Dans le vent violent de l'Histoire. Parcours d'un enfant de la révolution hongroise
Veress Zoltan ; Chaleil Max
PARIS
15,00 €
Épuisé
EAN :9782846211505
Ce récit est l'itinéraire d'un enfant du Danube qui, entre 1932 et 2010, traversa divers moments de l'Histoire : de la Hongrie féodale d'avant-guerre au régime fasciste allié à l'Allemagne nazie, de l'occupation allemande et la liquidation des Juifs au siège de Budapest, de l'arrivée des Russes à l'instauration, en 1945, d'une "démocratie populaire" totalitaire. Jeunesse difficile où l'adolescent, pénalisé par ses origines bourgeoises, se voit refuser l'accès à l'Université et devient manoeuvre puis ouvrier. Un quotidien alors fait de grisaille, de propagande, de frustrations et de rêves de liberté. En octobre 1956, Budapest soudain s'insurge. Zoltan participe aux combats et à l'espoir démocratique. Mais le 3 novembre, l'armée russe entre dans la capitale et écrase la révolution. Zoltan et quelques-uns de ses amis réussissent à franchir la frontière autrichienne et se retrouvent à l'Ouest. Arrivé en Belgique, il s'inscrit à la faculté de Médecine de Louvain, tout en travaillant pour subsister. Passionné par la psychanalyse depuis son enfance, il obtiendra une licence de psychologie. Après un séjour au Congo comme professeur pour l'UNESCO, il rejoint l'Ecole belge de Psychanalyse et se lie avec Jacques Schotte, René Micha, Octave Mannoni, Jean Oury ou Félix Guattari, avec lesquels il travaillera sur le projet du Snark, institution thérapeutique non répressive accueillant des adolescents difficiles. Il s'intéresse à Jacques Lacan qu'il rencontre à maintes reprises, et crée, en 1984, avec des amis, le Questionnement psychanalytique. Récit d'une vie, d'un combat incessant, d'une revanche, mais aussi histoire d'une désillusion que ne tempérera pas, en 1995, la remise, par son pays, de la médaille des Héros ; en effet, Zoltan découvrira que deux de ses plus proches amis, travaillant pour la police secrète hongroise, l'avaient surveillé de 1960 à 1989. Défenseur acharné de l'Europe et de la démocratie, il meurt à Bruxelles le 13 décembre 2010, à l'aube de la présidence hongroise.
Objets du rite, vestiges d'architectures d'un Eden rêvé, codex mayas de la fin des temps, or des dieux, autant de témoins de l'Amérique précolombienne qu'Albrecht Dürer, dans son Journal de Voyages aux Pays-Bas en 1520-1521, définit comme "ces choses qu'on rapporte au roi du nouveau pays de l'or" . En réalité, "ces choses" obéissent à un code hermétique appartenant à un répertoire du sacré ordonné perçu a contrario par une approche décontextualisée. Si cette écriture plastique du divin nécessite un décryptage du magico-religieux des civilisations du Nouveau Monde, l'expérience de l'objet précolombien se détache de tout effet esthétisant, tant laïc que muséal, et s'oppose au beau de l'art occidental. Du cabinet de curiosités au musée moderne, ces collections exotiques, mises en scène par la vision coloniale, subirent plusieurs dérives interprétatives qui aboutiront à la fiction contemporaine d'un art précolombien. Or, ces capes de plumes, cordes et casse-têtes sacrificiels, glyphes, symboles, monuments, masques, ornements et autres bizarreries, rapportés par les conquistadors des Indes Occidentales, troqués, puis commercialisés, composent un récit mystérieux de l'Invisible, et ne sauraient uniquement être appréhendés selon une lecture naturaliste. Ce livre, qui s'adresse autant aux spécialistes qu'aux amateurs des civilisations anciennes, se propose de remettre dans leur contexte l'histoire fantastique de ces curiosités figurant dans les collections européennes du XVIe au XIXe siècle.
Figure de l'épopée napoléonienne, Guillaume-Joseph Peyrusse (1776-1860) a laissé des mémoires méconnus d'une rare intensité. Né à Carcassonne, engagé à 17 ans dans les armées de la République, il devient Payeur du Trésor de la Couronne et accompagne Napoléon 1er dans ses plus grandes Campagnes. Observateur privilégié, Peyrusse décrit avec une plume vive et sensible les scènes de guerre, des plaines d'Autriche en 1809 à Moscou en 1812 et son gigantesque incendie. De la retraite tragique de Russie aux Campagnes d'Allemagne (1813) et de France (1814), Peyrusse consigne tout : le froid, la faim, la peur, mais aussi le courage et l'endurance des soldats. Il est présent à Brienne, Troyes, Montereau, et assiste en avril 1814 à l'abdication de Napoléon, avant de le suivre dans son exil à l'île d'Elbe. Le 26 février 1815, il embarque aux côtés de l'Empereur pour le retour des Cent-Jours. En mars, il est nommé Trésorier général de la Couronne, puis élevé au titre de baron de l'Empire. Resté à Paris, il apprend à l'aube du 21 juin 1815 la défaite de Waterloo. Ses mémoires offrent une chronique à hauteur d'homme, où la petite histoire croise la grande. Derrière le fracas des batailles, se révèlent la vérité des souffrances, la fidélité et les espoirs d'un témoin de l'ombre. Son récit forme un document de premier ordre qui passionnera les admirateurs d'histoire napoléonienne. Un hors texte quadri présente 8 cartes des Campagnes militaires.
Biographie de l'auteur Patrick Cabanel, professeur à l'université de Toulouse (auteur notamment d'une Histoire des protestants en France, XVe-XXe siècle, Fayard, 2012). André Encrevé, professeur émérite à l'université de Paris-XII (auteur notamment de : Les protestants en France de 1 800 à nos jours, Stock, 1985).
70 ans après la proclamation d'Indépendance du 14 mai 1948, l'Etat d'Israël est devenu une puissance économique et militaire de premier plan. Il est aussi une démocratie vivante, qui ressemble plus à Athènes qu'à Sparte, en dépit du conflit israélo-arabe persistant et de la menace iranienne qui s'amplifie. Cette menace extérieure se double d'un affrontement intérieur à l'Etat hébreu, entre deux conceptions opposées du sionisme et de l'identité d'Israël. Israël doit-il rester un Etat spécifiquement juif, selon le souhait de ses pères fondateurs, ou bien devenir un Etat occidental comme les autres, dans lequel l'identité juive serait reléguée à la seule sphère privée ? Cette question a des conséquences très concrètes, dans des domaines aussi vitaux que la politique de défense d'Israël, la justice ou l'économie. Elle est omniprésente dans la culture israélienne, traversée par la tentation permanente de rompre avec le passé juif. Ce livre évoque des écrivains et des figures méconnues de la lutte pour la création de l'Etat d'Israël. On y découvre aussi des aspects inattendus des relations tumultueuses entre la France et Israël. L'auteur dresse un tableau très vivant d'un Etat confronté à des menaces multiples, qui se bat pour sa survie dans un environnement hostile, tout en essayant de définir son identité, au prix de déchirements et de luttes intestines souvent virulentes.
Dans le contexte de la crise qui secoue les démocraties européennes, il est devenu habituel d'accuser l'UE et en particulier sa commission, non élue et qui n'en ferait qu'à sa tête comme l'a encore récemment montré l'accord catastrophique signé par Mme Von der Leyen avec Donald Trump. Ghislain Benhessa montre dans ce livre fouillé que c'est se tromper totalement de responsable. La vraie " machine " qui tient le pouvoir aujourd'hui en Europe, c'est la Cour de Justice de Luxembourg. C'est elle qui pilote le Droit, seule arme contraignante de l'UE, comme l'affirmait dès 1965 le premier président de la Commission, l'ancien nazi Walter Hallstein. Les responsables politiques européens, et même les juges constitutionnels français, ont été supplantés par les hommes en noir de la Cour européenne. Mais qui sont donc ces juges qui verrouillent la prise de pouvoir de l'UE et interdisent tout retour en arrière ? D'où viennent-ils et quels sont leurs parcours et leurs histoires ? De Maurice Lagrange, ancien vichyste recruté par Jean Monnet pour construire les premières bases, à Matthias Guyomar, actuel président de la Cour européenne des droits de l'Homme, c'est l'histoire de ces hommes que dévoile ici Ghislain Benhessa. Et les surprises sont nombreuses... . Ghislain Benhessa est avocat et enseignant à luniversité de Strasbourg. Il est l'auteur de plusieurs ouvrages remarqués dont On marche sur la tête (2024). Il intervient souvent comme consultant sur Cnews.
Depuis qu'elle a découvert Mostar en 1999 lors d'un voyage avec une association, Aline Cateux n'a cessé d'y retourner, d'y vivre, d'y travailler. Ses longues promenades dans la ville bosnienne la plus dévastée par la guerre en Bosnie-Herzégovine la mènent de quartiers encore en ruine au Vieux Pont - incarnation d'une reconstruction inachevée - jusqu'à une usine autrefois fierté de la puissance yougoslave, aujourd'hui symbole de la corruption des élites politiques locales. D'un lieu à l'autre, Mostar, toujours divisée et à jamais fascinante, dévoile la beauté et la ténacité de ses habitants, au-delà de toute catégorisation. Trente ans après la fin des combats, quel est donc cet espace urbain dans lequel ils survivent ? Comment les Mostariens en sont-ils arrivés à dire que la ville qu'ils aimaient a disparu ?