Michel Vergé-Franceschi, avec la collaboration d'André Flori, de Christiane Padovani et de Philippe Lucchetti, répond à la question : comment retrouver ses ancêtres "Corses" ? Ce qui ne veut pas seulement dire "en Corse" car les Corses ont toujours été une immense diaspora omniprésente dans l'ensemble du Bassin méditerranéen. "Il n'y a pas un événement en Méditerranée où il n'y ait pas un Corse de mêlé", écrivait Fernand Braudel. A Alger, Oulet-Fayet, Tunis, Sousse, Casablanca, Fèz ou Saigon, les Corses ont toujours été partout et, pour commencer, à Marseille et Livourne. Les ancêtres corses se trouvent donc dans des archives éclatées aussi bien à Gênes qu'en Corse, à Marseille ("première ville corse de Méditerranée" avant Livourne), sans oublier Naples ou la Toscane, Séville, l'Andalousie et Madrid. L'objectif du livre est donc d'aider le chercheur à retrouver son aïeul corse, que ce soit dans un registre paroissial insulaire ou sur les piliers de l'Arc de Triomphe à Paris. La Corse est une île, un espace géographique où l'on accoste et d'où l'on appareille : les Bonaparte arrivent de Sarzana à Ajaccio en 1511, les Ornano et les Istria revendiquent des origines romaines (Colonna), Paoli prétend que ses ancêtres venaient d'Ombrie et le grand chroniqueur corse Filippini de 1594 dit avoir un trisaïeul venu de Sardaigne. La Corse c'est 50 000 habitants sous Diodore de Sicile. 300 000 aujourd'hui sans compter les 200 000 établis à Marseille et trois fois plus dans le monde. La Corse "fabrique" des Corses. Seuls les Etats-Unis ressemblent à ce gigantesque melting pot insulaire... C'est peut-être à cet extraordinaire mélange que les Corses doivent leur faculté d'adaptation partout, dans la chanson (Tino Rossi), le cinéma (Laetitia Casta), la politique (Charles Pasqua), la médecine, le barreau, les lettres (Paul Valéry). Héritiers de Sampiero Corso au service des Médicis, de Paoli mort à Londres, de Napoléon l'Européen, ils ont hérité d'un sentiment extraordinaire de tolérance au point que c'est la seule région française à ne pas avoir livré un Juif pendant la Seconde Guerre mondiale... à l'exception d'un cas isolé, victime non des Corses mais... d'une erreur...
Nombre de pages
224
Date de parution
25/01/2016
Poids
612g
Largeur
168mm
Plus d'informations
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EAN
9782350772752
Titre
Retrouver ses ancêtres corses
Auteur
Vergé-Franceschi Michel ; Flori André
Editeur
ARCHIVES CULT
Largeur
168
Poids
612
Date de parution
20160125
Nombre de pages
224,00 €
Disponibilité
Epuisé
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La Corse passe légendairement pour une région quelque peu "machiste" comme le reste de la Méditerranée. Yves Coppens, professeur au collège de France, membre de l'Institut, le "Père de Lucy", ouvre cet ouvrage en évoquant la "Dame de Bonifacio". Le Professeur Michel Vergé-Franceschi dans sa longue introduction pose la question : les Femmes corses, vraiment soumises, mangeant debout en silence derrière leur homme ? Son collègue Marc Agostino évoque les saintes insulaires : Restitude, Dévote, Lucie, Julie à laquelle on arracha les seins à Nonza (cap corse) avec des tenailles rougies au fer chaud. David Chanteranne, Madame Mère, l'indomptable mère de Napoléon qui refusa d'assister au sacre. Raphaël Lahlou, Les soeurs de Napoléon, Caroline, Elisa, la belle Pauline, vraies femmes "politiques" au coeur de la péninsule Italienne, Lucques, Piombino, Naples. François Moureau, La femme corse au siècle des Lumières à travers la vision des voyageurs européens. Michèle Battesti, l'Impératrice Eugénie, venue en Corse trois fois, les deux dernières sans l'Empereur souffrant qu'elle représenta avec éclat. Françoise Berce nous parle de la Colomba de Mérimée qui ne cesse de vouloir armer le bras vengeur de son frère pour assouvir sa "vendetta". Francis Beretti évoque les Anglaises venues en Corse : miss Campbell, Dorothy Carrington. Et Francine Demichel La femme corse contemporaine. Et Michel Vergé-Franceschi de conclure, à travers Vannina d'Ornano, Franchetta d'Istria sa mère jusqu'à Danièle Casanova : Soumises ? Ou Résistantes ? De la "fontaine de Julie", à Nonza, jusqu'aux horreurs d'Auschwitz.
II y a deux cents ans, les armées de l'Empire parcouraient l'Europe. Des centaines de milliers de soldats ont marché parfois de Lisbonne à Moscou. Des centaines de milliers ont péri, dans les gloires d'un combat victorieux ou dans la débandade d'une retraite improvisée... Le détail des alliances successives, des entrées en guerre, des armistices et des traités de paix toujours rompus, tout cela est connu. Le détail des man?uvres, régiment par régiment, sur tous les champs de bataille importants, a aussi été décrit de façon minutieuse par quantité d'auteurs. Mais la vie quotidienne du soldat, de cette chair à canon qui marchait, bivouaquait, mangeait (tant bien que mal), se faisait hacher menu ou décorer, n'avait jamais été abordée avec un tel esprit de synthèse. Ici, chaque lecteur qui a (et ils sont nombreux) un lointain grand-père parmi les grognards de l'Empire va retrouver le quotidien de son aïeul. L'ouvrage différencie les modes de vie (ou de survie) selon les campagnes et selon le corps d'appartenance. Votre ancêtre était infirmier pendant la guerre d'Espagne? fantassin en 1805? jeune cavalier en 1814, lors de la campagne de France? Vous trouverez immédiatement, avec la clarté de présentation qui fait la qualité de l'ouvrage de Jean-Pierre Mir, tout ce qui le concerne et l'a touché de près.
Avec l'engouement actuel pour la généalogie, les Français sont de plus en plus nombreux à consacrer leurs loisirs à l'histoire de leur famille: ils consultent l'état civil ancien, parcourent des documents notariés vieux de plusieurs siècles, lisent pieusement les vieilles lettres de leur grenier ou analysent avec attention les livres de compte de leur grand-père artisan de village...Assez vite au cours de leurs recherches se posent des difficultés de lecture, parce que les documents anciens sont manuscrits, que les façons d'écrire ont évolué au cours des siècles, et qu'elles étaient différentes selon les rédacteurs. Aussi devenait-il urgent de publier un ouvrage exerçant chacun à la lecture des manuscrits d'autrefois. Celui que nous proposons ici est original car il reprend un manuel d'école primaire des années 1840 destiné précisément à entraîner les enfants de dix ans à la lecture de textes écrits des XVIIe au XIXe siècles. Intitulé "Bibliothèque manuscrite des écoles primaires", il avait un double usage: servir de manuel de cours et, comme l'indique le sous-titre, "exercer à la lecture des manuscrits", pour mener progressivement l'élève de la lecture la plus simple au déchiffrage le plus complexe. Pour le lecteur d'aujourd'hui, l'ouvrage présente donc un double intérêt: il lui offre un résumé des savoirs inculqués alors à ses ancêtres et il lui permet d'aborder en douceur la lecture des écritures manuscrites anciennes. Après tout, il y a un siècle et demi, c'était à la portée d'un enfant de dix ans!
A l'école primaire d'autrefois, le cours de morale était obligatoire. Des petits manuels se publiaient, destinés aux enfants de la communale. C'est un ouvrage de la fin du XIXe siècle, le plus répandu, réédité plus de vingt-cinq fois et donné aux petits jusqu'aux années 1920 que nous rééditons aujourd'hui. Chaque leçon comporte un petit conte, une poésie ou une courte histoire vraie, suivis de courtes maximes illustrées. Des compléments et des notes extraites d'un titre similaire des années 1870 l'accompagnent. Ces pages d'autrefois se lisent avec plaisir. Elles nous rappellent des règles de bon sens, des savoir être intemporels essentiels à la vie sociale. Les anciens y retrouveront avec plaisir des souvenirs de leur enfance, les plus jeunes un manuel de l'"anti-sauvageon".
Au Moyen Âge, un bachelier, c'était un jeune homme aspirant à devenir chevalier. Mille ans plus tard, les dragons à terrasser ne sont plus que de papier et la bravoure ne se démontre qu'à la pointe du stylo... Au départ conçu comme le premier grade universitaire et jugé par des professeurs d'universités, le baccalauréat est désormais perçu par la plupart des élèves comme le diplôme sanctionnant leurs études secondaires et confirmant (ou non) leurs qualités. D'une trentaine de bacheliers par an dans les années qui suivaient sa création à plus de 600 000 aujourd'hui, il est passé du statut d'un parchemin qui ne servait pas à grand-chose et pas à grand monde à celui de fourches caudines au passage obligé. À l'occasion de la 200e promotion de bacheliers en juin 2009, cet ouvrage brosse l'histoire de ce colossal monument éducatif. Les enseignants y retrouveront quand et comment leur matière y est apparue, l'importance qu'elle y a prise et l'évolution des systèmes de notation et de rattrapage. Les élèves y découvriront les modalités, tantôt plus simples, tantôt plus complexes, des épreuves à subir. On détaille aussi l'ouverture du baccalauréat aux filles, les records, les fraudes... Bref: tout ce que vous vouliez savoir sur le bac (et même plus) est rassemblé ici!