Par le terme de "philosophie mathématique", Bertrand Russell désigne une philosophie qui s'efforce d'expliquer les principes logiques sur lesquels reposent les mathématiques. Portant sur l'ensemble de l'oeuvre logico-mathématique de Russell, depuis les Principles of Mathematics jusqu'aux Principia Mathematica en passant par "On Denoting", cette étude reconstitue la genèse de la logique russellienne à partir d'une réflexion "grammaticale" et scrute l'analyse philosophique des concepts et propositions mathématiques qui gouverne leur réduction logiciste. L'auteur adopte une approche résolument historique. Il souligne, à travers évolutions et ruptures, la cohérence d'une authentique pensée qui assigna une signification au symbolisme logique, proposa une solution à la question du fondement des mathématiques et contribua à développer le style analytique en philosophie. Par-delà les enjeux techniques, la "philosophie mathématique" de Russell constitue une source majeure de bien des débats contemporains.
Date de parution
03/05/2000
Poids
700g
Largeur
215mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782711611416
Titre
LA PHILOSOPHIE MATHEMATIQUE DE BERTRAND RUSSELL
ISBN
2711611418
Auteur
VERNANT
Editeur
VRIN
Largeur
215
Poids
700
Date de parution
20000503
Nombre de pages
0,00 €
Disponibilité
Epuisé
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
La philosophie occidentale s'est toujours pensée comme quête de vérité. Pour Socrate et les Mégariques cette quête relève du logos, mieux de la pratique du dialogue. Mobilisant les outils analytiques de la logique et de la philosophie du langage contemporaine, on propose ici de: définir pragtnatiquement les actes véridictionnels d'assertion, de dénégation qui ensemble constituent des actes d'estimation, mais aussi celui de désengagement qu'est la simple considération, en axiomatisant leurs relations mutuelles d'opposition; construire une logique dialogique de la véridicité apte à rendre compte aussi bien de la démonstration de la validité formelle que de l'élaboration conjointe de la vérité "matérielle" prosaïque; déterminer les conditions praréologiques d'établissement du vrai propres aux différents registres de véridicité. Ce faisant, on construit une alternative résolument actionnelle à l'antique traitement représentationnel et correspondantiste de la vérité.
Professeur honoraire au Collège de France, membre correspondant de nombreuses académies, Jean-Pierre Vernant (1914-2007) était un spécialiste incontesté de la pensée grecque. Il est l'auteur de nombreux livres de référence, souvent accessibles à un large public, comme en témoigne le succès de cet ouvrage.
Y a-t-il des liens entre la lecture par Jean-Pierre Vernant de l'épopée homérique et son action dans la Résistance armée ? Dans cet ouvrage, le grand historien revient sur cet invisible réseau de correspondances entre son interprétation du monde antique et son expérience de vie. Cette confrontation entre l'objectivité distante du savant et l'engagement passionné du militant ne pouvait manquer de déboucher sur les problèmes de la mémoire. Notamment sur les difficultés que rencontre l'historien du temps présent pour parler de ces Années noires, dont les enjeux sont trop actuels pour être traités avec détachement. Mais c'est plus généralement au franchissement des frontières qu'invite ce livre : entre passé et présent, proche et lointain, familier et insolite, finalement, pour chacun de nous, entre ses souvenirs et lui-même.
Comment lire un mythe ? Quel rapport la philosophie entretint-elle avec la tradition ? Comment s'est formée la pensée positive en Grèce ? La tâche de l'historien n'est pas d'opposer mythe et raison, mais d'explorer, puis de confronter le discours théologique des poètes et les écrits postérieurs des philosophes et des historiens, de repérer les divergences dans les modes de composition, le vocabulaire, l'outillage conceptuel, les logiques de la narration. En relisant ainsi les grands textes mythiques et philosophiques, Jean-Pierre Vernant et Pierre Vidal-Naquet ont éclairé de façon décisive l'univers mental des anciens Grecs.
Norman McLaren oeuvre dans le domaine onirique de l'animation. David Cronenberg est maître du genre de l'horreur intérieure. Que peuvent donc partager ces deux cinéastes canadiens aux univers si distincts ? Chacun a construit une relation à long terme avec un compositeur - respectivement Maurice Blackburn et Howard Shore. D'un duo à l'autre, le musicien occupe une place centrale au sein de la création collective ; sa musique se révèle comme une composante fondamentale. Quels processus créatifs lui permettent de se déployer ? Le livre fait la lumière sur les mécanismes collaboratifs et la pensée de ces duos. Plus généralement, il établit une poïétique de la création musico-filmique, décrit et comprend les processus créateurs filmique et musical qui déterminent la composition d'une musique de film et, plus encore, une musicalité de tout le complexe audiovisuel. Du cinéma d'animation expérimental (A Phantasy) au long-métrage de fiction (Crash, A Dangerous Method) en passant par le documentaire engagé (Jour après jour), l'auteure offre un portait inédit de pratiques musico-filmiques novatrices tout en proposant de nouvelles approches analytiques pour la musique de film.
Des religieux voués à la prédication peuvent-ils se reconnaître "une vocation universitaire" ? L'Université, de son côté, est-elle prête à recevoir et intégrer la collaboration de "frères prêcheurs" ? En 1907, quelques jeunes dominicains français, professeurs au "Saulchoir" , en Belgique, où ils étaient alors exilés par les lois anti-congréganistes, créaient la Revue des Sciences philosophiques et théologiques : ils se donnaient ainsi un instrument qui leur permettrait de communiquer au public savant non seulement les fruits de leurs propres travaux, mais aussi les résultats d'autres spécialistes engagés dans les mêmes disciplines et de nourrir par là un dialogue constant au sein de la recherche universitaire. En 2007, célébrant son centenaire par un colloque à l'Institut Catholique de Paris, la revue a voulu évaluer la pertinence des intuitions qui présidèrent à sa fondation et dresser un inventaire critique de ses principales réalisations. L'intérêt des contributions ici rassemblées dépasse celui de l'histoire d'un siècle d'études dans l'Ordre des Prêcheurs : on y trouve des ressources originales pour penser aujourd'hui la question du rapport entre culture universitaire et appartenances religieuses, raison et foi.