L'échelle du monde. Essai sur l'industrialisation de l'Occident
Verley Patrick
GALLIMARD
35,59 €
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EAN :9782070746866
En un siècle et demi, des années 1730-1750 aux années 1880-18890, l'économie occidentale, par ses productions et ses consommations, se hisse à l'échelle du monde grâce à la croissance de la demande intérieure des pays du coeur industriel de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Une demande qui suscite, en retour, des améliorations décisives des facteurs de l'offre : développement technique, amélioration des circuits de commercialisation et d'information, des méthodes de production et de vente. Cette industrialisation de l'Occident, Patrick Verley la raconte à rebours des démonstrations classiques de David Landes ou de Fernand Braudel, qui privilégièrent plutôt la modification technologique et capitalistique de l'offre : avec lui, on chemine sur les routes, on s'embarque sur les navires ; on voit les produits de la vie quotidienne s'échanger, se répandre, modifier les existences ; on découvre combien lente fut l'émergence des marchés nationaux, alors que depuis longtemps coexistaient des marchés locaux, où chacun venait échanger ses produits, et des marchés internationaux, où quelques-uns prenaient des risques. Une histoire qui se raconte au niveau qui est le sien : le monde entier, du XVIIIe siècle au début du nôtre. Cette première industrialisation présente assurément des similitudes, dans nombre de ses processus, avec notre actuelle phase de " mondialisation " -une révolution dans la vitesse de circulation de l'information,, dans les conditions et les coûts de transport des marchandises ; des innovations commerciales et financières ; des changements techniques et organisationnels que les théoriciens peinent à comprendre dans leur portée comme dans leur signification ; l'émergence de stratégies économiques qu'entrepreneurs et gouvernants élaborent à l'échelle du monde. Elle contribue surtout, par comparaison, à l'intelligence des particularités de notre époque, tant l'histoire économique est faite de configurations singulières, de ruptures, de périodes de relative harmonie comme de déséquilibres accrus, de changements, d'échelle, de mutations qualitatives. On aura compris que, avant toute chose, L'échelle du monde est une exceptionnelle leçon d'histoire.
Nombre de pages
713
Date de parution
24/09/1997
Poids
779g
Largeur
140mm
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EAN
9782070746866
Titre
L'échelle du monde. Essai sur l'industrialisation de l'Occident
Auteur
Verley Patrick
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
779
Date de parution
19970924
Nombre de pages
713,00 €
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En un siècle et demi, des années 1730-1750 aux années 1880-1890, l'économie occidentale, par ses productions et ses consommations, se hisse à l'échelle du monde grâce à la croissance de la demande intérieure des pays du c?ur industriel de l'Europe et de l'Amérique du Nord. Une demande qui suscite, en retour, des améliorations décisives des facteurs de l'offre : développement technique, amélioration des circuits de commercialisation et d'information, des méthodes de production et de vente. Cette première industrialisation de l'Occident, Patrick Verley la raconte à son échelle, et non pas vue de surplomb : avec lui, on chemine sur les routes, on s'embarque sur les navires ; on voit les produits de la vie quotidienne s'échanger, se répandre, modifier les existences... Ce faisant, il montre les similitudes avec notre actuelle phase de «mondialisation» - une révolution dans la vitesse de circulation de l'information, dans les conditions et les coûts de transport des marchandises ; des innovations commerciales et financières ; des changements techniques et organisationnels ; l'émergence de stratégies économiques qu'entrepreneurs et gouvernants élaborent à l'échelle du monde. Voilà qui dit assez les raisons pour lesquelles cet ouvrage est devenu un classique.
Qu'est-ce que "La Révolution industrielle"? Historiens et économistes, depuis un siècle, n'ont cessé de débattre de la réalité du phénomène, de ses causes et temporalités explicatives.Le lecteur trouvera donc ici une synthèse en deux parties. La première, intitulée: "La Révolution industrielle: histoire d'un problème" lui permet de comprendre comment s'est peu à peu construit cet objet historique.La seconde partie, intitulée: "La Révolution industrielle: acteurs et facteurs", présente l'ensemble des personnages, produits, processus et inventions qui, tour à tour, se sont vu accorder une importance causale majeure dans la Révolution industrielle. Nombre d'entre eux étant par ailleurs devenus des objets d'étude en soi, le lecteur qui aura pu mesurer dans la première partie leur seule contribution à la Révolution industrielle, découvrira dans la seconde toute leur ampleur propre, qui souvent excède la période historique de cette révolution et ouvre à d'autres champs historiques.
Résumé : Accélérant une croissance économique qui s'affirme dès les débuts de l?époque moderne, des mutations importantes que l'usage résume sous le nom de "révolution industrielle" affectent peu à peu les consommations, les organisations productives, puis les techniques à partir du milieu du XVIIIe siècle. Cet ouvrage tient compte des reconstitutions statistiques dont les historiens disposent aujourd'hui et montre que les modifications des organisations du travail et des techniques n'interviennent qu'après une phase assez longue de croissance de la production, qui permet un développement de la consommation dans une partie de l'Europe occidentale. Enfin, il relie les recherches sur la protoindustrialisation à l'histoire de la première industrialisation.
Accélérant une croissance économique qui s'affirme dès les débuts de l'époque moderne, des mutations importantes que l'usage résume sous le nom de " révolution industrielle " affectent peu à peu les consommations, les organisations productives, puis les techniques à partir du milieu du XVIIIe siècle. Cet ouvrage tient compte des reconstitutions statistiques dont les historiens disposent aujourd'hui et montre que les modifications des organisations du travail et des techniques n'interviennent qu'après une phase assez longue de croissance de la production, qui permet un développement de la consommation dans une partie de l'Europe occidentale. Enfin, il relie les recherches sur la proto-industrialisation à l'histoire de la première industrialisation.
Raymond Guérin est fasciné par la lettre, qu'il s'agisse de la forme littéraire qui structure certains de ses récits ou d'une véritable correspondance. A tous les titres, de la pratique de l'échange à l'exercice de l'imagination, il est un épistolier. Les Lettres à Sonia sont certes une correspondance réelle entre un écrivain et la femme qu'il aime, séparés par la guerre et la captivité, mais elles sont aussi et au moins autant un journal, et encore une projection, une mythologie, bref c'est un récit qui se donne. Journal ou récit qui est adressé à l'autre, destinataire et matière sacrée de l'écriture. En contre-point, Guérin brosse son portrait intérieur, il évoque le quotidien du prisonnier dont la vie personnelle, comme celle du monde, est soumise aux ruptures de l'histoire. Ecrivant ces Lettres qui sont un roman, Guérin s'inscrit dans une fièvre d'expression que son étrange disponibilité ne peut qu'aviver. Digne dans l'épreuve, répondant par les mots à la misère du temps, il dresse au jour le jour un monument de résistance à la barbarie, fondé sur l'amour et la foi dans le verbe. Le monde de l'intelligence le nourrit plus que jamais et s'érige en rempart contre la sottise. Dans les Lettres à Sonia, Guérin se montre bouleversant de droiture et de lumière.