Dans la seconde moitié du XIIe siècle, au royaume de Jérusalem, la guerre étend ses ravages. Les barons francs se déchirent au pied du trône vacillant du roi lépreux et la Terra Sainte voit s'unir les Sarrazins autour d'un sultan kurde subtil et sage : Saladin. Pour obéir aux ordres du roi Baudouin, son frère, Dame Isabelle, âgée de onze ans à peine, quitte la Samarie où elle a grandi. Elle s'en va loin des siens épouser un jeune et beau seigneur dont le château s'élève en plain désert, au pays de Moab. Sous ses pas se dressent complots et trahisons, batailles et embûches, mais aussi fleurissent les tendres courtoisies, les dévouements et les prouesses chevaleresques. Dam Isabelle a bel et bien existé, et Annick Varney rend un hommage passionné à cette princesse lointaine dont le destin se confond avec une histoire qui ne cesse de faire rêver : celle du royaume franc de Jérusalem.
Nombre de pages
530
Date de parution
24/02/1998
Poids
646g
Largeur
150mm
Plus d'informations
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EAN
9782207246818
Titre
La couronne de Jérusalem
Auteur
Varney Annick
Editeur
DENOEL
Largeur
150
Poids
646
Date de parution
19980224
Nombre de pages
530,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Voici un livre qui s'ouvre telle une porte dérobée sur la condition humaine grandeur nature, qui vous propose un voyage initiatique à travers un pays truffé de colères suicidaires, de déconvenues mortelles, d'affronts d'une rare muflerie. Vous allez entrer en Irak comme dans un cas de conscience. Ici, l'horreur se veut fatalité; la poisse colle à la peau des damnés; la patrie des Mille et Une Nuits est devenue le dépotoir des absurdités, l'autel de tous les sacrifices, le vivier de toutes les infortunes. Marie de Varney ne trébuche pas. Son pas est accablé, mais précis; son souffle vous assiste, son courage vous rassure. Elle sait de quoi elle parle, et sait comment le dire. Sa peine est lucide, instructive; elle cherche à conjurer de vieux démons tapis dans leurs derniers retranchements, pareils aux secrets que l'on tait et qui nous gâchent la vie. Vous voulez voir les blessures de l'Irak de plus près? Prenez cette porte dérobée... Mais, de grâce, quand vous aurez fait le tour des questions qui fâchent, ne la refermez pas derrière vous en partant. Biographie de l'auteur Marie de Varney, écrivain, a publié plusieurs essais et romans. Elle a été journaliste au Monde pendant une dizaine d'années et connaît l'Irak depuis plus de vingt ans. Elle a couvert les deux guerres du Golfe en tant qu'écrivain reporter.
Marie de Varney a été reporter de guerre au Monde. Dans ce cadre, elle a effectué de nombreuses enquêtes sur le Moyen-Orient et l'Afrique et s'est intéressée au mode de survie de plusieurs pays après la guerre (Grand prix du journalisme agricole en 1990 pour un reportage sur l'agriculture de survie au Liban;. Elle a écrit plusieurs ouvrages, dont un essai sur l'Irak avant, pendant et après la guerre du Golfe, sur les oubliés de la dernière guerre d'Irak.
Ce livre fut écrit au jour le jour. Il a duré le temps de l'amour qu'il dit, qui est le temps où cet amour valait d'être dit. Il a commencé comme lui, dans l'émerveillement, il a fini comme lui dans le désabusement. Entre les deux, une vieille histoire : celle du bonheur sans cesse invoqué, sans cesse atermoyé, et en filigrane sa décomposition, mot à mot, puis de geste en geste. Ç'aurait pu être un journal de bord, au bord d'une Absence annoncée. Mais en amour - passion oblige - me quittent mon regard " clinique ", mes envies de lucidité. En somme, j'ai de la tendresse pour mes égarements, et j'en ai pour les " égarantes ". Après tout, c'est déjà bien assez que dans mes écritures qui parlent de la société en général au lieu de parler de la Femme en particulier, je ne puisse m'empêcher d'être impitoyable plus souvent qu'indulgent. Nous, amants au bonheur ne croyant... n'est donc pas un livre qui désespère de l'amour. C'en est un qui, pour désespérer de l'amour heureux, n'en sait peut-être pas moins, même confusément, pourquoi sa vraie grandeur, à l'amour, secrète, inexplicable, c'est de ne l'être pas, heureux, mais surtout de ne point vouloir à tout prix l'être.
Donc, jadis, je suis allé vers les mots pour leur odeur, leur chair et pour le bruit très érotique qu'émettaient leurs enjambées sur les pages de tel livre, sur les lèvres de telle bouche. Donc, j'ai commencé à écrire d'instinct ce que ma conscience espérait pour son agrandissement et mon esprit pour sa libération. Donc, ce donc est l'autre nom que je donne au rythme qui m'a mis dans l'impérieuse nécessité de faire oeuvre littéraire des mouvements les plus intimes de ma vie organique. Donc, c'est ainsi que mon corps a écrit ce qu'il a écrit à la température des sensations et des désirs que lui inspirait sa relation amoureuse ou polémique avec les fondements de l'être, selon que cet être puisait l'essentiel de sa respiration dans un souffle d'avant le cadastre ou selon qu'il l'abandonnait à la mécanique des inhalations de concepts. Donc, ce livre fait monter le son d'une existence passée à rendre sa musique familière à l'obscur tonnerre du dernier des crescendos, celui-là même qui a sans doute manqué au Boléro de Ravel pour être assourdissant tout en demeurant indiciblement mélodieux. Donc. Marcel Moreau Biographie de l'auteur Né en 1933 en Belgique, Marcel Moreau a construit une oeuvre majeure dont quatre grands titres, Quintes, L'Ivre Livre, Le Sacre de la femme et Discours contre les entraves, ont récemment été réédités. Dans Des hallalis dans les alléluias, l'auteur se soumet à une bouleversante et ultime interview avec la femme de son dernier souffle...