La sortie de The Cheat de Cecil B. DeMille en France en 1916 sous le titre Forfaiture marque une rupture dans l'histoire du cinéma. Laurent Véray fait le récit de ce moment en considérant le film dans sa globalité, de sa réalisation à sa réception critique, tout en menant l'enquête sur le contexte de sa diffusion en pleine guerre mondiale. Ce drame mondain met en scène un collectionneur japonais (interprété par Sessue Hayakawa) très attiré par une jeune femme frivole et dépensière (Fanny Ward). Celle-ci dilapide en bourse une forte somme d'argent et emprunte le montant perdu à son richissime ami, qui espère ainsi gagner ses faveurs. Mais la jeune femme se refuse à lui et le dandy outragé se venge en imprimant son cachet brûlant sur l'épaule de l'héroïne en une scène devenue mythique. En France, l'engouement du public et l'accueil de la critique sont exceptionnels. Colette et Louis Delluc, entre autres, voient dans ce film la promesse d'un nouvel art de l'image. L'oeuvre possède en effet de nombreux atouts, de la rupture esthétique qu'elle marque (usage du clair-obscur ou du contre-jour, gros plans sur les visages) au jeu exceptionnel de Sessue Hayakawa, en passant par la campagne publicitaire inédite lancée à sa sortie. Enfin, Laurent Véray situe l'oeuvre de Cecil B. DeMille dans l'histoire de la cinéphilie française, à travers l'analyse de ses multiples ressorties, le repérage de ses adaptations au théâtre, en littérature, à l'opéra et l'analyse du remake réalisé, sous le même titre, par Marcel L'Herbier en 1937.
Nombre de pages
228
Date de parution
30/09/2021
Poids
346g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782729712563
Titre
Forfaiture de Cecil B. DeMille
Auteur
Véray Laurent
Editeur
PU LYON
Largeur
140
Poids
346
Date de parution
20210930
Nombre de pages
228,00 €
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La Première Guerre mondiale est l'événement matrice du xxe siècle, dont l'ampleur et les conséquences ont été considérables. Décennie après décennie, sa présence au sein de la société française, loin de diminuer, s'est au contraire accrue. 14-18 est devenue la métaphore des horreurs du siècle dans son ensemble. Cela, le cinéma l'illustre sans doute mieux qu'aucun autre art. Mobilisé pour ses ressources de captation de l'histoire, comme pour ses vertus pédagogiques, propagandistes et divertissantes durant le conflit lui-même, le cinéma est, depuis lors, la mémoire la plus sensible et la plus populaire de la Grande Guerre. En témoignent des centaines de bandes tournées sur le front, la popularité du "cinéma aux armées", puis de nombreux films, documentaires mais surtout de fiction, réalisés en 90 ans. On trouve là de grands classiques, patriotique comme J'Accuse d'Abel Gance, pacifiste, comme Les Croix de bois de Raymond Bernard, et des films critiques, tel Les Sentiers de la gloire de Stanley Kubrick qui, en 1957, marque une inflexion profonde dans la représentation de la guerre. Et bien sûr des oeuvres récentes soulignant l'empreinte de ce passé guerrier aujourd'hui; entre autres, Capitaine Conan de Bertrand Tavernier, Un long dimanche de fiançailles de Jean-Pierre Jeunet... Richement illustré, avec 250 photos et documents, pour beaucoup inédits, voici le premier livre album sur les films de la Grande Guerre. Biographie de l'auteur Laurent Véray est historien du cinéma, spécialiste des films sur 14-18. Il enseigne à l'université de Paris X Nanterre où il est maître de conférences en études cinématographiques. Il préside l'Association française de recherche sur l'histoire du cinéma. Il a réalisé deux films sur la Grande Guerre, L'Héroïque cinématographe et En Somme. Il vient de coordonner un ouvrage collectif, et avec Odette Martinez, un numéro de la revue Matériaux pour l'histoire de notre temps, "Ecritures filmiques du passé: archives, témoignages, montages".
Si le XXe siècle a été celui des guerres, il a été aussi celui de l'avènement de la mise en scène de théâtre et de cinéma. Cet ouvrage interroge le lien étroit et vivant entre guerre et mise en scène, tant théâtrale que cinématographique. Car le phénomène de la guerre, à travers lequel s'écrit l'histoire du siècle, n'en finit pas de questionner la représentation artistique, et de renvoyer le théâtre et le cinéma à leurs propres limites, éthiques et esthétiques, les invitant à dépasser celles-ci pour s'inventer des formes nouvelles. Abordant les représentations de cinq périodes ou conflits charnières, la Première et la Seconde Guerre mondiale, les guerres postcoloniales, les guerres du Proche-Orient, le conflit en ex-Yougoslavie et l'après-11-Septembre, les études rassemblées ici sont l'oeuvre d'universitaires, de spécialistes, et ménagent une parole aux artistes eux-mêmes (cinéastes, metteurs en scène, auteurs, traducteurs). Elles abordent le traitement fictionnel aussi bien que la démarche documentaire, en faisant la part de leurs interpénétrations. Se dessinent de la sorte un panorama des événements les plus tragiques et destructeurs de notre histoire contemporaine, mais aussi un parcours des oeuvres qui, depuis cent ans jusqu'à notre plus récente actualité, se sont acharnées à construire une mémoire vivante de notre passé et de notre présent.
Résumé : Comment le cinéma muet était-il vu, en son temps ? Avec cet ouvrage, l'étude de l'expérience des spectateurs s'enrichit d'une analyse détaillée des programmes de cinéma, dans leur contenu et dans leur matérialité. Des feuilles imprimées les plus modestes aux merveilleux livrets du Gaumont-Palace, ces documents témoignent de la culture matérielle de l'époque (1894-1930). Comment le cinéma muet était-il vu, en son temps ? Avec cet ouvrage, l'étude de l'expérience des spectateurs s'enrichit d'une analyse détaillée des programmes de cinéma, dans leur contenu et dans leur matérialité. Des feuilles imprimées les plus modestes aux merveilleux livrets en couleurs du Gaumont-Palace, de l'affichette foraine à la brochure de style Art déco, ces documents témoignent de la culture matérielle de l'époque (1894-1930). Au croisement des arts visuels et des techniques publicitaires, ils reflètent l'extraordinaire variété du cinéma des premiers temps, tenu pour un spectacle vivant, une " attraction ". Les projections, avec leurs accompagnements musicaux, prenaient place en ville ou au dehors des centres urbains. Outre les salles des quartiers populaires ou bourgeois, les programmes évoquent d'autres intérieurs : baraque foraine, café-concert, music-hall, salle de théâtre. Ces sources d'une exceptionnelle qualité, jusqu'ici peu étudiées, font apparaître en creux le public de l'époque du muet, ses sensations et ses émotions, individuelles et collectives. SOMMAIRE Rencontre entre Jean-Jacques Meusy et Laurent Véray Retour aux sources Laurent Mannoni Essai de typologie des programmes de cinéma, 1896-1930 laurent guido - Du music-hall au cinéma, le programme comme modèle spectaculaire Jean-Marc Leveratto, Fabrice Montebello, Pierre Stotzky Le café et la mise en forme du loisir cinématographique dans la France de la Belle Epoque Francesca Bozzano Pierre Sarrus et les tournées du Ciné-Phono-Scène dans le Sud-Ouest de la France durant les années 1910-1920 Martin Barnier Les sons du cinéma muet à travers les programmes. Des séances de forains jusqu'aux salles spécialisées Laurent le Forestier Marchés et modes de consommation des films en France : considérations méthodologiques Laurent Véray Montrer des films en 1915-1918. Etudes de deux séries de programmes caractéristiques du spectacle cinématographique de la période Emmanuelle Champomier Les programmes des salles de cinéma dans la presse française des origines à la fin des années 1920 François de la Bretèque Loin de Paris : les programmes dans la presse quotidienne régionale et les hebdomadaires locaux de l'Hérault entre 1908 et 1920 Annie Fee L'évolution artistique du cinéma à travers les programmes et les cartons d'invitation des années 1920 Carole Aurouet La " revue-programme " du Studio 28 : une archive de salle et un manifeste surréaliste pyrogène Maurice Gianati Un ciné-club d'avant-garde dans les années 1930 : les Amis de l'Art cinématographique de Liège
Monique Wittig pense dans Le Chantier littéraire ce qui est au centre de sa pratique: le travail de l'écrivain vu comme fabricateur de chevaux de Troie. L'analyse fait une part importante à la nouvelle critique et au Nouveau Roman, et rend à Nathalie Sarraute, un éclatant hommage. Pour Wittig, toute oeuvre littéraire importante est une machine de guerre. Elle se produit en territoire hostile, où elle apparaît d'abord étrange, inassimilable, non conforme. Puis sa force (sa polysémie) et la beauté de ses formes l'emportent. La cité fait place à la machine dans ses murs, là où elle pourra accomplir son travail de minage des conventions littéraires et sociales. Le chantier littéraire et le combat politique, sont chez Monique Wittig indissociables.
Les barrages sont parmi les constructions humaines les plus importantes, à la fois par leurs dimensions parfois exceptionnelles et par leur utilité sociale. Ils sont notamment indispensables à l'alimentation en eau et à l'irrigation et ils concourent, de façon importante, à la production d'énergie. Leur maintenance, leur surveillance constituent en outre des enjeux majeurs pour la sécurité des populations. Cet ouvrage présente les différents types de barrages, leur conception générale, leur dimensionnement et les pathologies les plus fréquemment rencontrées. Cette typologie ne doit pas faire oublier la spécificité de chaque ouvrage par le lien très intime qu'il a avec ses fondations, l'importance du site... qui font de chaque barrage un ouvrage unique.