L'autre beauté du monde [EDITION EN GROS CARACTERES
Verine Bertrand
DE LA LOUPE
23,00 €
Epuisé
EAN :9782848683027
Ce livre de nouvelles vous fait entrer dans le monde des malvoyants, il vous fait voir le monde des aveugles, de l'intérieur, avec un réel talent d'écrivains mus par une sensibilité hors du commun. Ce sont souvent des artistes ! "Quel pauvre d'esprit que celui qui décréta que l'Homme n'avait que cinq sens. Les sens sont comme les couleurs qui s'associent pour faire apparaître de nouvelles nuances. Jeff sait percevoir une masse sans la toucher. Il sent bien aussi que son corps a la mémoire des mouvements. Pourtant, foutaise que le sixième sens des aveugles. Foutaise parce qu'il se cogne régulièrement aux objets qui l'entourent. Foutaise parce que tout le monde est capable de redécouvrir ces potentialités oubliées du corps humain. Mais sans doute faut-il être contraint pour compenser et accéder à une autre dimension. Jeff se dit parfois, quand tout va bien, qu'il est peut-être un passeur." Ce recueil est également disponible en version grands caractères aux éditions de la Loupe, en braille à la Fédération des Aveugles et Handicapés visuels de F
Nombre de pages
220
Date de parution
15/11/2009
Poids
279g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782848683027
Titre
L'autre beauté du monde [EDITION EN GROS CARACTERES
Auteur
Verine Bertrand
Editeur
DE LA LOUPE
Largeur
150
Poids
279
Date de parution
20091115
Nombre de pages
220,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Les recherches actuelles en sciences cognitives attestent que les perceptions de l'être humain font presque toujours coopérer deux ou plusieurs systèmes sensoriels, tandis que les recueils récents consacrés à l'expression des sensations constatent la rareté des travaux existants en dehors du champ visuel. C'est cette face ignorée de la perception et de sa mise en discours que scrutent ici une psychologue, deux historiens de la culture et six linguistes, qui croisent leurs approches sur les textes adressés par des personnes voyantes, malvoyantes et aveugles au concours d'écriture Dire le non-visuel pour le bicentenaire de Louis Braille. La mise en perspective historique de ces textes révèle la persistance globale en Occident, depuis l'Antiquité, d'une série de lieux communs que leurs auteurs s'emploient (souvent inconsciemment) à réécrire, tels que le caractère à la fois hégémonique et illusoire de la vue, la cécité comme malédiction ou comme voyance, l'indicibilité des sensations tenues pour inférieures. L'étude de ces réécritures cherche à identifier les ressources accessibles aux locuteurs non experts pour désigner les propriétés auditives, olfactives, tactiles et gustatives. Par-delà, l'observation des discours de personnes aveugles précoces permet de s'interroger sur la catégorie, apparemment paradoxale, des images tactiles à distance. Les neuf chapitres de l'ouvrage apportent ainsi de nouvelles réponses aux questions, classiques en philosophie et en psychologie, de la hiérarchie des sens, de l'existence, ou non, et de la spécificité éventuelle d'un "monde des aveugles" ou d'un "discours d'aveugle". En citant des exemples nombreux et substantiels, tous s'attachent à la représentation langagière des sensations, non seulement en termes d'adéquation des mots aux choses, mais de fonctionnement cognitif et d'interaction des sujets avec leur environnement.
Ce livre est encore plus nécessaire dans le "monde d'après", où la pandémie de la Covid-19 a ravivé certains préjugés concernant le toucher, dont le "monde d'avant" était tout juste en train de se libérer. Chaque chapitre propose une synthèse accessible des avancées récentes concernant les perceptions tactiles en physiologie, en psychologie et en anthropologie, leur illustration par plusieurs extraits littéraires et un inventaire ordonné du vocabulaire courant permettant de les exprimer en français. La première partie passe en revue Comment dire les propriétés tactiles : la température, l'hygrométrie, le poids, la consistance, la texture, la forme et la vibration. La deuxième partie se consacre au Toucher en situation pour en approfondir le rôle dans nos actions, sa place dans nos systèmes de pensée, sa fonction d'alerte par la douleur et sa contribution aux pratiques de soin. Son enjeu est aussi de comprendre pourquoi le rôle du toucher dans notre vie et la présence du vocabulaire tactile dans notre langage passent souvent inaperçus. L'index des mots commentés et l'index des auteurs cités permettront aux lecteurs de feuilleter l'ouvrage en fonction de leurs points d'intérêt.
Syrie. Un vieil homme rame à bord d'une barque, seul au milieu d'une immense étendue d'eau. En dessous de lui, sa maison d'enfance, engloutie par le lac el-Assad, né de la construction du barrage de Tabqa, en 1973. Fermant les yeux sur la guerre qui gronde, muni d'un masque et d'un tuba, il plonge - et c'est sa vie entière qu'il revoit, ses enfants au temps où ils n'étaient pas encore partis se battre, Sarah, sa femme folle amoureuse de poésie, la prison, son premier amour, sa soif de liberté.
Mercerie, droguerie, modiste, quincaillerie, marchand des quatre-saisons, papeterie... Chaque Français a dans le coeur un petit commerce. Ces lieux essentiels sont notre art de vivre. Il fallait un écrivain pour les célébrer. Un enfant de commerçants, de surcroît. Anthony Palou a grandi dans une famille de marchands de primeurs, d'origine espagnole, qui s'est installée en Bretagne. Dans ma rue y avait trois boutiques est un tendre plaidoyer pour les petits commerces. D'une plume subtile, alliant humour et mélancolie, Anthony Palou y conte les boutiques et les artisans de sa vie, de Quimper à Paris, en passant par tous les coins de l'Hexagone. Pour lui, rien n'est perdu, les beaux jours sont devant nous.
Pour gagner sa vie, Edgar Olin traduit des notices d'appareils électroménagers. Mais sa véritable vocation c'est la littérature. Il écrit des romans policiers... qui ne se vendent pas. Il faut dire que ses voisins dégénérés ne le laissent jamais travailler en paix. Lassé de subir leurs assauts sonores, Edgar décide d'emménager dans une résidence pour seniors. Là-bas, il pourra écrire au calme, parce que c'est bien connu, les personnes âgées jouent aux cartes, regardent Les Feux de l'amour, et se couchent tôt. Evidemment, rien ne va se passer comme Edgar l'imaginait.
Le "Phénomène des Chalous" , c'est elle, Reine Bellefontaine, la nouvelle institutrice du village. Un phénomène car, en dépit d'être jeune et inexpérimentée, d'être nommée dans une petite commune au coeur des montagnes où l'école n'est plus qu'un bâtiment tombant en ruine sans matériel ni livres, Reine est têtue, fantasque et déterminée. Ses erreurs de débutante et les embûches causées par certaines personnes malintentionnées seront vite dépassées grâce à son ingéniosité et à son enthousiasme, au point de s'attirer finalement la sympathie des élèves et de leurs parents et de devenir une personnalité influente au sein du village...