En 1630, le duché de Milan connaît une grave crise de succession. Pour contrôler les rouages de l'Etat et se concilier les bonnes grâces de la population, le Sénat va utiliser la terreur suscitée par l'épidémie de peste qui ravage la région et flatter les peurs et superstitions les plus ancestrales. Ainsi sera érigée la Colonne Infâme, afin de remémorer le procès des "propagateurs de peste", les sieurs Piazza et Mora, torturés, tenaillés, roués et égorgés pour avoir oint les murs de la cité avec des substances pestifères... Un siècle plus tard, alors qu'il travaille à son Histoire de l'Etat de Mantoue, Pietro Verri prend conscience de l'ignominie que célèbre la Colonne Infâme. En 1776, lorsque, par la voix du Sénat, Milan refuse d'abolir l'usage de la torture, il s'attelle à la rédaction de ses Observations ; outre la relation historique des faits qui ont conduit à l'érection du monument, il démonte les témoignages, met au jour les obscurités de la procédure et fait de son ouvrage un vibrant plaidoyer contre la torture. " Car si la raison parvient à établir que la torture est injuste, dangereuse et cruelle, cette récompense me sera plus chère que la gloire d'avoir composé un volume. J'aurais ainsi défendu les plus faibles et les plus infortunés de mes frères humains ".
Nombre de pages
160
Date de parution
30/01/1988
Poids
197g
Largeur
130mm
Plus d'informations
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EAN
9782878580259
Titre
Observations sur la torture
Auteur
Verri Pietro ; Bouchard François
Editeur
VIVIANE HAMY
Largeur
130
Poids
197
Date de parution
19880130
Nombre de pages
160,00 €
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Jana brûlait de dire son nom, Zorka, vous connaissiez Zorka, c'est bien ça ? Mais dire son nom maintenant, à voix haute, après tant d'années d'efforts pour le taire, aurait été aussi bizarre que le prétendu cauchemar de cet homme. Qui plus est, Jana n'avait aucune patience pour les énigmes venant d'un homme. Il y avait toujours une condition au suspense, et l'anticipation était aussi finement nauséabonde qu'un filet de salive que l'on fait lentement dégouliner de la bouche, et la révélation ne révélait généralement rien de plus que le privilège réservé aux hommes de retenir des informations. Même s'il connaissait effectivement Zorka, cela ne la concernait plus. Que ce soient cette information, l'existence de Zorka ou les jetons de jeu que l'homme entrechoquait dans la paume de sa formulation, rien de tout cela ne la concernait. Pensait-il faire d'elle une petite fille en mentionnant la Malá Narcis ? Elle aurait voulu lui dire que jamais de sa vie elle n'avait été une petite fille, et qu'elle ne comptait pas le devenir aujourd'hui. "Un soupçon de Lynch, un soupçon de Ferrante, la cruelle absurdité d'Antonin Artaud, la féroce candeur d'Anaïs Nin, la langueur stylée d'une chanson de Lana Del Rey... une séduction lente puis obscurcie comme une pièce enfumée". The Guardian
Tavares Gonçalo M. ; Nédellec Dominique ; Caiano R
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A sept ans, je n'étais sûre que d'une chose : que tout peut basculer d'un instant à l'autre, que rien ne dure. -J'aurais donc eu tout lieu d'être terrorisée, apathique, repliée sur moi-même, blindée face à ce qui se passait autour de moi. C'est heureusement l'inverse qui se produisit. Je voyais la vie comme une aventure extraordinaire, dont il ne fallait pas perdre une miette en se voilant les yeux et qui réservait toujours, au tournant du chemin, quelque chose d'inattendu, d'incroyablement terrible, ou de terriblement incroyable. Niki, qui vient de mourir, raconte l'histoire de sa famille. D'une jeunesse privilégiée à la clandestinité, du Moyen-Orient aux villes grecques, Niki, c'est aussi l'histoire d'une femme libre, façonnée tour à tour par les drames et les joies du XXe siècle. Une fresque flamboyante et absolue, faite d'espoir, de vengeances, de batailles et d'amour.