Dans une salle de classe, devant un tableau blanc, la professeure Mme Perrot dispense à son auditoire un cours sur la liberté d'expression. Mue par un réel désir pédagogique de transmission, elle contextualise et définit la notion garantie par la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen, tout en pointant ses limites. Face à elle, le jeune Nicolas, en décrochage scolaire, installé derrière sa table de cours, ricane, intervient de manière intempestive, perturbe les explications énoncées en revendiquant sa propre liberté de dire et de penser, et ce, au mépris des règles de civilité et du respect de son enseignante qu'il surnomme Marie-Antoinette en référence au fait qu'il la verrait bien décapitée. Partie d'une provocation adolescente, la situation dégénère : l'élève se lève, profère des inepties à l'emporte-pièce et dérape dans ce qui s'apparente à une apologie du terrorisme. Sommé par sa professeure de quitter la salle, il finit par violemment la bousculer. Le malaise s'installe et ne fait que perdurer lorsque, en tentant, quelques jours plus tard, de justifier son absence du lycée auprès de son père, l'élève affirme avoir reçu une gifle de la part de son enseignante. Évidemment heurtée par l'incident, elle choisit de ne pas le signaler, mais plutôt d'entamer avec lui un dialogue et tenter d'aboutir à une compréhension mutuelle. Au fil des scènes qui se suivent, en permettant des allers-retours entre le milieu scolaire et la sphère intime des deux personnages, on apprend à mieux connaître les deux figures centrales. Pensée juste après l'assassinat de Samuel Paty, la pièce montre que, dans une école en difficultés, où tout le monde est surmené ? proviseur compris ?, les professeurs et les élèves sont des êtres de chair et de sang, perméables à leurs tourments, qui influent sur leur comportement dans la salle de classe et peuvent, à leur corps défendant, leur faire dépasser certaines limites.
Nombre de pages
64
Date de parution
16/01/2025
Poids
60g
Largeur
110mm
Plus d'informations
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EAN
9782846817356
Titre
Liberté
Auteur
Verburgh Yann
Editeur
SOLITAIRES INT
Largeur
110
Poids
60
Date de parution
20250116
Nombre de pages
64,00 €
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II est hors de question que je rentre à la maison. Que je rentre dans son petit monde réconfortant d'illusions. Du fake. Rien que du fake autour d'elle. Du faux bonheur. Du faux mère et fille heureuses. Alors qu'elle a jamais été heureuse. Jamais ! Et toutes ces photos de moi qu'elle poste puent le mensonge, le vide et l'humiliation. #Love #Happy #Family. Quelle famille ? Tu peux me le dire ? Quel amour ? Des images truquées, filtrées, contrôlées, des pixels et des pixels de mensonge. Je vais me faire disparaître, t'entends ? Moi aussi, je vais devenir un fantôme numérique. Digital natives met en scène le " sharenting ", phénomène qui traduit l'obsession narcissique des parents de vouloir partager le quotidien de leurs enfants sur les réseaux sociaux, comme ils partagent le leur. Dans Les Règles du jeu, au lendemain de la dernière des guerres, deux enfants, Nama et Oldo, se retrouvent chaque jour au milieu des ruines. Leurs rives façonnent un nouveau monde. Ils sont les acteurs d'un jeu de construction magique, univers de tous les possibles...
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Au milieu du XIX? siècle, dans le village d'Illfurth au sud de l'Alsace, d'étranges phénomènes secouent la modeste famille Burner. Joseph, 7 ans, et Thiébaut, 9 ans, sont soudainement atteints d'un mal mystérieux et spectaculaire. Les autorités religieuses s'accordent pour déclarer les deux enfants possédés par des esprits démoniaques et procèdent à leur exorcisme. Natif de ce village, le comédien et metteur en scène Lionel Lingelser a partagé cette légende ancestrale avec Yann Verburgh. À travers le personnage d'Hélios, avatar fantasmé de l'enfant qu'il était, il convoque ses démons, part à la rencontre de sa « blessure intime » et, en évoquant aussi son parcours théâtral, il se tisse un fil imaginaire et poétique entre ces histoires croisées, leurs abîmes et leurs blessures dans un puissant voyage initiatique. Un chemin de résilience porté par la joie, qui célèbre le pouvoir de l'imaginaire et affirme la puissance salvatrice du théâtre. Ce texte rend hommage à la part d'enfance et d'innocence où tous les fantasmes sont possibles et qui aide l'imaginaire à se transformer en un refuge, une forteresse inébranlable face aux assauts du réel.
C'est l'heure de la vengeance du règlement de comptes c'est l'heure où marchant sur mes pas tu viens me faire payer d'avoir été la plus aimée c'est ça ? et toi celle qui soi-disant n'a pas été désirée ? c'est ça ?
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