Deux femmes, Juliette et Pique-Lune, déclarées « phobiques, névrosées, aliénées» et enfermées pour avoir refusé de toutes leurs fibres l’aliénation du dehors. « Être dans les clous, toujours, dans le cadre, avec pour mot d’ordre le consensus heureux ». « Entassées là » avec d’autres, sous le regard d’un gardien-psychiatre-narrateur (un « Ajusteur » !) qui essaie de les percer à jour et de les maintenir enfermées dans ses catégories, elles se racontent et se rebellent. Leur maladie, cette honte qui les mine, c’est peut-être d’avoir collaboré avec un ordre marchand qui a piétiné la beauté du monde. Et leur survie, ainsi que la nôtre, probablement, passe par ces échappées déchirantes qui les rappellent à elles-mêmes et à la permanence de l’aspiration à la communion avec l’Autre et avec le monde. Au-delà de l’exclusion, derrière les frontières floues de la normalité, se révèle alors, outre-noir, un territoire intérieur où nos vies réapprennent la lumière. L’inventivité joyeuse et parfois rageuse de l’écriture introduit l’espoir d’une régénération dans les passages les plus sombres et sert superbement les passages les plus lumineux.
Nombre de pages
171
Date de parution
18/10/2011
Poids
207g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782351220801
Titre
Outre-noir
Auteur
Vialaneix Nathalie
Editeur
SULLIVER
Largeur
130
Poids
207
Date de parution
20111018
Nombre de pages
171,00 €
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Ce saisissant roman d'anticipation nous plonge dans un univers où la vie humaine, frappée en plein coeur par l'expansion technique et marchande, renonce volontairement à soi-même. Au point que le " je", dans la bouche de l'homme, se conjugue désormais à la troisième personne, donnant la mesure de la mutilation intérieure. Au point que son existence virtuelle a pris le pas sur sa vie réelle !
Cet ouvrage offre une immersion inédite, une plon- gée au coeur de la nuit, où le regard du photographe Bruno Vialaneix se mêle à celui d'Antoine Joris, vété- rinaire naturaliste et gardien des trésors vivants de la Réserve africaine de Sigean, dans l'Aude. Aux côtés des équipes du parc, ils partagent l'intimité furtive de ces êtres sauvages, révélant une vie secrète que le jour dissimule. Depuis un demi-siècle, sous l'impulsion de Paul de La Panouse et Daniel de Monfreid, ce sanctuaire de 350 hectares, niché en bordure des étangs languedo- ciens, abrite plus de 3 800 animaux venus d'ailleurs, tissant un lien fragile entre leur monde et le nôtre. A travers l'objectif, la nuit devient révélatrice, captant la beauté insaisissable et la vulnérabilité de ces créa- tures exotiques. Un témoignage rare, une invitation à contempler et à préserver ce vivant dont nous sommes, nous aussi, les dépositaires. " Sans doute guidé par les échos de mon enfance, entre fantasmes et frissons, je me retrouvai enfin là, en cette nuit blanche, à l'orée du monde animal. Je ne savais ce qui m'attendait, mais tous mes sens en éveil scrutaient l'obscurité, attentifs au moindre frémissement, à une silhouette furtive trahie par un éclat de lumière. Il nous fallait dépasser la frontière du visible, ignorer le faisceau blafard des phares sur l'asphalte, le rouge vacillant de la lampe torche. Et soudain, dans la clarté incertaine, nous les devinâmes enfin. A " Bruno vialaneix
Qu'en est-il de La Révolution selon Gustav Landauer ? A la période médiévale de stabilité, où l'esprit de communion chrétien et l'art s'enracinaient dans la vie du peuple, a succédé à partir de la Renaissance une époque de convulsions autant destructrices que réparatrices. La culture s'étiole entre les mains de figures singulières, séparées de la communauté, et l'art végète dans le musée. C'est le temps des révolutions. Il se prolonge jusqu'à nous, dans l'attente du nouvel esprit d'unité, l'esprit de la Révolution, qui animera le peuple de l'avenir, encore à naître. En regard de ces raccourcis parfois périlleux, Louis Janover s'efforce dans la postface d'éclairer La Révolution à la lumière des révolutions de ce dernier siècle et de donner ainsi sens et contenu à une histoire connue.
La réapparition des films de Debord, après 20 ans d'absence, relève d'une duplicité certaine: la machine récupératrice va sen emparer, faisant des films un objet de fétiche pour contemplateurs béats et "branchés"; pire, elle en fera des ?uvres d'art, des objets culturels, quelques avatars de l'inoffensif cinéma expérimental. Hors des contextes et des objectifs d'action directe comment réagir à l'une des phrases-clés du Film Hurlements en faveur de Sade: "Le cinéma est mort."? Comment comprendre l'affirmation dans Guy Debord son art et son temps: "Et maintenant, je me propose d'être anti-télévisuel dans la forme comme j'ai pu l'être dans le contenu"? Les alliés du spectacle édulcoreront le contenu politique des films, feindront de ne pas les comprendre; mieux: ils classeront les idées dans les musées mortifères de leur histoire, dans les tiroirs poussiéreux de l'académisme. Non, l'art n'est plus aujourd'hui que l'ennemi de la conscience; la culture n'est plus qu'un simulacre qui sert à légitimer le prix de la marchandise, et l'histoire politique est aux mains de désinformateurs patentés. Mais pourquoi retarder l'échéance? Debord connaissait déjà ces mécanismes; renversant Hegel qui écrivait que le faux était un moment du vrai, il savait que le vrai n'est plus qu'un moment du faux. Le spectateur d'aujourd'hui, dont on a rempli la courte mémoire de lambeaux épars et décomposés d'une illusoire conscience historique, dont on a programmé la liberté, aliéné le corps, pardonné tous les péchés, n'est pas seulement entouré par le faux, il en est lui-même un produit, et il le sait. Nous parlions de duplicité, l'autre versant en est ce moment du vrai sur nos écrans; tout comme l'histoire de la révolution espagnole ou celle des conseils ouvriers de Hongrie demeurent les terrains de luttes où les positions des uns et des autres se dévoilent, la ressortie des films de Debord pourra tout au moins servir à ceci: faire parader leurs ennemis.
Peut se lire, entre autres, comme une réflexion sur l'art contemporain. On y découvre dans sa première partie l'?uvre inconnue d'un artiste, dont le dernier projet donne son titre à l'ouvrage. "Aujourd'hui, comme première trace de son ?uvre, et le terme par lui fut médité, on ne dispose guère que d'une courte correspondance éditée en annexe d'une biographie de Theo Tutmacher, fils d'un allemand de l'Est émigré aux Etats-Unis après la confiscation par le régime communiste de son entreprise de mécanique de précision et de façonnage des aciers spéciaux. L'histoire de Mathieu ben J. commence ainsi, signe des temps, dans celle du complexe militaro-industriel américain." Fiction constituée à partir de deux projets d'art expérimental, l'ouvrage explore la translation de la notion d'?uvre et la signification qu'elle tente de prendre dans le temps industriel disloqué. La voix d'un narrateur lentement s'élève qui raconte dans la seconde partie sa rencontre avec un autre peintre, aveuglé celui-là par son art. Les deux récits tracent deux lignes divergentes pour tenter de fixer la naissance de la beauté.
Cet ouvrage constitue une tentative unique d'appréhender l'histoire globale du cinéma à la lumière des événements de ce Vingtième siècle éminemment idéologique. Il propose un regard synthétique, pédagogique et original sur les grandes périodes historiques couvrant l'époque du muet, les années 30 et la montée des totalitarismes, la Seconde guerre mondiale, la guerre froide, la contestation des années 60 et 70 et le cinéma à l'heure de la mondialisation. Un ouvrage complet qui s'adresse autant aux cinéphiles et aux étudiants qu'aux non-spécialistes.