Nous sommes à la fin du XIXe siècle, à Chiraz, en Iran. Parviz, un bel adolescent issu d'une riche famille, découvre l'amour avec Mariam, l'épouse du mollah. Ensemble ils s'enfuient à Ispahan, lui déguisé en femme afin de ne pas être reconnu. La supercherie durera plusieurs mois. Il finira par abandonner son déguisement et, redevenu homme, s'enfuira. S'ensuit une longue série d'aventures. De ville en ville, Parviz déclenche les passions des femmes. Les nombreux tableaux qui composent ce roman transportent le lecteur dans un monde riche de saveurs, l'entraînant dans de multiples péripéties amoureuses, en filigrane desquelles il découvre l'environnement politique et social de ce pays qui essaye de rejoindre la modernité alors que les grandes puissances manifestent à cette époque leur intérêt pour ses innombrables richesses. Clin d'oeil aux Mille et une nuits, la lecture de Rhapsodie persane nous berce dans un Orient aux multiples intrigues.
Commentaires Dans la Chine de Mao, savoir lire, c'est déjà faire partie des intellectuels. Et on ne badine pas avec les intellectuels : on les envoie se rééduquer dans les campagnes, travailler dans des rizières ou dans des mines. C'est ce qui est arrivé au narrateur et à son ami Luo, si jeunes et déjà marqués du sceau infamant d'"ennemis du peuple". Pour ne pas sombrer, ils ont heureusement encore quelques histoires, quelques films à se raconter, mais cela fait bien peu. Jusqu'à ce que, par miracle, ils tombent sur un roman de Balzac : petit livre à lire en cachette, tellement dangereux, mais tellement magique, qui changera le cours de leur vie en leur ouvrant la porte de la fille du tailleur, en rendant possible ce qui ne l'aurait jamais été... Il fallait oser confronter le monde de Balzac et la Chine de Mao : Dai Sijie, réalisateur renommé qui vit en France, a réussi cet improbable pari et on lit avec enthousiasme et frénésie ce premier roman parfaitement maîtrisé. --Karla Manuele --Ce texte fait référence à l'édition Broché .
Ce livre a la beauté épurée de ces poèmes de moines bouddhistes qui vivaient reclus dans leurs huttes sous les pins des montagnes et la lumière de la lune. Bada Shanren fut l'un d'eux, lui ce prince des Ming né en 1626 et promis à une vie brillante, qui se réfugia dans un monastère quand la Chine tomba aux mains des envahisseurs mandchous. Esprit rebelle, il se fit passer pour fou pour éviter de servir la nouvelle dynastie et devint un maître du pinceau et de l'encre dans d'éblouissantes compositions qui semblent avoir été créées d'un seul souffle. Voici l'histoire de ce maître du "grand noir" qui acheva sa vie dans une cabane de pêcheur, à peindre ces créatures humbles que sont poissons, oiseaux, rochers et bambous, et voyait toute l'éternité dans une fleur de lotus.
Doi Takeo ; Saunders Dale ; Harbison Mark A. ; Bay
Omote et ura, l'endroit et l'envers, sont deux notions à la fois contraires et complémentaires dont la langue japonaise fait un large usage en acceptant leur coexistence contradictoire. L'endroit et l'envers, cela peut être le visage, qui révèle ou masque l'esprit, cela peut être la parole qui traduit ou travestit la pensée.Doi Takeo, célèbre psychiatre et psychanalyste, interroge les structures particulières de la langue pour cerner le double visage de l'identité japonaise, fondée sur le goût pour l'ambivalence, la contradiction, le secret.Il puise ses exemples dans la littérature, convoquant Sôseki comme Shakespeare, Andersen ou Orwell à l'appui de ses idées. Car cet essai est aussi la rêverie littéraire d'un humaniste romantique.4e de couverture : Omote et ura, l'endroit et l'envers, sont deux notions à la fois contraires et complémentaires dont la langue japonaise fait un large usage en acceptant leur coexistence contradictoire. L'endroit et l'envers, cela peut être le visage, qui révèle ou masque l'esprit, cela peut être la parole qui traduit ou travestit la pensée.Doi Takeo, célèbre psychiatre et psychanalyste, interroge les structures particulières de la langue pour cerner le double visage de l'identité japonaise, fondée sur le goût pour l'ambivalence, la contradiction, le secret.Il puise ses exemples dans la littérature, convoquant Sôseki comme Shakespeare, Andersen ou Orwell à l'appui de ses idées. Car cet essai est aussi la rêverie littéraire d'un humaniste romantique.
Quatrième de couverture Dans les vallées afghanes, dans les camps de réfugiés du Pakistan, les femmes pashtounes improvisent des chants d'une extrême intensité, d'une foudroyante violence. D'où le nom de landay qui les désigne et qui signifie : «le bref». Cette forme poétique limitée à deux vers compose en fait un instantané d'émotion, à peine plus qu'un cri, une fureur, un coup de dague entre les épaules. Car ce poème très scandé dit l'amour, l'honneur ou la mort et toujours, à travers ces trois thèmes, toujours la révolte. Jamais sans doute si courte vocalise n'a autant révélé sur l'inhumaine condition de la femme en Islam, sur l'oppression qui la réduit à l'état d'objet domestique et l'asservit au code infantile des hommes. Privée de toute liberté, brimée dans ses désirs et son corps, la femme pashtoune n'a d'autre échappée possible que le suicide ou le chant...