Tout le monde a entendu parler, un jour ou l'autre, de François d'Assise, ce saint italien du XIIIe siècle qui aimait la pauvreté, prêchait aux oiseaux et serait le premier stigmatisé de l'histoire. D'innombrables biographies et ouvrages lui ont été consacrés depuis le Moyen Age et, de nos jours, sa réputation dépasse largement les frontières du catholicisme, puisque des croyants de toutes les confessions et beaucoup de non croyants s'intéressent à lui et au franciscanisme qui a profondément marqué le christianisme occidental. Malgré la sympathie générale qui entoure sa figure, le "Pauvre d'Assise" reste cependant mal connu du public, car son image a parfois été brouillée par des interprétations édifiantes ou fantaisistes qui ont affadi ou dénaturé son message. Depuis un demi-siècle, les recherches qui lui ont été consacrées, en Italie et dans le monde entier, ont profondément modifié la connaissance et la compréhension que l'on pouvait avoir du Poverello. Aussi était-il devenu urgent de lui consacrer une nouvelle étude nourrie des travaux les plus solides. On se réfère aujourd'hui souvent à l'"esprit d'Assise" qui pourrait contribuer à ramener la paix entre les religions à travers le monde (Jean-Paul II a invité dans cette ville, en 1986, les principaux chefs des grandes religions). Le présent ouvrage cherche à expliquer, en se plaçant du point de vue de l'historien, pourquoi François d'Assise continue à exercer une réelle fascination à huit siècles de distance. Biographie de l'auteur André Vauchez, professeur émérite d'histoire du Moyen Age à l'université de Paris X-Nanterre, membre de l'Institut, Visiting fellow à l'Institute for Advanced Study de Princeton, a été directeur de l'Ecole française de Rome de 1995 à 2003. Auteur de nombreux travaux portant sur l'histoire de la spiritualité et de la vie religieuse, en particulier dans l'Italie médiévale, il est membre du conseil scientifique de la Société internationale d'études franciscaines (Assise).
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Date de parution
15/04/2009
Poids
765g
Largeur
135mm
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EAN
9782213618869
Titre
FRANCOIS D'ASSISE
Auteur
VAUCHEZ ANDRE
Editeur
FAYARD
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135
Poids
765
Date de parution
20090415
Nombre de pages
0,00 €
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L'ambition de ce livre a été de faire entrer dans le territoire de l'historien cette terra incognita qu'a longtemps constitué la sainteté médiévale. L'auteur a étudié le processus qui a conduit l'Eglise romaine, entre la fin du XIIe et le début du XVe siècle, à promouvoir des modèles de perfection à travers les procès de canonisation qui sont apparus et se sont développés à cette époque. L'enjeu était de taille, car la sainteté était la valeur suprême dans la chrétienté médiévale et les pouvoirs attribués aux saints étaient considérables. Ce livre, qui a suscité depuis sa publication de nombreuses recherches, met en lumière les efforts déployés par la papauté médiévale pour étendre le contrôle de l'Eglise à tous les aspects de la vie religieuse des fidèles, y compris le choix de leurs protecteurs célestes.
Résumé : Il est loin le temps où les historiens envisageaient l'omniprésence du merveilleux et du surnaturel dans la société médiévale comme un symptôme d'infantilisme. Depuis quelques décennies, les médiévistes savent que le Moyen Age ne peut se comprendre en dehors de catégories religieuses et, surtout, Ils ont appris à se faire anthropologues. Que le surnaturel envahisse la scène médiévale ne surprend plus, la vraie question se concentre sur les usages du merveilleux. C'est à explorer ces usages que se consacre André Vauchez, auteur d'un ouvrage devenu classique sur la sainteté au Moyen Age et directeur de l'Ecole française de Rome. Qu'il légitime une parole qui peut être déviante, qu'il fonde l'antiquité d'un passé, gage de vérité, qu'il soit la marque d'une élection, le surnaturel prend de multiples formes - miracles, prodiges, visions, thaumaturgie - et cette liberté finit par inquiéter les pouvoirs ecclésiastiques et royaux. Théologiens et juristes vont tenter de discipliner ce surnaturel " sauvage " en lui appliquant des critères de discernement : tout prodige ou miracle ne vient pas de Dieu. A travers cette forte présence du surnaturel, l'Occident médiéval en vient à poser la question du pouvoir : charisme contre institution, intervention divine contre puissance d'établissement. En lieu et place d'un âge de la foi béate, l'historien découvre une conscience critique qui S'interroge sur le difficile équilibre entre les fonctions : comment accorder le prêtre, le prophète et le roi ?
Qu'est-ce qu'un prophète aujourd'hui? Qu'en est-il de la fonction prophétique dans le monde actuel et dans les Eglises? Déjà, en 1965, Dom Helder Camara - qui disait de lui-même: "J'appartiens beaucoup plus à la famille des prophètes qu'à celle des docteurs" - se posait la question en ces termes: "Mais qui sont les successeurs des prophètes?" L'ambition de ce livre est de répondre à cette demande et de l'actualiser plus de quarante ans après qu'elle a été formulée. La première partie de l'ouvrage est consacrée à une présentation historique visant à mettre en évidence les principales lignes de force des courants prophétiques, depuis le Premier Testament jusqu'aux temps modernes marqués, pour le catholicisme, par Vatican II et, pour la société occidentale, par le phénomène de sécularisation. La seconde partie se préoccupe davantage de l'actualité prophétique en prise avec le monde. De Martin Luther King à la communauté Sant'Egidio en passant par Emmanuel Mounier et l'éveil prophétique latino-américain, sa relecture aux XXe et XXIe siècles reflète les questionnements contemporains de la théologie, de la littérature ou de la philosophie. La troisième partie, enfin, présente une réflexion d'ensemble sur les rapports entre les institutions religieuses et le prophétisme. L'ensemble de l'ouvrage donne à regarder les figures emblématiques du prophétisme de notre temps et les domaines dans lesquels s'est exercée leur influence: engagement intellectuel ou temporel, expérience spirituelle, témoignage de vie.
Tout le monde a entendu parler, un jour ou l'autre, de François d'Assise, ce saint italien du XIIIe siècle qui aimait la pauvreté, prêchait aux oiseaux et serait le premier stigmatisé de l'histoire. Malgré la sympathie générale qui entoure sa figure, le "Pauvre d'Assise" reste cependant mal connu du public, car son image a parfois été brouillée par des interprétations édifiantes ou fantaisistes qui ont affadi ou dénaturé son message. Depuis un demi-siècle, les recherches qui lui ont été consacrées, en Italie et dans le monde entier, ont profondément modifié la connaissance et la compréhension que l'on pouvait avoir du "Poverello". Aussi était-il devenu urgent de lui consacrer une étude nourrie des travaux les plus solides. Le présent ouvrage cherche à expliquer, en se plaçant du point de vue de l'historien, pourquoi François d'Assise continue à exercer une réelle fascination à huit siècles de distance.
La Hatha-yoga Pradîpikâ, ou « petite lampe du Hatha-yoga », est l'un des plus complets traités consacrés à cette science millénaire qui nous soit parvenu. Il est attribué à un célèbre yogin du Xe siècle qui l'aurait popularisé sur tout le continent indien. Selon la tradition hindoue, celui qui le pratique parvient par une méthode pratique et violente (hatha = force) à la libération spirituelle recherchée par toutes les voies indiennes. Cette discipline repose sur le principe, reconnu depuis l'antiquité védique, de la correspondance de l'univers et du corps. Elle comporte un certain nombre de techniques, dont les fameuses « postures » (âsana), le « rassemblement des souffles » (pranayana) et les sceaux (mudrâ) qui permettent d'apprendre à maîtriser les énergies du corps et de l'esprit. La traduction de ce traité est précédée d'une étude de Tara Michaël qui montre l'importance des différentes formes de yoga dans les traditions shivaïte et tantrique. Elle est accompagnée d'une traduction du commentaire sanskrit qui l'explicite, « Clair de lune » par Brahmânanda.
Infirmière de l'assistance publique, Marie-Christine Choquet, lauréate du Prix international des droits de l'homme en 1986, se consacre depuis des années aux réfugiés du monde entier. Au fil des pages de son livre, rassemblant en vrac des témoignages divers, poème d'enfants et d'adolescents, récits, lettres, commentaires, elle raconte aussi sa propre expérience parmi les réfugiés, notamment en Somalie, au Honduras et en Thaïlande. Comme son titre l'indique, "Leur silence est un cri" , ce livre veut être le porte-parole de ceux qui sont sans voix.
Le nouveau monde de l'oncle Henry La fin de la guerre froide semblait déboucher sur un monde simplifié: au centre, une Amérique victorieuse et sans rivale, seule superpuissance capable de dicter son ordre mondial et de diffuser partout son mode de vie et ses valeurs. La magistrale leçon d'histoire et de diplomatie d'Henry Kissinger détruit cette illusion: l'Amérique, prévient celui qui a inspiré pendant près de dix ans sa politique étrangère, va devoir réformer profondément sa vision du monde et ses méthodes d'action, sous peine de se réfugier à nouveau dans un isolationnisme aussi dangereux qu'illusoire. Il lui faudra évoluer dans un système complexe d'équilibre des forces, une notion avec laquelle elle est justement en "délicatesse". Cette révision déchirante concerne d'abord le rêve américain de sécurité collective: incarné pendant près d'un siècle par Woodrow Wilson, l'architecte de la paix de Versailles, il se nourrit de grands principes (l'autodétermination), de volonté de coopération, de partage des valeurs (américaines) et du respect du droit international. Cette doctrine prenait le contre-pied d'une conception européenne qui avait dominé les affaires internationales pendant près de trois siècles avant de s'effondrer. Richelieu, Metternich et Bismarck avaient inventé les concepts d'Etat-nation et de souveraineté, dans un équilibre où chacun, toujours prêt au conflit, se déterminait selon son intérêt national et sa marge de manoeuvre. Or la doctrine wilsonienne n'est plus pertinente, et le nouvel ordre "ressemblera davantage aux systèmes étatiques des xviiie et xixe siècles qu'aux schémas rigides de la guerre froide". Il comprendra cinq ou six grandes puissances - les États-Unis, la Chine, la Russie, le Japon, l'Europe (si elle est unie) et peut-être l'Inde -, entre lesquelles s'établira un jeu mouvant. Et l'ancien conseiller des princes conclut sa grande fresque en suggérant à Bill Clinton de s'intéresser "au style de Bismarck". Les solutions les plus inventives, affirme-t-il, consisteront à "construire des structures mixtes, en chevauchement", fondées sur des principes, des préoccupations de sécurité, ou des intérêts économiques communs. Mais le rodage de ce système, dit-il, "prendra sans doute plusieurs décennies"... --Vincent Giret--
Résumé : Il s'appelle Sainte-Marie-du-Mont, village posé au bord de la Manche, à la base de la presqu'île du Cotentin. C'est le personnage de ce livre. La plage est commode. En l'an 900, le Viking Vieul Aux Epaules y jeta ses drakkars. Dix siècles plus tard, l'Américain Eisenhower lança sur elle ses barges ; depuis, on la nomme Utah Beach. Juché sur la colline, le bourg essuie depuis toujours les tempêtes magistrales : guerre de Cent Ans, guerres de religion, révolutions, occupations... Il n'est pratiquement pas d'événement majeur qui n'ait laissé sa trace sur ce coin de bocage enclavé dans ses haies, de sorte que la chronique communale ne cesse de renvoyer à l'histoire de France. Mais aujourd'hui comme hier, les gens d'ici vivent à leur pas, car l'Histoire est peu de chose, au bout du compte, auprès des histoires qui tissent la trame des jours ordinaires.