Capitaine Bada trouva dès son apparition des partisans acharnés. La pièce fut une des principales à ouvrir les voies au théâtre dit " d'avant-garde ", né aux environs des années 50. Un des mérites de Bada a été de révéler un maximum d'innocence joint à un maximum d'ambitions. La défense et le drame de l'Artiste, l'affrontement du couple, la poésie sécrétée par l'occulte organisation dramatique, la véhémence, la cruauté, le souillemmt de son héros par l'auteur, des faiblesses humaines entassées en défi, le tout pour une provocation aux dimensions monumentales : il y eut maints cabrements et des batailles. On fit glisser jusqu'à l'âme de l'oeuvre les hideurs tressées en aura pour ce Bada triste et sardonique... Il veut être souffleté et sa malice est grande. Que ses difficultés créatrices clamées, moteur et honneur de son intelligent symbole, accouchent néanmoins d'un flot de "beau langage" ou de "splendeur verbale" pendant les trois heures de ses inventions, n'est pas la moindre des mystifications du héros.... Celui-ci, au final, trouve aussi le moyen de bénéficier d'une petite machine volante capable de le mener au ciel. Capitaine Bada obtint le Prix Ibsen et fut repris avec succès à la Biennale de Venise (Festival du Théâtre, 1960). Depuis, Jean Vauthier a écrit L'Impromptu d'Arras, Le Personnage Combattant, La Nouvelle Mandragore, Le Rêveur, Les Abysses (scénario et dialogues), Les Prodiges, et diverses adaptations, dont une de Roméo et Juliette. Parvenu à ce moment de sa carrière, c'est vers son Capitaine qu'il se retourne avec Badadesques, machine à catapulter Bada... Du ciel sur la terre. C'est une aquarelle vigoureuse ; on y trouve autant de canular que de tragique intérieur.
Nombre de pages
264
Date de parution
21/10/1980
Poids
223g
Largeur
118mm
Plus d'informations
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EAN
9782070227976
Titre
Capitaine Bada. Suivi de Badadesques
Auteur
Vauthier Jean
Editeur
GALLIMARD
Largeur
118
Poids
223
Date de parution
19801021
Nombre de pages
264,00 €
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Résumé : Cette pièce a été créée en juillet 1974, au Théâtre du Midi, à Carcassonne, dans une mise en scène de Jean Deschamps. Elle a été diffusée par France Culture le 30 septembre 1979, avec Alain Cuny, réalisation de Jean-Pierre Colas. Robert Abirached écrit dans sa préface : "Une fois de plus, en lisant ce tout neuf Othello, je suis stupéfait par la réussite de Jean Vauthier. Il est parvenu a nous donner de la tragédie un vrai double français, capable de produire lui-même l'air dont il a besoin pour respirer et pour vivre, traversé de bout en bout par une poésie qui ne fait pas fi de la justesse, tout prêt à s'inscrire dans la bouche et dans le corps de nos comédiens entre Seine et Garonne, mais soulevé en même temps par une rumeur semblable à celle qui parcourut jadis les tréteaux du Globe... Je suis persuadé que le premier public de cet Othello sera immédiatement sensible, lui, à la fraîcheur par miracle retrouvée de la tragédie shakespearienne. Il le verra comme une oeuvre contemporaine, accordée à sa sensibilité et qui remue les phantasmes immémoriaux suscités par les forces de la nuit. Nous savons qu'elles n'ont jamais cessé d'être là toutes proches et que personne n'a fini de les conjurer".
Résumé : Dans le jeune théâtre on attendait, après le capitaine Bada promptement célèbre, un nouveau personnage de Jean Vauthier. Voici Le personnage combattant dont les luttes sans cesse renaissantes, pathétiques et bouffonnes, occupent une nuit mémorable. Exceptionnelle par ses paroxysmes, son aventure engendre une angoisse irrépressiblement liée à cette question essentielle, pôle de sa vision intérieure : "Qu'as-tu fait de ta jeunesse ?" Le personnage combattant porte à la scène une action qui illustre l'inquiétude de nos voix profondes. Ayant lu la pièce, Jean-Louis Barrault écrit dans la préface qu'il lui a consacrée : "... le lendemain je disais à Vauthier que je mettais à sa disposition mes forces et mes possibilités spirituelles et matérielles pour présenter cette oeuvre au public." Le sujet de l'oeuvre tient en quelques lignes : un voyageur élégant prend pour la nuit une pauvre chambre d'hôtel. Il est écrivain connu et il entend récrire un roman commencé jadis en ce lieu. Cette chambre était la sienne. Le contact avec son passé précise la crise où se rue le personnage. Il voit l'imposture de sa réussite officielle, il souffre et combat toute la nuit pour une sorte de rédemption.
Résumé : Dans le jeune théâtre on attendait, après le capitaine Bada promptement célèbre, un nouveau personnage de Jean Vauthier. Voici Le personnage combattant dont les luttes sans cesse renaissantes, pathétiques et bouffonnes, occupent une nuit mémorable. Exceptionnelle par ses paroxysmes, son aventure engendre une angoisse irrépressiblement liée à cette question essentielle, pôle de sa vision intérieure : "Qu'as-tu fait de ta jeunesse ?" Le personnage combattant porte à la scène une action qui illustre l'inquiétude de nos voix profondes. Ayant lu la pièce, Jean-Louis Barrault écrit dans la préface qu'il lui a consacrée : "le lendemain je disais à Vauthier que je mettais à sa disposition mes forces et mes possibilités spirituelles et matérielles pour présenter cette ouvre au public." Le sujet de l'ouvre tient en quelques lignes : un voyageur élégant prend pour la nuit une pauvre chambre d'hôtel. Il est écrivain connu et il entend récrire un roman commencé jadis en ce lieu. Cette chambre était la sienne. Le contact avec son passé précise la crise où se rue le personnage. Il voit l'imposture de sa réussite officielle, il souffre et combat toute la nuit pour une sorte de rédemption.
Jean Vauthier a écrit son premier scénario de film, qui comporte tous les détails de la mise en scène cinématographique et témoigne d'un grand souci de la technique, en s'inspirant d'une affaire criminelle des années 30 : l'assassinat par les soeurs Papin de leur patronne et de sa fille. Dans Les Abysses deux soeurs, Michèle et Marie-Louise, sont domestiques dans la propriété des Lapeyre à la Réole. La fille d'un premier mariage de Monsieur Lapeyre que l'on appelle "Mademoiselle" a fait donation aux deux soeurs de la part d'héritage qu'elle possède dans la propriété. Jeune bourgeoise chrétienne et progressiste, assez masochiste, visiblement attirée par la plus jeune des deux bonnes, elle subit sans broncher toutes les avanies que lui font subir Michèle et Marie-Louise qui n'hésitent pas à l'injurier, à la battre. Lorsque les deux bonnes apprendront que les Lapeyre ont réussi à annuler la donation d'Elisabeth et que la propriété est vendue, les rejetant à la rue et à la misère, elles tueront.
Raymond Guérin est fasciné par la lettre, qu'il s'agisse de la forme littéraire qui structure certains de ses récits ou d'une véritable correspondance. A tous les titres, de la pratique de l'échange à l'exercice de l'imagination, il est un épistolier. Les Lettres à Sonia sont certes une correspondance réelle entre un écrivain et la femme qu'il aime, séparés par la guerre et la captivité, mais elles sont aussi et au moins autant un journal, et encore une projection, une mythologie, bref c'est un récit qui se donne. Journal ou récit qui est adressé à l'autre, destinataire et matière sacrée de l'écriture. En contre-point, Guérin brosse son portrait intérieur, il évoque le quotidien du prisonnier dont la vie personnelle, comme celle du monde, est soumise aux ruptures de l'histoire. Ecrivant ces Lettres qui sont un roman, Guérin s'inscrit dans une fièvre d'expression que son étrange disponibilité ne peut qu'aviver. Digne dans l'épreuve, répondant par les mots à la misère du temps, il dresse au jour le jour un monument de résistance à la barbarie, fondé sur l'amour et la foi dans le verbe. Le monde de l'intelligence le nourrit plus que jamais et s'érige en rempart contre la sottise. Dans les Lettres à Sonia, Guérin se montre bouleversant de droiture et de lumière.