Pour la seconde fois depuis 1945, la société française vit une sorte de révolution. Mais alors que dans le profond remodelage des Trente Glorieuses se déployait une modernisation dont les champs de force étaient clairement dessinés, la mutation actuelle déstabilise parce qu'elle apparaît éclatée et sans issue nettement perceptible. En contrepoint des grandes transformations économiques et institutionnelles, Pierre Veltz décrit ici ce basculement comme l'apparition d'un nouvel univers industriel, en s'attachant à ce qu'il appelle les "formes élémentaires" de la vie économique: nouvelles manières de travailler, de produire, d'innover, d'échanger. Ni la vague technologique ni la diffusion du nouvel esprit néo-libéral ne suffisent à rendre compte de ces changements, qui entrent en résonance avec de multiples facettes de la vie sociale, au travail comme dans les autres sphères de l'existence. Il s'agit bien de l'émergence d'un monde différent: un nouvel univers non seulement technique, mais moral, qui engendre une énorme anxiété, mais qui rencontre aussi des aspirations fondamentales de l'individualisme moderne, tels l'exigence d'autonomie et le désir de limitation des engagements. Une postface inédite revisite ces analyses, avec huit ans de recul, pour les ajuster et les étayer plus encore. Biographie: Pierre Veltz enseigne à l'École des ponts et à Sciences Po Paris. Il est notamment l'auteur de Mondialisation, villes et territoires (Paris, PUF, 2005), de Faut-il sauver les grandes écoles? De la culture de la sélection à la culture de l'innovation (Paris, Presses de Sciences Po, 2007) et de La Grande Transition (Paris, Ed. du Seuil, 2008).
Nombre de pages
271
Date de parution
15/05/2008
Poids
268g
Largeur
140mm
Plus d'informations
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EAN
9782070121502
Titre
Le nouveau monde industriel
Auteur
Veltz Pierre
Editeur
GALLIMARD
Largeur
140
Poids
268
Date de parution
20080515
Nombre de pages
271,00 €
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Le poids économique de Tokyo est le double de celui du Brésil tout entier. L'économie moderne, loin de s'étaler ou de se dissoudre dans la télé-activité, s'accompagne d'une concentration sans précédent des activités dans un ensemble de mégacités fonctionnant en réseau. Une « économie d'archipel » émerge, qui croise transversalement le système des États-nations et des économies dites « nationales ».Ce livre décrit ce mouvement en explorant, de manière très concrète, les liens qui le relient aux mutations de l'économie, à la mondialisation des entreprises et de la production, à la compétition par l'organisation et l'innovation. Il aborde aussi les enjeux politiques résultant du foisonnement des tissages horizontaux qui déstabilisent la belle ordonnance verticale et emboîtée de nos espaces institutionnels et imaginaires de référence.
Pierre Veltz est aujourd'hui en charge du projet de Paris-Saclay. Il est l'auteur d'ouvrages de référence, dont Mondialisation, villes et territoires: une économie d'archipel (PUF, 1996). Le nouveau monde industriel (Gallimard, 2000), La grande transition (Seuil, 2008), Des lieux et des liens (l'Aube, 2002, édition poche en 2012).
La montée des "interdépendances" entre les acteurs économiques, les Etats et les territoires, ce qu'on appelle la mondialisation, bouleverse en profondeur les repères de nos actions et de nos projets. Ce nouveau contexte est abordé ici sous un angle économique, mais comme toujours clans les livres de Pierre Veltz, on découvre sous l'économiste un humaniste engagé qui traite de choses complexes avec simplicité. Une analyse de la mondialisation, et de son impact sur les territoires, qui va à l'encontre de beaucoup d'idées reçues. Définitivement actuel.
Brodsky Joseph ; Aucouturier Michel ; Bordier Jean
L'oeuvre de Joseph Brodsky (1940-1996), lauréat du prix Nobel de littérature en 1987, a été en partie occultée en France par le destin du poète, symbole de la dissidence du régime soviétique. Pour rendre compte de sa poésie d'une extraordinaire virtuosité formelle, liant l'intime à l'épique, au mythologique, et à de constantes préoccupations métaphysiques, André Markowicz a composé un volume qui réunit les poèmes publiés dans la collection "Du monde entier" en 1987 et 1993, replacés ici dans leur ordre chronologique, auxquels s'ajoute une sélection de poèmes inédits en français.
Ce n'était pas un monde perdu dont je me souvenais, ces mois que nous avions passés ensemble dans les années quatre-vingt. C'était le même temps qui avait continué sa course, et avait fini par nous rattraper." De prime abord, la vie du narrateur semble terminée. Le diagnostic de maladie de Parkinson a d'abord été posé, puis sa femme l'a quitté. Mais un jour, au milieu d'un parc de Copenhague, il croise Anna, son amour de jeunesse, une femme libre qu'il a tant aimée autrefois. Aujourd'hui, elle ne se soucie pas de ce diagnostic, et elle l'entraîne dans le drame de sa propre vie, une histoire emblématique de notre temps, remplie d'abus de pouvoir et de trahisons. Jens Christian Grøndahl écrit une partition subtile où au milieu des souvenirs sont exposées les problématiques les plus actuelles - qui vont de la maladie à l'égarement politique, du fossé entre les générations aux violences faites aux femmes. Une fois encore, Jens Christian Grøndahl nous éblouit par sa capacité à saisir l'esprit du temps et à montrer comment l'on peut choisir de se relever après avoir subi une chute et faire le choix de la vie.
Il y a dans Les Mystères de Paris une énergie sauvage: celle d'une cohorte de personnages maléfiques, malfrats hideux comme la Chouette, Tortillard - un anti-Gavroche -, le Maître d'école ou Bras-Rouge, criminels du grand monde comme le comte de Saint-Remy, monstres hypocrites comme le notaire Jacques Ferrand. Eugène Sue n'est pas avare de noirceur. Mais il y a aussi une sauvagerie du Bien, celle de Rodolphe, prince mélancolique venu à Paris à la recherche de sa fille perdue, impitoyable avec les méchants qu'il punit au mépris des lois. On doit à sa cruauté quelques-unes des scènes les plus stupéfiantes du roman: le châtiment du Maître d'école, ou le supplice de luxure imposé à Jacques Ferrand. Cette cruauté contraste avec la pureté morale de Fleur-de-Marie, comme avec la face solaire de Rodolphe, providence de tous les malheureux honnêtes dont il croise le chemin. Le roman exprime dans son ensemble une quête assoiffée de régénération morale de la société, par l'amélioration des mécanismes préventifs et répressifs (c'est le sens de l'engagement de Sue en faveur dans l'encellulement des criminels) ainsi que par l'invention de mécanismes d'incitation au Bien, police ou tribunal de la Vertu, qui doivent récompenser publiquement les actions exemplaires." Judith Lyon-Caen.