Prostitution : guide pour un accompagnement social
Ayerbe Christian ; Dupré La Tour Mireille ; Henry
ERES
20,50 €
Épuisé
EAN :9782749214740
Introduction Un pari audacieux... Peut-on évoquer la prostitution et les personnes prostituées sans se faire piéger par les idées reçues et les lieux communs... Ils sont nombreux, en effet, les amalgames réducteurs qui s'indignent, méprisent, sermonnent ou, au contraire, qui justifient ou approuvent. Ainsi: «c'est du vice... un choix facile... l'appât du gain... de l'argent vite gagné...» ou inversement: «le plus vieux métier du monde... un mal nécessaire, utile... qui évite les viols...» Elles sont nombreuses aussi les approximations hâtives, les formulations qui stigmatisent les personnes prostituées, les bafouent, les piétinent: «la pétasse, la catin, la pute...», ou encore, qui entérinent l'état de fait, professionnalisent la prostitution et même la hiérarchisent socialement: cela va de «la gagneuse, la tapineuse» pour une prostituée de bas étage, à la «cocotte, la courtisane...» ou mieux et plus moderne, l'escort-girl pour une prostituée dite de luxe. Ainsi, la personne prostituée fait l'objet depuis toujours d'une diversité de discours et de réactions, dans lesquels elle apparaît d'un côté comme une fatale évidence inscrite dans l'histoire, utile à l'équilibre social, fascinante au vu des grosses sommes d'argent amassées, en bref exerçant un métier quasiment enviable et presque vertueux; de l'autre, elle est dépeinte comme «une pauvre fille», dès lors elle suscite la compassion et ne peut exister qu'à l'unique place de victime. Au nom de l'hygiène et de la sécurité, sa présence derrière les murs discrets de maisons closes ou à l'abri de vitrines protectrices serait la solution pour bon nombre... ou le moindre mal pour d'autres. Les réalités constatées sur le terrain nous obligent à refuser ces affirmations lapidaires. Depuis plusieurs décennies, nos services rencontrent et accompagnent des femmes et des hommes qui se prostituent, pour la majorité, dans la rue. Nous nous appuierons sur ce que cette expérience nous a appris, sans avoir la prétention ni l'ambition de traiter avec exhaustivité un champ très large de réflexions. Un nombre conséquent de personnes accompagnées nous ont confié une parole sur leurs parcours individuels. Chacune, avec ses singularités, nous a montré que nous sommes bien au coeur de l'humain lorsqu'il est question de prostitution. Il s'agit en effet de la mise enjeu de la part la plus intime de soi dans un rapport marchand. Au carrefour d'une histoire personnelle, d'un environnement social, économique particulier et de la survenue de circonstances déclenchantes, la prostitution se révèle comme une tentative de réponse à une situation vécue comme une impasse. Alors, la prostitution, une activité professionnelle comme une autre, répréhensible, enviable? Une forme de barbarie subie... L'objectif de ce travail n'est pas de décliner, en la revendiquant, une position particulière qui prétendrait être la bonne réponse, mais plutôt de transmettre à des travailleurs sociaux des éléments utiles issus de notre expérience d'accompagnement, car celle-ci s'inscrit pleinement dans le champ du travail social. Nous sommes avant tout en relation avec des personnes qui, pour diverses raisons, ont été amenées à se prostituer. Si certaines s'en accommodent, beaucoup en souffrent et nous adressent des appels, même si la formulation d'une demande d'aide est encore lointaine ou imprécise. Dès lors, notre objectif sera de construire des réponses adaptées à chacune, et cela avec elles. Notre regard et notre position les distinguent en tant que sujet pouvant s'appuyer sur la proposition de cette relation d'aide pour se décentrer de la seule place de prostituée à laquelle elles se croient (et sont) parfois assignées. De silences en protection, derrière des attitudes défensives ou arrogantes, ces personnes peuvent échapper à nos schémas de compréhension. À nous de créer les conditions de la rencontre au-delà de ces attitudes et de nos représentations. Oser la relation, imaginer des alternatives, leur donner consistance, telle est la volonté qui a guidé le groupe de professionnels auteurs de cet ouvrage.
La méthode des cas repose sur l'utilisation de situations réelles dans le domaine des affaires - appelées cas - à des fins pédagogiques. Favorisant l'échange et l'apprentissage, elle constitue un élément clé des formations au management et à la gestion des entreprises. La méthode des cas permet de mieux situer les enjeux et d'appliquer les principes et les techniques dispensés par la théorie. Pédagogique et méthodologique, ce livre est structuré en cinq parties: attentes des enseignants et des étudiants; principales caractéristiques et méthodologie d'une étude de cas; compétences recherchées et développées; cas d'application et entretien approfondi avec un expert formateur. Cet ouvrage, fondé sur de nombreuses observations concrètes, a été réalisé en collaboration avec des enseignants-chercheurs des universités et des grandes écoles de disciplines différentes (stratégie, management, organisation, GRH, marketing), afin d'utiliser au mieux la richesse de cette méthodologie appliquée aux sciences de gestion. Biographie de l'auteur Cécile Ayerbe: Maître de conférences à l'université de Nice-Sophia Antipolis et membre du GREDE. Olivier Meier: Maître de conférences à l'université Paris Est-IRG, responsable de formations, en gestion des entreprises et directeur du laboratoire Dever Resarch. Audrey Missonier: Docteur en sciences de gestion, professeur à l'ESC Montpellier et chercheuse au sein du CEROM.
Les entreprises disposent de différents types de stratégies de croissance qui leur permettent d'initier, de consolider ou de renforcer leurs politiques de développement et d'expansion. Leur objectif premier est de renforcer la compétitivité et la sécurité de leurs activités, afin d'améliorer leur position concurrentielle. Cet ouvrage offre une approche renouvelée des différentes stratégies de croissance et replace les choix stratégiques dans une perspective plus large, en intégrant l'environnement des entreprises, leur taille (TPE, PME, groupes) ou encore la dimension technologique. Ainsi, des apports essentiels sur des concepts clés tels que les innovations de rupture, la combinaison des ressources, l'autonomie des partenaires ou la gestion de portefeuilles d'alliances font l'objet d'une attention spécifique. De nombreux exemples, des études de cas et des grilles de lecture viennent compléter l'analyse et enrichir la compréhension des situations. Ce livre s'adresse aux dirigeants, responsables et consultants d'entreprise soucieux d'avoir une vision dynamique des stratégies de croissance dans les organisations, ainsi qu'aux étudiants et chercheurs. Biographie de l'auteur Olivier Meier: docteur ès sciences de gestion, maître de conférences, directeur du laboratoire Dever Research, Olivier Meier enseigne la stratégie d'entreprise et le management à l'université Paris Est (IRG) et à l'université Paris Dauphine. Il accompagne régulièrement les entreprises dans leurs politiques de développement et de changement. Il est également l'auteur de nombreux articles et d'une dizaine d'ouvrages consacrés à la stratégie des firmes dont Fusions-acquisitions, Entreprises multinationales, Manageor ou Diagnostic stratégique aux Editions Dunod.
L'essentiel du travail de l'éducateur réside dans le caractère anecdotique de sa présence à l'Autre. Ce n'est pas pour autant que tout le monde peut se dire éducateur! L'apparente simplicité d'un "être avec" masque la réelle complexité du "faire avec". Et ce serait maintenir une illusion que de penser trouver les ressorts du métier d'éducateur en quelques savoirs disciplinaires: ceux-ci ne peuvent l'expliquer que dans l'après-coup. Le sens du métier d'éducateur est à puiser dans une lecture appliquée des actes posés au jour le jour; encore faut-il pour cela disposer d'un langage approprié. D'où le choix de cent mots simples et pourtant illustratifs de la difficulté de ce métier. Cent mots pour une profession longtemps restée sans mots! Tel est le pari de ce dictionnaire qui, par le biais de chacune des notions explorées, tisse des liens entre l'apparente banalité des gestes quotidiens de l'éducateur et leur fondamentale répercussion sur le développement de la personne accompagnée dans une relation d'aide éducative ou de soin. Au final, ce dictionnaire ne conceptualise pas une pratique professionnelle; il la rend visible et lisible par tous ceux qui sont appelés à l'exercer. Il est une trousse à outils que tout éducateur devra savoir garder à portée de main, tant pour l'aider dans ses écrits que pour penser sa pratique. Biographie de l'auteur Philippe Gaberan, éducateur spécialisé et docteur en Sciences de l'éducation, est formateur et chercheur en travail social à l'ADEA (Bourg-en-Bresse). Rédacteur au journal Lien Social, il est aussi l'auteur ou le coauteur de plusieurs ouvrages et articles de référence.
Face à la complexité croissante du mouvement systémique et des thérapies familiales, ce livre offre des repères théoriques largement illustrés par la pratique des auteurs. Pour chaque modèles de thérapie familiale, six rubriques: les concepts-clefs; sur quoi porte l'intervention; comment le problème est-il défini; l'objectif de l'intervention ou de la thérapie; les outils utilisés; la position de l'intervenant ou du thérapeute.
Aujourd'hui, de plus en plus de personnes sont aidées sous influence, sous injonction, sous contrainte. Sans qu'ils ne l'aient réellement voulu ou demandé, nombre de nos concitoyens sont invités, voire convoqués chez des éducateurs, travailleurs sociaux ou psychologues (que l'injonction soit médicale, administrative ou judiciaire). Véritable oxymore, l'aide contrainte trouve sa justification dans la protection des enfants, des adolescents, des femmes battues, des personnes fragiles, des aînés... La gestion de toute déviance, de toute délinquance, y conduit inéluctablement, ce dont témoigne le glissement législatif tant en Suisse, qu'en France, en Belgique ou encore au Québec. A travers sa pratique dans le domaine de la protection de l'enfance, l'auteur décrit l'inconfort de la position des "aidants" professionnels et analyse la double contrainte à laquelle elle conduit. Pour dépasser ce paradoxe, les intervenants sociaux doivent envisager des changements profonds dans leurs approches, leurs méthodologies. Ce livre ouvre des pistes de réflexion sur l'étendue des possibles et la création de nouvelles marges de manoeuvre. Il présente sans complaisance les démarches alternatives mises en oeuvre au sein du centre d'intervention psycho-médico-social Carpe, dans lesquelles ni le juge, ni les parents, ni les enfants ne sont disqualifiés.
Résumé : Danièle Linhart analyse en quoi la logique du management moderne n'est pas si éloignée de celle qui a prévalu dans le taylorisme. Dans les deux cas - déshumanisation et sur-humanisation - c'est la dimension professionnelle des salariés qui se trouve attaquée. Désormais le management moderne revendique l'idée que le salarié est avant tout un être humain dont il faut prendre en considération les besoins, les aspirations, comme les faiblesses. Ce livre montre que derrière cette idée louable s'organise en réalité une disqualification des métiers, de la professionnalité, de l'expérience qui tend à renforcer la domination et le contrôle exercés par les dirigeants. Gérer les salariés en fonction de leur seule condition humaine, c'est nier le fait qu'au travail, ils tiennent des rôles, exercent des fonctions dont ils sont les experts et qui mettent des limites à l'envahissement de leur vie personnelle.
Nouvelle édition augmentée de ce petit pamphlet nécessaire à lire et à diffuser ! Salomé Saqué nous relate des faits, vérifiés et sourcés, sur l’extrême-droite, ses méthodes, ses origines comme ses dangers pour les droits et la démocratie. Mais elle nous donne aussi des pistes pour résister ensemble. Un ouvrage éclairant qui inspire à faire front commun avec beaucoup de justesse mais aussi de force et qui invite à un vrai débat démocratique.
Résumé : "On ne peut plus rien dire..." La complainte de celles et ceux qui dénoncent la "censure", à l'instar d'un Donald Trump, s'étire à longueur de plateaux télévisés. Toute contradiction est dénoncée comme une agression, la lutte contre le racisme est présentée comme une marque d'intolérance "woke". Par un incroyable retournement, tout effort de protéger le débat démocratique est aujourd'hui brocardé comme une atteinte à "liberté d'expression". Pourtant, la haine et le mensonge nuisent gravement à la délibération démocratique : les restrictions de l'expression publique, loin d'être en contradiction avec la liberté d'expression, lui sont consubstantielles. Le juriste Thomas Hochmann révèle la manière dont la réaction a accaparé la liberté d'expression pour mieux imposer ses manières de dire. Mais il montre également comment se réapproprier cette liberté fondamentale, après avoir rappelé et défendu, exemples à l'appui, les lois qui interdisent les discours de haine et les campagnes de désinformation. Leur mise en oeuvre constitue désormais une de nos dernières chances de repousser l'extrême droite.
D'une communauté médiévale de clercs, l'université est progressivement devenue un véritable enseignement de masse, où les professeurs, censés être des érudits et des savants, sont de plus en plus confrontés à des étudiants impréparés aux exigences du haut enseignement, notamment en raison des déficiences d'un enseignement secondaire miné par l'idéologie de l'égalité des capacités et de la réussite pour tous. L'établissement est par ailleurs menacé par la toute-puissance de l'administration, la barbarie du "managérialisme" , l'irruption du juridisme, et plus récemment encore la "cancel culture" et le "wokisme" . Renvoyant dos à dos les excès du gauchisme culturel et la toute-puissance du néolibéralisme triomphant, l'auteur s'attache à identifier ce qui a progressivement muté une forteresse du savoir en ce que d'aucuns voudraient voir comme une machine à délivrer des diplômes. Il entend aussi dénoncer tout ce qui restreint la liberté et le pouvoir des professeurs. Depuis trop longtemps l'université absorbe peu à peu les dérives d'une société clientéliste dont les valeurs culturelles et intellectuelles se dégradent peu à peu, et en appelle à un sursaut salutaire de l'institution, qui suppose la fin de toute sujétion au pouvoir politique et économique.