La technique du collage n'est pas nouvelle et le déferlement d'images de ce type n'est pas toujours l'expression d'une grande créativité. L'artiste aligne, avec ces moyens simples et déjà éprouvés, une quantité d'images avec une belle constance dans l'imagination. Il allie humour, sens de la couleur et de la composition, références culturelles et politiques avec une apparente facilité. Les jeunes filles en fleurs y chantent probablement faux, les eunuques n'y manquent pas de toupet à l'âme : mais c'est un moyen de rendre la vie un peu moins ennuyeuse. Il y a là des outrances à la Goya pour jeter à la retraite forcées des maîtres d'un Escurial qui n'est pas que château en Espagne. Des squelettes donnent plus de force à la vie là où la seule religion possible est celle qui déglingue tout sur le clavier du rire. La Belgique quitte sa couronne, opte pour Gaston Lagaffe afin de mettre à nu des drames cousus de fil blanc. Le Plat Pays se grave d'éclatants mirages qui rebrodent à coup de rodomontades Thanatoset Eros. Les deux oscillent entre visible et invisible sous d'opulents corps sages. L'ironie fuse, use du sans vergogne si bien qu'on se marre sans espoir de rien. Mais se larguent les amarres au nom d'un avoir été qui peut durer jusqu'à un été indien.
Nombre de pages
56
Date de parution
16/03/2018
Poids
215g
Largeur
167mm
Plus d'informations
Plus d'informations
EAN
9782390080411
Titre
Collages
Auteur
Varlez Robert
Editeur
5EME COUCHE
Largeur
167
Poids
215
Date de parution
20180316
Nombre de pages
56,00 €
Disponibilité
Sur commande en 4-6 jours
Pourquoi choisir Molière ?
Efficacité et rapiditéCommandé avant 16hlivré demain
Économique et pratiqueLivraison dès 3,90 €
Facile et sans fraisRetrait gratuiten magasin
Disponibilité et écouteContactez-nous sur WhatsApp
Au c'ur des années 1970, l'artiste Robert Varlez s'invente une forme singulière d'écriture dessinée et nomme Séquences le fruit de ses explorations. Nourries aussi bien à la chronophotographie d'Eadweard Muybridge qu'au surréalisme et à la bande dessinée, ces Séquences sont alors publiées dans plusieurs périodiques littéraires, dont la prestigieuse revue Minuit. Au sein de cette dernière, les travaux de Robert Varlez côtoient aussi bien ceux de Samuel Beckett que de Martin Vaughn-James. Depuis lors restées dans l'ombre, ces Séquences réémergent aujourd'hui sous la forme d'une anthologie raisonnée, prouvant près de quarante ans après leur première publication qu'elles n'ont rien perdu de leur remarquable modernité.
Au c'ur des années 1970, Robert Varlez découvre les travaux chronophotographiques d'Eadweard Muybridge et extrapole à partir de ces motifs de nouvelles formes d'écriture en bande dessinée. Ces travaux courts sont alors publiés dans diverses revues littéraires (Minuit, 25, L'Oeil lisant, Rue Rêve, Aménophis) avant d'être enfin recueillis en 2013 dans le livre Séquences chez The Hoochie Coochie. Encouragé par cette réhabilitation tardive, Robert Varlez décide de ressortir de ses cartons un projet long déjà riche de soixante-quatre planches mais resté inachevé (titre de travail : Roman). Il dessine alors, quelques trente-cinq ans plus tard, une quinzaine de planches supplémentaires qui rendent ainsi possible la publication de HAahh !
Dans ce cinquième et ultime volume, nous suivons les péripéties de M. Espoir, personnage atypique niché dans un coin de campagne finnoise. Les précédents volumes nous avaient présenté un personnage, coupé du monde, qui évoluait dans un quotidien aux limites de la mélancolie quand il n'était pas aux prises avec ses démons et ses fantasmes. Comme à l'habitude, le récit fonctionne comme une machine philosophique et métaphysique sans perdre sa dimension sensible. Ce dernier tome est l'occasion de se replonger dans la biographie de M. Espoir, son enfance, ses rêves de jeunesse, sa vie de couple... Pour ce rendre compte que rien ne vaut l'instant présent. Une façon de clôturer le grand cycle de M. Espoir sur une note résolument joyeuse.
La mécanique du récit abolit lentement la liberté des personnages, qui se débattent mollement dans les apories et les questionnements, déployant leurs gesticulations comme chorégraphie de cette méditation graphique inédite.
Ce livre rassemble 130 dessins choisis et sous-titrés par l'auteur, répartis en six chapitres à la longueur exponentielle. Chaque chapitre crée une cohérence thématique, voire narrative, entre les images. Ce livre est dans la continuité des livres de Frédéric Poincelet publiés aux éditions Ego Comme X. Les amateurs retrouveront son amour du dessin et son univers intimiste. Paru en 2008, il reparaît 7 ans plus tard avec une nouvelle jaquette conçue et dessinée par l'auteur.