
Jean Nocret. Le peintre de Monsieur, frère du roi
Né en 1615 à Nancy, Jean Nocret est moins le peintre de Louis XIV que celui de son frère unique, Philippe, duc d'Orléans, qui lui commande La Famille royale dans l'Olympe à la fin des années 1660 pour son château de Saint-Cloud. La toile est emblématique du goût régnant en ces lieux, palais double de Versailles moins martial et plus gracieux, dont les travaux d'aménagement sont antérieurs de dix ans. Elle est représentative de l'ensemble de l'oeuvre de Nocret, portraitiste mais aussi décorateur formé en Italie, qui peuple de divinités les parois et les plafonds de l'appartement d'Henriette d'Angleterre, la belle-soeur du roi. Enfin, elle témoigne d'un moment de l'histoire du portrait français au XVIIe siècle, où s'impose une vision onirique et idéalisée de soi, nourrie de références mythologiques et littéraires, que l'on n'hésite pas à traduire en peinture. Si le nom de Jean Nocret a aujourd'hui disparu de la mémoire collective, son chef-d'oeuvre, La Famille royale dans l'Olympe, est l'un des tableaux les plus populaires du château de Versailles. Son sujet, qui transporte les proches de Louis XIV dans une mythologie fantasmée, ses dimensions, près de douze mètres carrés, et son emplacement, dans le salon de l'OEil-de-Boeuf, entre la galerie des glaces et la chambre du roi, en font une oeuvre extrêmement spectaculaire, appréciée par les visiteurs et très régulièrement reproduite, incarnation de l'imaginaire versaillais. Généreusement illustré, l'ouvrage, composé de plusieurs essais et d'un catalogue sommaire dressé en annexe, s'appuie sur les découvertes faites lors de la restauration du tableau, mais aussi sur un corpus d'oeuvres nouvelles ainsi que sur des informations inédites issues des archives.
| Nombre de pages | 169 |
|---|---|
| Date de parution | 05/06/2024 |
| Poids | 866g |
| Largeur | 201mm |
| EAN | 9782382031940 |
|---|---|
| Titre | Jean Nocret. Le peintre de Monsieur, frère du roi |
| Auteur | Vaysse Elodie ; Salomé Laurent |
| Editeur | IN FINE |
| Largeur | 201 |
| Poids | 866 |
| Date de parution | 20240605 |
| Nombre de pages | 169,00 € |
| Disponibilité | Epuisé |
Pourquoi choisir Molière ?
Du même auteur
-

Versailles, un château au féminin
Leroux Flavie ; Vaysse Elodie ; Pégard Catherine ;Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER20,00 € -

Retraites savantes - L'art du du XVIIe siècle. Mélanges en l'honneur d'Alain Mérot
Meyer Véronique ; Tellas Damien ; Vaysse Elodie ;Conçu en hommage à l'enseignement et à l'oeuvre d'Alain Mérot, spécialiste mondialement reconnu de l'art du XVIIe siècle, ce recueil d'articles propose une somme inédite et cohérente, incontournable pour tous ceux qui s'intéressent à la production artistique du Grand Siècle. Professeur émérite à Sorbonne Université, Alain Mérot est mondialement reconnu pour ses études et recherches sur l'art du XVIIe siècle. Chacun a en tête ses monographies sur Le Sueur et sur Poussin, ou ses ouvrages sur les retraites mondaines et sur le paysage. Ses multiples objets d'étude attestent de sa curiosité intellectuelle, qui ne se limite pas à l'histoire de l'art ; littérature, poésie, musique, mouvements spirituels sont souvent au coeur de ses préoccupations. En hommage à son enseignement et à son oeuvre, un ensemble de personnalités - universitaires, conservateurs et chercheurs indépendants - ont tenu à se réunir pour composer un recueil consacré à l'art du début du règne d'Henri IV au premier XVIIIe siècle. Par la diversité des champs abordés, celui-ci propose une somme inédite et cohérente, incontournable pour tous ceux qui s'intéressent à la production artistique de cette époque. Ainsi, qu'il s'agisse d'étudier la vie ou l'oeuvre de quelques artistes, les caractéristiques du grand décor ou celles des différents genres, ou encore le regard porté par les siècles suivants sur la production de ce temps-là, cet ouvrage, par ses approches diverses et complémentaires, donne à voir une image nuancée et vivante, souvent renouvelée de l'art du Grand Siècle.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER45,00 € -

TOTALITE ET SUBJECTIVITE SPINOZA DANS L'IDEALISME ALLEMAND
VAYSSEDe la Querelle du Panthéisme qui scandera le cours de l'idéalisme allemand, Dilthey dit qu'elle est le moment où Spinoza sembla se lever de sa tombe face à l'idéalisme transcendantal. Au coeur de l'absolutisation de la subjectivité moderne confrontée à l'exigence de la totalité et tenue de lever l'antinomie dogmatisme-idéalisme, le philosophe maudit devient incontournable car, pour dépasser Kant, il faut passer par lui. Du Sturm und Drang au Romantisme en passant par Goethe et Hölderlin, penseurs et poètes font de l'"athée de système" le "philosophe ivre de Dieu". Permettant à Fichte de conclure à l'impossibilité de l'ontologie et à Schelling de produire une fracture au sein de l'Absolu, qui fait venir l'Etre comme digne de question, le spinozisme sera pour Hegel condition de la philosophie. Les interprétations de Spinoza au fil de l'idéalisme spéculatif sont les métamorphoses du destin de la métaphysique et la conduisent à la problématisation de ses fondements. Une fois dissipés les prestiges des parthénogénèses spéculatives, il reste à savoir si Spinoza, mettant en abîme toutes les fondations, ne continue pas à résister à son intégration dans l'Histoire de l'Etre, en un lieu d'articulation de la totalité et de la finitude, où Heidegger se retrouverait malgré lui.Sur commande en 4-6 joursCOMMANDER36,00 € -

TOTALITE ET FINITUDE
VAYSSESpinoza est le penseur de la totalité qui, allant de l'être au connaître, fait, contre la tradition métaphysique, de l'Absolu le principe d'affirmation d'une finitude essentielle et montre que l'homme, tout en n'étant pas "comme un empire dans un empire", peut cependant accéder au savoir de son appartenance à la totalité comme cause prochaine, en une intuition intellectuelle que la tradition réservait à Dieu. Heidegger est le penseur de la finitude ontologique, pour qui la pensée de l'Être est ancrée dans l'analytique du Dasein comme cet étant dont la seule essence est l'existence finie. Là où Spinoza propose une éthique excédant la logique de la métaphysique, Heidegger entreprend un travail de déconstruction de celle-ci, visant à sa métamorphose en une autre pensée permettant de rejouer le logos, la mort, le divin. Heidegger parle peu de Spinoza qui semble court-circuiter le fil historial de sa lecture de la métaphysique. Comment comprendre ce quasi-silence, si ce n'est en admettant que l'éthique fait retour dans l'ontologie fondamentale? L'ethos doit alors se penser comme un séjour, qui est tout à la fois un habiter et une manière d'exister ordonnés à une vérité de l'Être. Celui-ci n'est le transcendant absolu qu'en tant qu'il n'est pas une transcendance ontique, mais l'immanence de ce fond abyssal duquel tout ek-sister doit s'arracher et à partir duquel il trouve sa tenue. Joie active, la béatitude est l'affect ontologique par excellence, et elle est aussi l'angoisse comme sérénité. Le mutisme de Heidegger pourrait ainsi signifier un accord impensé avec la seule pensée qui ne se laisse pas intégrer dans une histoire de l'Être et qui demeure comme une "anomalie sauvage". S'il est vrai que tout penseur a deux philosophies, la sienne et celle de Spinoza, on est en droit de se demander si la philosophie de Spinoza ne fut pas la philosophie silencieuse et sans cesse indicible de Heidegger Biographie de l'auteur Jean-Marie Vaysse est professeur de philosophie à l'Université de Toulouse II le MirailSur commande en 4-6 joursCOMMANDER36,00 €
Du même éditeur
-

Il était une fois Narcisse et Echo
Mahenge Marie deNarcisse est un beau jeune homme mythique que l'on associe souvent à la fleur portant le même nom. Mais connaît-on vraiment son histoire ? Et qu'en est-il de la mystérieuse nymphe prénommée Echo ? Découvre la légende millénaire de Narcisse et Echo, un récit intemporel qui va t'entraîner dans un univers poétique et fabuleux, au temps des Dieux et des Déesses de la mythologie grecque.EpuiséVOIR PRODUIT15,05 € -

Io ou la destinée d'une femme en Méditerranée
Mahenge Marie deIl était une fois une jeune prêtresse prénommée Io, fille du roi d'Argos, ville du Péloponnèse, dans la Grèce antique. Une nuit, elle rêva qu'elle devait se rendre au bord du beau lac de Lerne pour y rencontrer Zeus. Ainsi commencent les aventures de Io. Son destin la conduira sur les routes et les mers de la Méditerranée Son long voyage lui apprendra l'espoir et la persévérance. Io saura surmonter tous les obstacles qui se présenteront à elle, jusqu'en Egypte où elle saura réinventer son histoire en incarnant la déesse de l'amour inconditionnel, la grande Hathor.EpuiséVOIR PRODUIT15,05 € -

Vladimir Baranoff-Rossiné. Edition bilingue français-anglais
Marcadé Jean-Claude ; Penwarden CharlesVladimir Baranoff-Rossiné, artiste ukraino-russe, est une figure éminemment représentative de ce qu'aura été l'artiste au XXème siècle. Né en 1889 en Ukraine à Kherson dans une famille juive, il développe un oeuvre à la fois de musicien, peintre et sculpteur d'avant-garde (cubo-futuriste, cubiste, orphiste, abstrait, biomorphiste et synesthésiste). Il meurt en janvier 1944 à Auschwitz. C'est sans aucun doute Picasso qui résume à lui seul de manière exemplaire la complexion, tout à fait nouvelle par rapport à l'histoire européenne passée de l'art, du créateur à partir de 1910 : ayant rejeté quatre siècles d'académisme renaissant, ayant fait table rase des codes conventionnels de la représentation, l'artiste du XXème siècle se trouva condamné à la quête inlassable de procédés et de modes d'appréhension de la nature ou du monde qui soient toujours nouveaux. Il se fait Protée, comme l'a souligné André Malraux à propos de Picasso précisément. Lorsque l'on considère l'ensemble de l'oeuvre de Baranoff-Rossiné, on est frappé par son caractère protéiforme. Les périodes les plus variées se succèdent, quelquefois se chevauchent, chaque fois si différentes dans leur style qu'il est impossible de parler de "transition" ou d' "évolution" . Alchimiste de la peinture, expérimentateur infatigable, Vladimir Baranoff-Rossiné n'a cessé de créer, d'inventer, de trouver des formules originales. Créateur de son temps, il ne s'est jamais borné à une formule, il a tenu constamment son génie inventif en éveil, et s'il a laissé plus de cinq cents huiles, dessins, aquarelles, gouaches, mais son activité ne s'est pas arrêtée là.EpuiséVOIR PRODUIT30,15 € -

100 critiques, 10 ans d'art contemporain. Le Prix AICA France
Depuis 10 ans, le prix Aica-France de la critique d'art invite chaque année une dizaine de ses membres à défendre à tour de rôle le travail d'un artiste de leur choix. Chacun dispose de 6'40 », et s'appuie sur la projection d'une vingtaine d'images qui se succèdent toutes les vingt secondes. Autant d'approches différentes et de démonstrations éclairées. Autant d'analyses subjectives face à des oeuvres aux multiples résonances. Chercheur savant et vibrant, collecteur précis et intuitif, le critique d'art entremêle sensibilité et connaissances pour créer des ponts inédits entre analyse et fiction, réalité et poésie, actualité et utopie...EpuiséVOIR PRODUIT55,25 €
De la même catégorie
-

Du progrès et de la promotion des savoirs, 1605
Bacon FrancisLe savoir dérivé d'Aristote, s'il est soustrait au libre examen, ne montera pas plus haut que le savoir qu'Aristote avait." Dans les arts mécaniques, le début est grossier puis l'on développe et perfectionne - ce que Bacon baptise ici "progrès". S'il n'en va pas de même pour les savoirs, c'est que, dans la société, la science est une grande incomprise. Que faire pour y remédier ? Bien des choses, et d'abord convaincre l'Etat de s'en mêler. Publié en anglais en 1605, Du progrès n'a connu jusqu'ici qu'une traduction française, en 1624. La phrase qui recommande le libre examen d'Aristote y a été censurée, comme tout ce qui touche à la scolastique. Bacon lui-même, en se faisant traduire en latin pour le Continent, expurge son livre. L'audace intellectuelle de l'original n'avait donc pas encore vraiment franchi la Manche. L'essentiel fut cependant entendu de tous au XVIIème siècle : les sciences, produites par l'effort humain, doivent être distinguées de la religion.EpuiséVOIR PRODUIT14,50 € -

Jean-Baptiste Colbert. Le bâtisseur
Cauquetoux AnneLe 29 août 2019, nous fêterons les quatre cents ans de Jean-Baptiste Colbert. Ministre de Louis XIV de 1661 jusqu'à sa mort, en 1683, Colbert fut un travailleur acharné qui cumula les fonctions de contrôleur des finances, secrétaire d'Etat de la maison du roi et de la Marine, surintendant des Bâtiments... Orchestrant à la fois les finances du royaume, son industrie, son commerce, la police, l'aménagement du territoire ou encore les travaux publics, le tout dans une vision globale du destin de la France, il n'eut cesse de lui donner une indépendance économique et financière. Encensé par les uns, décrié par les autres, car il n'était pas un humaniste, Colbert fut avant tout un administrateur, soucieux de rationaliser les rouages d'un pays déchiré par les factions et les coteries. En s'appuyant sur des sources historiques solides, Anne Cauquetoux livre le portrait d'un homme d'Etat qui a cumulé de nombreuses fonctions. Loin des stéréotypes dont a parfois été victime Colbert, ce livre montre un homme obnubilé par l'autonomie financière de la France et prêt à tous les sacrifices pour y arriver.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER16,90 € -

Le goût de Louis XIV
Charton ArianeMonarque puissant, Louis XIV a su organiser autour de lui une cour d'aristocrates obéissants, a soutenu les arts, la littérature et s'est attaché à agrandir et unifier son royaume. Les mémorialistes et témoins de ce long règne ne manquèrent pas : du factuel marquis Dangeau au critique duc de Saint-Simon, sans oublier la marquise de Sévigné, la princesse Palatine au franc-parler ou encore les étrangers tel Ézéchiel Spanheim. Une fois le Roi-Soleil disparu, les écrivains ont continué à entretenir le mythe et à user des anecdotes et mystères l'entourant à des fins littéraires comme Dumas, Vigny ou plus récemment Jean Teulé. Bienfaiteur pour Molière ou Voltaire fasciné, Louis XIV a vu aussi son règne jugé sévèrement par un Michelet ou un Octave Mirbeau. Adoré ou détesté, Louis XIV semble avant tout un homme plein de paradoxes comme l'ont compris l'Italien Primi Visconti et Montesquieu.Sur commande en 2-4 joursCOMMANDER8,00 € -

La Guerre de Trente Ans, 1618-1648
Bogdan HenryLa guerre de Trente Ans est née en Bohême, de l'antagonisme entre l'alliance des princes allemands protestants et l'autorité impériale catholique représentée par Ferdinand II. Ce conflit local prit une ampleur européenne quand s'y joignirent les grandes puissances protestantes du Nord (Danemark et Suède), soutenues financièrement par Richelieu et Louis XIII, qui avaient intérêt à la défaite de l'empereur Ferdinand II. C'est en 1634 que la France intervint ouvertement, en attaquant l'Espagne, elle-même en conflit avec les Pays-Bas. Dès lors, les hostilités s'étendirent à l'Europe. Les traités de Westphalie en 1648 mirent fin à une guerre dévastatrice et meurtrière, notamment pour l'Allemagne et pour la Lorraine, et qui apporta un profond bouleversement démographique et politique. Il est indispensable d'en connaître l'histoire si l'on veut comprendre l'évolution de l'Europe jusqu'à nos jours. Biographie: Henry Bogdan, agrégé d'histoire, diplômé de l'Ecole des langues orientales vivantes, enseigne à l'EMSST (Ecole militaire), a publié de nombreux ouvrages, dont plusieurs ont paru dans la collection tempus: Les Chevaliers teutoniques, Histoire de l'Allemagne de la Germanie à nos jours, Histoire des Habsbourg des origines à nos jours.En stockCOMMANDER9,00 €
