Rocoux 1746. Bataille et combats pendant la guerre en dentelles
Vergez Laurent ; Chaline Olivier
FEUILLAGE
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EAN :9782373970043
La guerre en dentelles" : cette expression, que nous devons à Voltaire, renvoie toujours aux mêmes images, popularisées par Fanfan la tulipe sur le grand écran : splendeur des uniformes, courtoisie des échéanges et batailles livrées devant un public choisi, dames et gentilhommes désoeuvrés... Et pourtant ! quelle que ce soit l'époque, la guerre n'est ni une partie de plaisir, ni un spectacle. Louis XV, le soir de Fontenoy, ne donne-t-il pas à son fils le Dauphin une leçon de tempérance à la vue de l'horreur du champ de bataille : "Voyez tout le sang que coûte un triomphe. Le sang de nos ennemis reste le sang des hommes. La vraie gloire, c'est de l'épargner" ! Un an après, les combats sont toujours aussi rudes. Si elle est moins connue que Fontenoy, la bataille de Rocoux est tout aussi représentative de ce que sont les affrontements pendant la Guerre de Succession d'Autriche. Ce sont les mêmes protagonistes, les mêmes armes, la même tactique. Maurice de Saxe domine par son génie et par la puissance de ses troupes. Point d'échange courtois ou de citation célèbre, mais une violence omniprésente à l'image des fantassins français qui chargent "baïonnette au canon" pour être plus efficaces. Peut-être encore plus que Fontenoy, la bataille de Rocoux mérite donc d'être connue. Il convient donc "d'ausculter" ce que l'historien John Keegan appelle l'anatomie de la bataille de Rocoux : son contexte, les forces en présence, la bataille en elle-même. Comme les dames en dentelles du XVIIIe siècle, soyez curieux, prenez vos sièges et bonne lecture !
Nombre de pages
300
Date de parution
14/06/2017
Poids
540g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782373970043
Auteur
Vergez Laurent ; Chaline Olivier
Editeur
FEUILLAGE
Largeur
160
Date de parution
20170614
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300,00 €
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L'épuration n'a pas surgi du néant à l'été 1944 dans une flambée de violences inexplicables. Inscrite dans notre tradition politique, elle est née au début de l'Occupation. Elle fut l'espoir fou de châtier les traîtres puis devint un combat clandestin fait d'intimidations et d'attentats. Elle se heurta à la répression allemande et vichyssoise, et aux représailles sanglantes des " collabos ". À partir de la Libération, l'épuration s'est amplifiée, prise entre des logiques divergentes : conviction de faire la guerre, volonté de rénover le pays, nécessité de rétablir l'ordre républicain. Judiciaire, administrative, économique, professionnelle, politique, syndicale, l'épuration a pris toutes les formes, de façon spontanée ou au milieu de l'apparat institutionnel. Elle a concerné plusieurs centaines de milliers de Français et constitué un bouleversement social sans précédent. Or, malgré son ampleur et ses résultats - contrastés -, les contemporains y ont bientôt vu un échec. Peut-être parce qu'elle ne pouvait être à la hauteur de leurs immenses attentes. La récente et large ouverture des archives permet aujourd'hui de sortir des polémiques stériles ou intéressées pour découvrir les faits. Les acteurs de tous bords ont la parole et nous sommes les témoins des dix années où, au milieu des terreurs de l'Occupation, des joies inouïes de la Libération et des soubresauts de la guerre froide, les Français rêvèrent d'une France nouvelle et pure.
De la Libération à l'amnistie de 1953, la prison de Fresnes a abrité, de longues années, la plupart des responsables de Vichy. Attendant leur condamnation pour faits de collaboration ou purgeant leur peine, les grands notables de l'épuration, de Louis Renault à Tino Rossi, de Sacha Guitry à René Bousquet et Xavier Vallat, y croisent aussi bien la piétaille de l'hôtel du Parc que lesrescapés de Sigmaringen. Une vie s'y organise dans la peur et l'attente, le ressentiment et la haine, scandée par les procès suscitant allées et venues des ténors du barreau, Jacques Isorni ou René Floriot. D'un château l'autre - fin de parcours pour ces messieurs de Fresnes. Nul n'était mieux désigné pour faire revivre ce "salon des épurés" que Bénédicte Vergez-Chaignon, l'auteur de la biographie de Bernard Ménétrel, le médecin et secrétaire particulier de Pétain. Coup de phare sur un Vichy inédit traversé de tous les relents d'unepassion contrariée, entre la stupeur, l'inquiétude, l'amertume: le tableau d'une prison politique plus haut en couleur et plus nuancé que ne l'avait laissé croire la légende noire de l'épuration.
Paul Touvier incarne toutes les vicissitudes de l'histoire de Vichy. Né pendant la Grande Guerre dans un milieu très catholique, affecté plus qu'il ne le dira jamais par la mort de sa mère, de nature instable, Paul Touvier se trouve une carrière dans la Milice dont il devient un serviteur zélé. Craignant pour lui-même toute violence, il est, selon le mot du grand reporter de l'Express Jacques Derogy qui le débusque en 1972, un "fasciste" moyen dénué de tout scrupule. Telle est l'impression qui peut s'en dégager de prime abord... Mais le crime de trop, la fuite, les condamnations à mort ont fait de ce délinquant presque ordinaire un fugitif plein de ressources : l'Eglise lui apporte son soutien durant sa vie clandestine et ses tentatives de réhabilitation... De rebondissements en scandales, Bénédicte Vergez-Chaignon raconte l'histoire de ce manipulateur hors pair, durant et après la guerre, si habile qu'il parvient à convaincre un président de la République, Georges Pompidou, de le gracier, malgré des faits accablants. L'affaire Touvier naît de la révélation des complaisances dont il a bénéficié pendant trente ans. Le parcours de l'ancien chef du service de renseignement de la Milice jusqu'à son procès où il est condamné à la réclusion criminelle à perpétuité pour complicité de crime contre l'humanité, a donné lieu à des débats passionnés qui, souvent, dépassèrent la seule personne de Touvier. Les archives ouvertes ? tout spécialement pour ce livre ? éclairent ainsi l'affaire, dont le dénouement est dû pour l'essentiel à une poignée d'hommes et de femmes épris de justice et de vérité.
Chez Jean Moulin, la grandeur allait de soi, écrit André Malraux vingt ans après sa disparition. Vingt-cinq jours clés, vingt-cinq journées particulières ont façonné le destin du grand résistant, dont la vie fut tragiquement écourtée à 44 ans. Une vie magnifiée par la passion et l'amour de la liberté. Mais aussi par le devoir. Né en 1899 à Béziers dans une famille unie et très attachée aux valeurs humanistes, Jean Moulin s'engage à servir la république à travers ses fonctions dans l'administration. Tour à tour sous-préfet, préfet, puis attaché ministériel, il agrémente ses loisirs de sa passion pour l'art, affûte son talent de dessinateur dans les colonnes des grands journaux. Il aime la vie parisienne ; les nuits des années folles au coeur de la capitale font son enchantement. Est-ce auprès des artistes qu'il a appris à regarder le monde ? Avant l'Espagne et le Front populaire, le 6 février 1934 lui ouvre les yeux sur l'histoire en marche. L'historienne Bénédicte Vergez-Chaignon éclaire les "grandes heures" de ce parcours où l'on découvre un homme pétri d'enthousiasme, amoureux, un grand sportif passionné de voitures, d'avions, de ski, que son goût certain pour le bonheur et une haute conception de ce que devait être la France ont encouragé à défendre ses valeurs, à résister ? naturellement.
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