Crises et ruptures en Europe : vers quelles mutations ?
Vayssière Bertrand
PU MIDI
20,00 €
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EAN :9782810705863
Aux multiples ramifications de la profonde crise que traverse aujourd'hui l'Europe (crise de la dette, de l'euro, des migrants, des frontières, des valeurs, de l'environnement, etc.), les attentats qui ont terrorisé la France ont ajouté l'acuité des questions relatives à la légalité de crise et la tension toujours renouvelée entre libertés et sécurité. La perspective du Brexit entérinée par la victoire du camp du "Leave" lors du référendum britannique du 23 juin 2016 a ensuite fait l'effet d'un véritable coup de tonnerre, tant l'hypothèse d'une scission paraissait jusqu'alors impensable au sein de l'Union européenne (UE), puisque la force des interdépendances tissées par la construction européenne semblait l'emporter sur les velléités sécessionnistes. Pour tout le monde donc, l'UE est en crise. Mais qu'est-ce que cela veut dire vraiment ? Un déclin ou un nouveau départ ? Différents spécialistes des sciences humaines se sont penchés sur ces questions et tentent ici d'y répondre en s'appuyant sur leurs disciplines pour explorer différentes périodes et différents domaines. Ces réponses permettront au lecteur de s'intéresser aux multiples débats qui agitent aujourd'hui l'Europe et de porter un regard critique sur le phénomène de la crise, parfois caricaturé à force d'être perpétuellement évoqué.
Nombre de pages
174
Date de parution
13/09/2018
Poids
296g
Largeur
160mm
Plus d'informations
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EAN
9782810705863
Titre
Crises et ruptures en Europe : vers quelles mutations ?
Auteur
Vayssière Bertrand
Editeur
PU MIDI
Largeur
160
Poids
296
Date de parution
20180913
Nombre de pages
174,00 €
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Le XXe siècle est le siècle des idéologies, et la consécration de l'ère des masses. L'affrontement Est/Ouest ne semble plus connaître de limites, et mobilise tous les moyens à disposition: propagande, subversion, arme nucléaire. C'est aussi le siècle de révolutions: accroissement démographique, progrès techniques (notamment des communications), ouverture des échanges au Sud puis à l'Est, apparition de nouveaux acteurs (Chine), au sein d'une mondialisation autant célébrée que crainte. Evolutions mises en lumière ici, par une approche chronologique, pour cerner les métamorphoses d'une scène internationale balayée par une accélération de l'histoire.
L'histoire de Raymond Rifflet tient en trois moments forts qui scandent sa vie et se rejoignent pour former l'esquisse d'un Européen : celui de l'intellectuel belge, qui a grandi et s'est formé au sein d'un cadre national, dans le contexte embrouillé des années 1930 et de la guerre ; celui du militant européen qui, par l'élargissement de ses horizons, s'invente une sociabilité, au gré des réseaux constitués hors du territoire, plaçant son action dans une optique et un cadre totalement transformés (années 1950 et 1960) ; enfin, une troisième phase se dessine chez l'homme à partir du moment où il.entre à la Commission européenne en 1967. Cette dernière évolution n'était pas forcément souhaitée par lui, qui jusque-là limitait son rôle à alerter gouvernements et opinions sur la nécessité d'une nouvelle forme de contrat social, et s'en tenait strictement à cette mission. Mais la logique de celle-ci apparaît après coup : elle se dessine dans les réseaux qu'il fréquente au cours de ses années militantes ; elle prend tout son sens également dans le contexte de la fin des années 1960, à la croisée d'une hausse des ambitions politiques de la Commission et d'une prise de conscience par celle-ci que l'Europe doit pouvoir s'adresser aux peuples, ou au moins mettre en route des politiques plus à leur usage, ce qu'a toujours plaidé Raymond Rifflet. Ce livre s'applique donc à présenter ces trois itinéraires qui s'entremêlent : l'intellectuel belge, le militant européiste, et le fonctionnaire européen. Il s'agira, à travers eux, de mieux comprendre la symbiose entre Rifflet et son combat, dont la relation donne le sens de ce travail, qui est celui d'une biographie.
Il est un fait que les débats sur l'appartenance et l'adhésion à la construction européenne ont gagné en intensité ces quinze dernières années, et qu'ils remettent en question les certitudes anciennes sur le bien-fondé de l'entreprise. Ce tournant de siècle a ainsi été critique pour une Europe bousculée dans ses fondements par des événements contraires, qui ont influencé l'image qu'en ont les Européens. Ces derniers, singulièrement absents d'une aventure dont les fondements politiques avaient été oubliés au profit de la construction économique, ont ainsi eu l'occasion de revisiter, à la lumière crue, et parfois trompeuse, de la crise, les mythes politiques relatifs au "vouloir-vivre" européen. Ce regard, dans le même temps, éclaire, à travers les attentes de ceux qui l'expriment, les processus normatifs qui sous-tendent les attentes ou les défiances à l'égard de l'Europe des différents échelons administratifs et des divers peuples qui constituent actuellement l'Union européenne. Où en sommes-nous aujourd'hui ? L'Europe, en tant qu'espace institutionnel et cadre de vie, est-elle en phase avec les Européens ?
La frontière n'est jamais innocente et elle n'est jamais (ou quasiment jamais) " naturelle ". C'est un artifice qui a d'abord servi à affermir une souveraineté, et donc un Etat, le plus souvent contre les autres : en ce sens, l'Europe est le plus couturé de tous les continents, suite à toute une histoire de négociations et surtout de guerres, à tel point que l'on peut évoquer une véritable fragmentation de notre espace, traversé aujourd'hui par environ 14 000 km de frontières. Comment ignorer cette réalité aujourd'hui que l'on " fait " l'Europe ? La question n'était pas taboue tant qu'on ne parlait que de désarmement douanier, dont le but ultime était la création d'un Marché unique, mais maintenant que ces frontières sont censées ne plus exister entre les Etats de l'UE au profit d'une seule et même frontière commune qui doit nous définir par rapport au monde extérieur (et, suivant certains, nous protéger contre lui), quel constat s'impose, et surtout quelles propositions apporter ? Des spécialistes des principales sciences sociales (droit, histoire, géographie, sociologie) tentent ici une réponse, en s'appuyant sur des cas d'étude particuliers, présents ou passés, et en s'aidant de leurs méthodes propres d'investigation.
Une impression de déjà-vu ? La forteresse de Dunsinane, c'est le château où s'était retranché l'usurpateur Macbeth à la fin de Macbeth, la "pièce écossaise" de William Shakespeare. David Greig reprend la situation là où Shakespeare l'avait laissée en 1606. L'assassin du bon roi Duncan a enfin été éliminé ; la dangereuse femme-sorcière qui avait poussé son époux au crime est défaite, elle aussi. Le retour à la paix civile ? Pas tout à fait. Certes, Macbeth l'usurpateur est mort, mais son successeur Malcolm n'est que veulerie et luxure. L'harmonie politique semble ne pas vouloir s'installer en ce royaume. Dans la suite qu'il invente à la tragédie de Shakespeare, David Greig s'infiltre dans les ouvertures, ou plutôt les ellipses de l'histoire de Macbeth, et il les remplit des doutes politiques de notre époque. Greig a vu les armées britanniques et américaines intervenir et s'embourber au Moyen-Orient. Dans Dunsinane, il montre à quel point, une fois les opérations militaires achevées, rien n'est encore joué et comment la politique continue la guerre par d'autres moyens, pour inverser la formule de Clausewitz. Greig rebat les cartes et distribue une nouvelle main aux joueurs de la partie ; il donne la parole à ceux que Shakespeare avait, à l'instar de son tyran, réduits au silence : Lady Macbeth, Malcolm, et les soldats.