L'Andorre du IXe au XIVe siècle. Montagne, féodalité et communautés
Viader Roland
PU MIDI
38,00 €
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EAN :9782858166527
Comment six paroisses montagnardes ont-elles pu devenir un Etat aux institutions sans pareilles ? Ancrée dans un Moyen Age mythifié, l'étrangeté d'Andorre a fasciné des générations d'historiens, de juristes et d'anthropologues. Pour expliquer cette si singulière histoire, ils ont tour à tour évoqué le poids oppressant de la féodalité ou les contraintes terribles du milieu montagnard. En contrepartie, ils ont unanimement admis que les populations locales n'avaient joué aucun rôle dans le devenir de leur pays. A partir d'une étude serrée de la documentation médiévale, ce livre montre au contraire toute la cohérence des communautés andorranes et restitue les stratégies qui leur permirent de s'adapter aux structures de leurs temps et de leurs terres. Dénonçant une lecture pré-construite des textes, l'auteur dévoile au fil des pages les négociations, les arrangements, les adaptations, qui ont constitué la société andorrane, depuis l'organisation des seigneuries jusqu'à la souveraineté des Vallées, depuis l'évolution des pratiques successorales jusqu'à la genèse d'un discours identitaire. L'enjeu de cet ouvrage, en effet, est aussi de méthode. Roland Viader déborde l'étude de cas par un comparatisme exigeant, et s'appuie sur le dossier andorran pour interroger les catégories classiques des modèles historiques, juridiques et anthropologiques. Quel visage prend la féodalité face aux exigences de la montagne ? Le système des maisons pyrénéen est-il aussi ancien qu'on l'a dit ? Que signifie la reconnaissance institutionnelle des communautés ? Autant de questions qui trouvent en Andorre des réponses assurément originales.
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Nombre de pages
435
Date de parution
19/06/2003
Poids
703g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782858166527
Titre
L'Andorre du IXe au XIVe siècle. Montagne, féodalité et communautés
Auteur
Viader Roland
Editeur
PU MIDI
Largeur
160
Poids
703
Date de parution
20030619
Nombre de pages
435,00 €
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Les historiens en conviennent volontiers : la dîme fut l'une des principales institutions de l'Occident médiéval et moderne, quand bien même on la réduirait à un simple impôt ecclésiastique. Elle occupe pourtant une place négligeable dans l'historiographie des dernières décennies. Or quel fut son rôle véritable dans l'évolution des structures économiques et sociales de l'Europe occidentale ? La question est neuve, et lourde d'enjeux fondamentaux. Il s'agit notamment d'évaluer l'impact relatif des prélèvements fonciers, fiscaux et décimaux sur les populations assujetties. Plus encore, il est nécessaire de comprendre les rapports entre la dîme et des phénomènes aussi essentiels que la seigneurie, le fief, la paroisse ou la communauté d'habitants. Pour ce faire, il fallait mieux connaître les conditions concrètes de son prélèvement et de sa redistribution. Les contributions rassemblées dans ce volume mettent en évidence une variété des formes qui n'avaient jamais été prises en compte. Elles soulignent la fonction cruciale du prélèvement décimal dans l'organisation des rapports sociaux à l'échelle locale, régionale et européenne.
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Les grottes de la Renaissance sont des constructions artificielles évoquant par leur architecture et leur décoration les cavernes naturelles, en se référant aux nymphées de l'Antiquité. Elles ont été bâties à l'intérieur de grandes demeures ou dans des pavillons isolés au milieu des jardins, d'abord en Italie puis dans toute l'Europe du Nord à partir du milieu du xvie siècle. Commande royale ou princière, ces grottes rivalisent par leur richesse ornementale : sculptures, rocailles, coquillages, jeux d'eaux... Des recherches récentes ont permis de redécouvrir quelques-unes des plus importantes réalisations en Allemagne, au Luxembourg, en France et en Italie. Les travaux de restauration menés par des architectes, les fouilles archéologiques, les études historiques conduites dans de nombreux fonds d'archives renouvellent nos connaissances sur ce sujet.