Une minute de latitude est en cinq dimensions. La première est l'adaptation écrite d'une minute de captation quotidienne, de la vie portuaire de Marseille, durant dix mois, depuis le même angle de vue, au septième étage d'une tour vitrée : le lieu du travail. La seconde, sonore, est la transcription de conversations captées dans l'open space durant les temps de pause : le contrepoint. La troisième est une transposition graphique des photographies : la vignette. La quatrième dimension est la consigne méthodique d'une météorologie visuelle : le temps. La dernière est celle d'une échappée intérieure : la fugue. Une minute de latitude est le résultat d'un travail du regard, d'une insistance sur le motif, et un journal de lutte contre l'enfermement. Au nom de quoi faudrait-il consigner tout ce qui se déroule durant cette minute de capture ? Au nom d'une astreinte à l'exercice d'évasion ou d'un exercice d'enfermement sans la promenade ? L'échappée belle, un acte de résistance ? Au nom de quoi faudrait-il tout métamorphoser ? Au nom du mouvement interdit ? De la nécessité de la joie ? De la respiration ?
Nombre de pages
256
Date de parution
10/05/2024
Poids
320g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782370841360
Titre
Une minute de latitude
Auteur
Vassiliou Véronique
Editeur
NOUS
Largeur
150
Poids
320
Date de parution
20240510
Nombre de pages
256,00 €
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Résumé : Jam Jam est un livre crocodile qui a croqué une horloge. C'est un maintenant dès maintenant, une suite d'à l'instant saisis au vol. Une jam succession où tous les temps s'accordent au présent, des polaroïds légendés. Un journal du temps traqué et déboussolé. S'en sont mêlées les mathématiques. A chaque jour sa variable, sa formule de conversion du temps T. Où l'on trouvera encore de l'espace, une fusée, du polar déchiqueté et aussi un peu de cuisine.
Livre du mouvement, de l'oscillation permanente et incertaine entre quête et perte - des repères, de l'orientation, du chemin - Mû cherche et livre des observations. Il tisse des tracés et des "images de pensée" de dérives diverses, faites d'égarements, d'allers-retours, de sauts, et d'écrits dans la marge. Un brin conte, un brin récit, un brin méditation, un brin enquête - décidément hors genre -, Mû se déploie plastiquement dans l'espace du livre, l'utilise comme lieu d'exposition et surtout de circulation, du titre au dernier mot.
L'Almanach Vassiliou n'est pas un almanach de plus, c'est le seul almanach perpétuel où l'on trouvera conseils pratiques et de saison, recettes, souvenirs, mouvements de gymnastique, interprétations astrologiques, art d'écrire, etc. C'est un livre de tous les jours, de toutes les heures et par tous les temps. Un livre funambule, à lire ou à feuilleter en surface et en profondeur. Véronique Vassiliou est née en 1962. Elle est poète et conservatrice des bibliothèques. Elle a publié récemment Le Petit Vassiliou ménager illustré, aux éditions Contre-Pied, ainsi qu'une trilogie: N. 0. Le détournement, Le Coefficient d'échec et Le + et le - de la gravité, aux éditions Comp'act.
Résumé : Portraits tendres et croisés de deux grands-mères par leurs petites-filles, les poètes Fabienne Yvert et Véronique Vassiliou "Rose recueillait le sang des lapins pour faire des civets" ; "Madeleine aimait bien sucer le cou des poules". Dans des effets de listes propres à cette enfance qui énumère les souvenirs, Fabienne Yvert et Véronique Vassiliou égrainent les mots avec délectation pour dessiner le portrait de leurs grand-mères. Deux figures se mêlent, se croisent, s'enchevêtrent et tressent finalement le fil d'une mémoire à la fois grave et ingénue. La perruque de Madeleine, les longs cheveux de Rose, la cuve à confiture, la machine à coudre. De minuscules morceaux de quotidien, anodins ou banals, mais qui arrachés au temps auxquels ils appartiennent, prennent une tonalité magique, incantatoire et nostalgique, dans un chant d'amour à la vie fruste et parfois cruelle de deux grand-mères paysannes, Rose et Madeleine. On pense aux souvenirs fragmentés de Perec, à la tendresse d'Hervé Guibert pour ses grand-tantes (Suzanne et Louise), aux images de l'enfance qui côtoie la vieillesse, avec la sensualité de l'apprentissage, dans un univers visuel et coloré composé d'odeurs, de goûts, de tissus, d'animaux morts ou vivants, de mots et de maux étranges. Une première édition typographique de ce texte, désormais épuisée, avait été conçue par les éditions Harpo & en 2006.
Au coeur d'une pensée du conflit entre Israël et la Palestine, Terres enchaînées cherche à défaire les pièges idéologiques, politiques et éthiques dans lesquels nous sommes pris. Pour ce faire, il cherche à tracer un possible : il le fait depuis ici et aujourd'hui, mais aussi depuis hier. Il le fait enfin depuis ailleurs, que cet ailleurs se nomme Palestine ou Israël. Ce possible repose d'abord sur la sortie du déni de la politique de colonisation et d'occupation des Territoires palestiniens, un déni qui organise la guerre tout comme il façonne les usages actuels du mot antisémitisme. Terres enchaînées donne également à lire des entretiens issus d'une enquête menée en Palestine à partir d'octobre 2023. Ces entretiens permettent de penser à nouveaux frais, donc en de nouveaux termes, les coordonnées de la question palestinienne. Car, quand les mots vitrifient la pensée, le temps est venu d'en trouver de nouveaux. "Il est politique d'ôter à la haine son éternité".
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