Prix Ragots VIP des auditrices et auditeurs de RTL/TVIDes nouvelles de vos VIP préférées? Eh bien, ça va coucicouça! Il y a en effet celles et ceux qui attendent que cela change, ceux et celles qui ont plus ou moins de chance et celles et ceux dont la santé est tout à fait chancelante! Commençons par ces derniers! La Victime de Samothrace n'a toujours pas retrouvé sa tête et sa morosité lui fait penser que personne n'est prêt à la lui rapporter! Il y a pourtant une forte récompense à la clé! La cuisse et les ailes à volonté! De son côté, la Vénus de Mille Kilos soigne sans succès sa surcharge pondérale et son obésité de Sumo dans un hôpital d'Annecy où le personnel infirmier (et les mauvaises langues locales qui en font tout un fromage) l'appellent la Tonne de Savoie! Ah! Ce n'est ni très subtil ni très beau! D'autant que sa cousine, la Verrue de Milo, vient d'être admise au même endroit dans le même pavillon des familles regroupées! Elle, c'est l'énorme loupe qu'elle a sur la croupe qui pose problème à la Faculté! Le professeur qui dirige le département «Malformations, Mycoses, Kystes purulents, dégénérescence et Amputations» va jusqu'à comparer cette incongrue excroissance en forme de gigantesque melon à une de ces énormes vesses-de-loup qu'on nomme lycoperdons! Comment en faire l'ablation sans entamer sérieusement son arrière-train, c'est toute la question. Le Colon de Rhodes, un géant colossal cependant, n'a pas le moral, lui non plus! Ses intestins déliquescents lui causent un mal de chien et ne cessent de partir en eau de boudin! Est-ce la fin sans rémission? Heureusement d'autres par amour pour leur prochain prient pour leur prompt rétablissement! Ainsi de Monna Lisa qui vient d'entrer en religion sous le nom de Monna Lisieux (et non «de» Lisieux qui aurait fait un peu trop huppé)! Dieu a beaucoup apprécié cette humilité conforme aux voeux prononcés et s'est même chargé de prévenir personnellement les gardiens du Louvre en leur signalant qu'il s'agissait d'une conversion et non d'une évasion! Ces braves gens, c'est connu, sont souvent un peu lents question compréhension! Mais bref! Dans le même mouvement, Dieu, toujours lui, dans son immense bonté, a consenti qu'on admette à une retraite bien méritée sainte Thérèse qui va enfin pouvoir se tirer, vite fait bien fait, de cette campagne normande de merde où il ne fait que pleuvoir à longueur de siècle! Restent celles qui attendent en vain leur petit brin de bonheur! Soeur Anne, entre autres, la pauvre! Elle a eu beau planter là sa Supérieure avec qui elle était pourtant pacsée pour l'éternité pour suivre un jeune et bel ophtalmo qui lui avait tapé dans l'oeil et lui avait promis le paradis sexuel, eh bien, elle ne voit toujours rien venir de ce côté! Pareil pour les Glandeuses de Millet! Quelle que soit la pose provocante qu'elles puissent prendre à la fin de l'été en faisant semblant de glaner - le buste penché, la bure relevée et les jambes écartées - personne ne vient les besogner! Pas de chance! Pas le moindre chaland à l'horizon de leur champ de blé! Rien à espérer!Tous des fauchés!*Lauréat (Premier Prix)au Concours de Violon Dinguedu Conservatoire de WaterlooÀ ne pas confondre avec le violon d'Ingresqui est et reste une véritable passion,advient-elle en second,ni avec - toute proportion et raison gardée -le violon de Meringue qui pour sa part(ou importante portion)est, à sa façon,une des plus dévorantes addictionschez les amateurs de tartes au citron!Moins encore avec le violon de Méningesdont jouent - et surjouent! - certains intellosqui poussent parfois un peu loin le bouchonde leurs réflexions (explications,communications, leçons et re-leçons)au point d'en attrapernon seulement le bourdonmais carrément une araignée dans le plafondBien qu'il y ait pire!Pensons au violon de Pingre,si radin qu'il chercherait à vous vendre,(...)
Du poète belge Jean-Pierre Verheggen les Editions Gallimard ont publié, en 2001, Ridiculum vitae précédé d'Artaud Rimbur (Poésie/Gallimard n° 355) et, dans la collection "L'arbalète", également en 2001, On n'est pas sérieux quand on a 117 ans, en 2004, Du même auteur chez le même éditeur et, en 2006, L'Idiot du Vieil-Age. Par ailleurs, les Editions Anatolia/ Le Rocher ont fait paraître, en 2004, Gisella, un petit livre d'émotion à propos de la disparition prématurée de sa femme.
Poète belge, issu de l'ex-groupe avant-gardiste TXT, Jean-Pierre Verheggen est né en 1942. Il aété successivement conseiller du ministre de la Culture et chargé de mission spéciale à laPromotion des Lettres françaises de Belgique. Il a publié, aux Editions Gallimard, Ridiculumvitae précédé d'Artaud Rimbur (Poésie/Gallimard, 2001), On n'est pas sérieux quand on a 117ans (L'arbalète/Gallimard 2001), Du même auteur chez le même éditeur (L'arbalète/Gallimard,2004), L'Idiot du Vieil-Âge (L'arbalète/Gallimard, 2006), Sodome et Grammaire (Hors sérieLittérature, 2008).
De l'humour à "l'humort" (ce néologisme qui "n'langage que moi"), voilà qu'on passe tout à coup du rire au rictus et à la soupe à la grimace. C'est "langoisse", cette langue qui n'arrête plus de nous parler de ce qui nous menace. En attendant on cherche à faire avec, on s'occupe, on essaie de demeurer actif du ciboulot, on va voir des expos (pas trop), on préfère souvent taper le carton avec nos poteaux ou rester calfeutré chez soi pour soigner nos bobos "de vieux tableaux" ! Mais surtout on lit et relit. En l'occurrence un livre fort à propos : L'Antagonie de Serge Sautreau, un petit chef-d'oeuvre de poésie hors du commun. Hors du commun des mortels !
Dans tous ses livres, mais plus particulièrement dans Artaud Rimbur et Ridiculum Vitae, Jean-Pierre Verheggen mène à bride abattue l'une des plus toniques chevauchées verbales de ces trente dernières années. Poète phénomène, poète énergumène, il est l'inventeur d'un genre nouveau, l'opéra-bouche : un opéra où il opère à vif, où il profère à la vitesse du son le parler grand nègre qui produit l'ouïssance, à la fois jouissance de l'oreille et jouissance par l'oreille. En liberté dans les fourrés et les coups fourrés du langage, Verheggen donne une oeuvre qui est à recevoir dans la résonance ferroviaire de sa voix, avec sa verve de grande déferlante, son swing de boxeur des lettres, sa fantaisie féroce. Le souffle, ici, charrie tous les essoufflements. Le chant, ici, est de savante cacophonie. La poésie, ici, s'octroie le burlesque et l'outrance, le tragique et l'outrage. Elle est sans frein, sans remords, sans pitié. Elle jubile en désespoir de cause. Elle cause pour solde de tout compte. Ici, l'artiste se refait le portrait "en gros Trav'lo d'mots", "en Style Nouille", "en Dieu grec" et même "en Hercouille de Foire"... Comme le souligne Marcel Moreau dans une préface des plus étourdissantes : "Chez Verheggen la polyphonie est crûment sensorielle : la connaissance par les tripes. Mais il y a plus, c'est un obsédé des saveurs. Du langage il traque les succulences secrètes, les épices ravageuses. Il les débusque dans les profondeurs du dire. Violentes ou suaves, il se les remonte jusqu'aux papilles. C'est là qu'il se les ensalive, mot à mot. On le lit avec des yeux qui auraient du nez, et une bouche qui aurait un regard. Avec lui, on se sent alphabétisés de partout, du rectum aux génitoires, en passant par le coeur, où l'émotion, toujours, est l'honneur de la folie."
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.
Léonor aime Dan depuis quarante ans, et Nils depuis quinze jours. Dan, c'est le rêve américain de ses dix-huit ans qu'elle a quitté trop vite et qu'elle retrouve parfois à la sauvette, dans un hôtel new-yorkais décati, toujours le même. La dernière fois qu'ils se sont vus, c'était il y a huit ans. La prochaine, c'est dans quelques jours. Mauvais timing. Nils a une tête éperdument sympathique et un corps si palpable qu'il serait capable de transformer Dan en abstraction. Mais cette histoire d'amour toute fraîche pourrait tout aussi bien ne pas résister face à une telle longévité. Si Léonor replonge tête baissée dans les bouillonnements de l'existence, sa mère, elle, pense avoir tout résolu. Ce qui l'occupe désormais, c'est d'en finir proprement. Et vite. Et si possible en beauté, dans un hôtel de luxe avec vue sur la mer. Et avec ses filles pour l'aider. Mais comment fait-on ça ...
Après le remarqué Ariane, Myriam Leroy nous revient en force avec ce récit âpre et glaçant, servi par un humour noir détonant. Ce roman, bien ancré dans l’ère des réseaux sociaux , dénonce – après d’apparents débuts de drague banale - un harcèlement virtuel inexorable, d’une ampleur démesurée et d’une dimension suffocante. Elle montre de façon limpide la virulence de l’attaque, son caractère sexiste, encore amplifiés par son caractère impalpable. L’on sent viscéralement dans Les yeux rouges l’impuissance et la frustration de ne pas être prise au sérieux, qui peuvent mener à la folie. Le style percutant et affûté de l’auteure, très personnel, fait ressentir au plus près le tragique de la situation. Salutaire.
Tout commence par un harcèlement : quand Jérôme Angust, homme d'affaires, passablement exaspéré par le retard de son avion se voit interpeller par le raseur des aéroports, celui qui comble les attentes en racontant sa vie à ceux qui ne demandent rien. Textor Textel, importun sur-mesure a choisi sa victime et, imperturbable, se met en devoir de dérouler les menus faits de son existence et peu à peu d'avouer ses forfaits et ses crimes. Ou plutôt son crime parfait. A ce point du récit August est déjà prisonnier du piège infernal mis en place par Textel. Puisque la jeune femme que Textel a tuée, dit-il par amour, était sa propre femme... Et ce n'est que le début d'aveux et de révélations hallucinantes en forme de miroir dédoublé à l'infini. Une machinerie diabolique à la Nothomb dont les protagonistes ne peuvent sortir indemnes. L'obsession, l'amour, la culpabilité, le crime et le châtiment, le dédoublement, la face inconnue de soi sont les arcanes majeurs d'un jeu dialectique étourdissant. Un roman électrique et excitant, dans la veine d'Hygiène de l'assassin. Un affrontement sans merci construit selon l'art de l'épure et dorénavant de "la cosmétique", entendez d'après Amélie, la science de l'ordre cosmique, qui opère des modifications radicales...