L'amour au temps de la solitude. Trois essais sur le désir et la pulsion
Verhaeghe Paul
DENOEL
17,00 €
Epuisé
EAN :9782207251409
Le sexe est l'activité pour laquelle l'homme se dépense le plus afin d'arriver à... à quoi ?" C'est sur cette interrogation, qui ne laissera personne indifférent, que s'ouvre L'Amour au temps de la solitude. L'auteur de ce qui fut l'un des best-sellers de l'année en Belgique est psychanalyste. Il s'interroge sur les rapports homme-femme et la question du couple, en partant des enseignements de la psychanalyse, mais aussi (surtout devrait-on dire, car c'est l'une des grandes richesses de ce livre) à la lumière des évolutions sociales et économiques du XXe siècle. Des mouvements d'émancipation féminine et de contestation de l'autorité des années soixante jusqu'à l'influence des modèles imposés par Hollywood, la publicité et la consommation de masse, l'auteur passe en revue les facteurs qui ont déterminé dysfonctionnements et paradoxes actuels. Comme le fait que les homosexuels sont aujourd'hui les premiers à défendre le mariage, alors même que l'institution connaît une désaffection croissante depuis des décennies. Ou encore les affaires de pédophilie, de racket à l'école, la vogue de l'échangisme et du SM. Un livre sensible et intelligent, qui met le doigt sur le tragique de notre société dominée par ce que l'auteur appelle l'"idéologie junkie" : la jouissance immédiate et individualiste par la consommation, qui, en supprimant le manque, compromet le désir et finit par mener inéluctablement l'homme contemporain vers son état le plus angoissant : l'ennui. --Maya Kandel
Nombre de pages
265
Date de parution
20/09/2000
Poids
358g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782207251409
Titre
L'amour au temps de la solitude. Trois essais sur le désir et la pulsion
Auteur
Verhaeghe Paul
Editeur
DENOEL
Largeur
140
Poids
358
Date de parution
20000920
Nombre de pages
265,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Paul Verhaeghe établit un lien entre le contexte néolibéral typiquement occidental, d?une part, et le grand nombre de troubles mentaux, d?autre part. Verhaeghe montre que le contexte néolibéral présente une incidence poussée et modelante sur notre identité, nos normes et valeurs. Les statistiques indiquent en effet qu?il n?y a pas seulement davantage de troubles mentaux qu?il y a environ trente ans mais que par ailleurs, ces troubles sont traités d?une autre manière qu?autrefois. En comparaison avec la psychothérapie classique, l?approche actuelle n?est rien de plus que l?instauration d?une discipline (ne bouge pas et fais attention!) qui correspond parfaitement à l?actuelle peur de l?autre. Le fait que cette peur soit la conséquence du néolibéralisme a pour effet que la protestation collective ne prend que difficilement forme. Selon Paul Verhaeghe, cette protestation collective est nécessaire; il n?en doute à aucun moment.
Ferdinand aime Jeanne qui ne le sait pas encore. En Khâgne tous l'appellent la liseuse en référence au tableau La Liseuse de Henner et rêvent de partager ses lectures. Mais Jeanne est secrète, inaccessible. Avec Ferdinand ils se retrouvent par hasard au cinéma et découvrent leur goût commun pour les films de Fritz Lang. Pourquoi m'appelle-t-on "La liseuse" ? Ferdinand lui propose d'aller voir "son double" au musée Henner. Leur histoire peut commencer.
Cet ouvrage interroge les articulations problématiques entre art, flux et contemporain, à partir de pratiques artistiques actuelles où interviennent le quotidien, le sociologique et le collectif. Traversé par des flux de toute sorte, le monde contemporain soulève la question de sa représentabilité, alors que les artistes ont, depuis toujours, éprouvé le besoin de se mettre en adéquation avec lui. Comment montrer ce qui sans cesse se meut ? Pourquoi suivre les mouvances du monde ? Et finalement, que peut l'art d'aujourd'hui ...
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Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...