur. Leurs témoignages nous plongent dans l'ambiance des ateliers des métiers d'art de l'époque et nous éclairent sur les méthodes et techniques uniques en usage alors.
Né d'un père mexicain et d'une mère anglaise, Antonio de La Gandara suit les cours de l'Ecole des beaux-arts et rejoint les classes de Gérôme et de Cabanel en 1878 à l'âge de 16 ans. En 1882, il expose au Salon des Artistes Français où il reçoit sa première médaille. C'est en 1885 qu'il fait la connaissance du comte Robert de Montesquiou et de son ami Gabriel Yturri. Séduit par les oeuvres de l'artiste, inspirées de celles de Goya, Ribot et Vélasquez, Robert de Montesquiou s'active à faire connaître le jeune peintre auprès de l'aristocratie dont il devient un des artistes favoris. Peintre mondain couvert d'honneurs, La Gandara est un familier de la comtesse de Noailles, d'Anatole France, d'Henri de Régnier, de Gabriele D'Annunzio, de Maurice Barrès, mais aussi de Debussy, Saint-Saëns et Satie. Grâce à son frère Edouard, membre de la troupe de Sarah Bernhardt, il pénètre l'intimité du monde du théâtre et de l'Opéra, dont il fréquente les "étoiles". Ce sont ces différentes figures qui peuplent son oeuvre, au point d'en faire un témoignage exceptionnel de la vie artistique et mondaine de la toute fin du XIXe siècle, le monde de Marcel Proust, qu'il a également croisé. S'il est un témoin privilégié de la Belle Epoque, le talent de La Gandara s'exprime aussi dans les nombreuses représentations de jardins, notamment du parc de Versailles, dont il aime représenter les statues et les allées, se délassant ainsi de longues séances de pose avec une clientèle parfois capricieuse.
Hesse Jean-Pascal ; Martin-Raget Gilles ; Cardin P
Havre de paix, terre promise mais secrète, au coeur de la Provence, le Lubéron dispense mieux qu'ailleurs ses paysages, sa nature et ses hommes. Forteresses médiévales, églises romanes et châteaux de la Renaissance dominent des villages accrochés sur les hauteurs ou posés dans les petites vallées bucoliques : Gordes, l'abbaye de Sénanque, Ménerbes, Lacoste, Bonnieux ou Lourmarin sont autant de noms qui enchantent et qui symbolisent cette région des splendeurs. Terre de vin et de bories, c'est une contrée où les hommes ont vécu et vivent encore en harmonie avec une nature si privilégiée... Au détour d'un chemin, entre une vigne et une pinède, des hôtes ouvrent leur porte, et les paysages déploient leur fastueuse lumière. Richement illustré; véritable flânerie à travers les plus beaux villages et paysages du Lubéron, cet ouvrage est une invitation à la découverte d'une région célèbre et pourtant mal connue.