Le mouvement du libre-esprit. Généralités et témoignages
Vaneigem Raoul ; Gonzalvez Shigenobu
OR DES FOUS
19,00 €
Epuisé
EAN :9782915995008
La thèse de l'ouvrage est radicale et tellement forte de conséquences: "Le Moyen Âge a été chrétien comme les pays de l'Est sont communistes" (publié en 1986), de sorte qu'il faut en finir avec "la légende saint sulpicienne d'un Moyen Âge baignant dans la foi chrétienne comme la sardine dans l'huile'. Qui donc, aujourd'hui, commerce autre chose que des images d'Épinal habituelles sur le sujet médiéval? Qui travaille sur les textes de Willem Cornelisz d'Anvers ou de Bentivenga da Gubbio? De Marguerite de Porète ou de Heilwige Bloemardinne? De soeur Katrei ou de Walter de Hollande? Qui lit ou fait lire, commente et diffuse, les oeuvres de ces moines et moniales hédonistes, de ces bégards et béguines, amauriciens et autres picards, adamites de Bohème, alumbrados et loïstes? Six pages de bibliographie, plus de quatre cents noms brillant dans cette constellation inconnue, et toujours autant d'universitaires pour se croire singuliers en faisant travailler leurs étudiants sur leurs propres thèses et travaux en cours consacrés aux sujets les plus éculés. [...] Placée sous le signe de la vie, de la naissance, des forces et des énergies qui la manifestent, la pensée de Vaneigem, délibérément du côté de la résistance, se dévoue tout entière à la cause d'Éros, de Bacchus, de Dionysos et d'un Prométhée qui mettrait sa puissance au service des causes libertaires. (Michel Onfray)"
Nombre de pages
355
Date de parution
25/03/2005
Poids
370g
Largeur
120mm
Plus d'informations
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EAN
9782915995008
Titre
Le mouvement du libre-esprit. Généralités et témoignages
Auteur
Vaneigem Raoul ; Gonzalvez Shigenobu
Editeur
OR DES FOUS
Largeur
120
Poids
370
Date de parution
20050325
Nombre de pages
355,00 €
Disponibilité
Epuisé
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Le Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations marque l'émergence, au sein d'un monde en déclin, d'une ère radicalement nouvelle. Au cours accéléré qui emporte depuis peu les êtres et les choses, sa limpidité n'a pas laissé de s'accroître. Je tiens pour contraire à la volonté d'autonomie individuelle le sentiment, nécessairement désespéré, d'être en proie à une conjuration universelle de circonstances hostiles. Le négatif est l'alibi d'une résignation à n'être jamais soi, à ne saisir jamais sa propre richesse de vie. J'ai préféré fonder sur les désirs une lucidité qui, éclairant à chaque instant le combat du vivant contre la mort, révoque le plus sûrement la logique de dépérissement de la marchandise. Le fléchissement d'un profit tiré de l'exploitation et de la destruction de la nature a déterminé, à la fin du XIXe siècle, le développement d'un néocapitalisme écologique et de nouveaux modes de production. La rentabilité du vivant ne mise plus sur son épuisement mais sur sa reconstruction. La conscience de la vie à créer progresse parce que le sens des choses y contribue. Jamais les désirs, rendus à leur enfance, n'ont disposé en chacun d'une telle puissance de briser ce qui les inverse, les nie, les réifie en objets marchands. Il arrive aujourd'hui ce qu'aucune imagination n'avait osé soutenir: le processus d'alchimie individuelle n'aboutit à rien de moins qu'à la transmutation de l'histoire inhumaine en réalisation de l'humain. R.V.
Le Traité de savoir-vivre à l'usage des jeunes générations marque l'émergence, au sein d'un monde en déclin, d'une ère radicalement nouvelle.Au cours accéléré qui emporte depuis peu les êtres et les choses, sa limpidité n'a pas laissé de s'accroître. Je tiens pour contraire à la volonté d'autonomie individuelle le sentiment, nécessairement désespéré, d'être en proie à une conjuration universelle de circonstances hostiles. Le négatif est l'alibi d'une résignation à n'être jamais soi, à ne saisir jamais sa propre richesse de vie.J'ai préféré fonder sur les désirs une lucidité qui, éclairant à chaque instant le combat du vivant contre la mort, révoque le plus sûrement la logique de dépérissement de la marchandise.»Raoul Vaneigem.
Je n'ai pas le goût des confessions, elles offrent trop de gages à un spectacle où ma démarche même renierait son propos. Je n'ai en revanche aucune raison de dissimuler l'attrait qu'a toujours exercé sur moi la tentative de Montaigne de se peindre sur le vif, en dépit des couleurs que le monde lui imposait. Ce désordre d'émotions et de pensées, j'ai choisi de les aborder par le biais des passions auxquelles je demeure le plus attaché: l'amour, l'amitié, la volonté de vivre... ; et à travers ce qui les corrompt: la peur, l'argent, la présomption de l'esprit. Mon questionnement est sans réponses, mais j'ai, au plus profond de mes doutes, quelques certitudes. Peut-être est-ce suffisant au c'ur d'une époque qui, présentant, comme nulle autre pareille, les symptômes d'un pourrissement universel, cherche, au crible de ses désillusions, les signes d'une civilisation humaine qui tente maladroitement et naïvement de s'instaurer.
Conçu sous forme de brèves analyses et thèses, Nous qui désirons sans fin fait l'examen critique d'une société marchande en déclin et d'une société vivante appelée à la dépasser. Le capitalisme mondial n'est plus qu'un système parasitaire déterminant l'existence d'une bureaucratie où le politique est aux ordres d'une pratique usuraire. Toute l'organisation sociale est ainsi menacée jusque dans sa contestation qui, ne cherchant d'autre solution en dehors de l'économie d'exploitation, se dégrade avec elle. Cependant, si nous ne voulons plus d'une civilisation qui a tourné toutes ses espérances vers la mort, nous ne voulons pas davantage d'une société où la vie est perçue à travers l'optique de la rentabilité. Comment empêcher les désirs de devenir leur contraire? Comment les dépouiller du négatif dont les a revêtus une tradition séculaire? Comment savoir ce que l'on veut et vouloir ce que l'on sait? La réponse est en chacun dès l'instant où il lui importe avant tout de renaître à ce qu'il a en lui de plus vivant.
Du Maurier George ; Plunket Madge ; Escoube Lucien
Parmi les rares entreprises qui ne répandent pas sur l'amour les cendres du déclin, de la mort et de la corruption par l'esprit, je ne vois, hormis l'?uvre de Dante, de Blake, de Hölderlin, de Fourier, d'autres " diamants de l'herbe " que ce Peter Ibbetson dont la frêle composition fait songer aux spores traversant le cosmos pour ensemencer la terre. Mais le cosmos est, ici, l'être humain en sa substance spécifiquement terrestre et en sa créativité sidérale. " (Raoul Vaneigem).
Godard Philippe ; Vaneigem Raoul ; Lafargue Paul ;
La paresse est jouissance de soi ou n'est pas. N'espérez pas quelle vous soit accordée par vos maîtres ou par leurs dieux. On y vient comme l'enfant par une naturelle inclination à chercher le plaisir et à tourner ce qui le contrarie. C'est une simplicité que l'âge adulte excelle à compliquer. " (Raoul Vaneigem) Pour que la vraie révolte soit une fête, celle de la vie et non de la mort, celle de la création et non de la destruction aveugle, L'or des fous et ses ami(e)s appellent à descendre dans la rue non pour mendier un emploi d'esclave sur le marché du travail mais pour exiger le droit de vivre, de réaliser ses désirs sans les sacrifier à l'argent et de révoquer la dictature du consommable en sorte que chacun fasse son bonheur en faisant solidairement le bonheur de tous. L'or des fous éditeur
Farah Nuruddin ; Pierre-Bon Catherine ; Waberi Abd
De Dieu!! Mogadiscio, pense Koschin, l'abattoir devenu ville. ?il-bridé venu d'Orient, attiré par l'encens et la myrrhe, a tracé sa route dans ce qui était alors le Puntland. Cul-gras, et c'est peu dire, a marchandé avec les chefs de tribus et les chefs de clans et s'est installé pendant plus d'un demi-siècle, garantissant le maintien de la paix entre les clans. Avant eux, avant l'arrivée d'?il-bridé et Cul-gras à Mogadiscio il y a eu les Mangeurs d'oignons-huileux. Sans oublier bien sûr Beau-salaud qui a fouetté des indigènes par centaines, racontant (pour que le monde entier le sache) que s'il partait, il ne resterait rien à personne, qu'ils se boufferaient entre eux. Puis Servile-minable s'est approché par un autre biais (ils sont bien plus à moi qu'à vous), a falsifié l'Histoire, et s'est fait un nom en tant que géniteur des meilleurs Métis Chocolats de Négroland.
Par ces temps assassins du goût, du plaisir et de la vie, voici un Petit Traité de dégustation rebelle ! La rébellion veut aussi se situer là... où le plaisir commence, et n'en finit plus. Quelques coquins bien entraînés, amis de la dive bouteille et des mets délicats, nous livrent leurs secrets de laboratoire des accords entre vins et mets. Nous nous retrouvons conviés à table en compagnie de quelques grands chefs cuisiniers, vignerons, boulangers, oenologues, fromagers, savants, romanciers et autres alliés du goût. Occasion d'une rencontre entre amis, chaque repas semble un festin ; menus et commentaires viennent ici nous livrer les secrets des accords les plus fins. Telle une tribu de joyeux lurons, ils se promènent à travers la France, ils nous rappellent que manger et boire se conjuguent pour le bonheur de tous. Ce bonheur vient de la terre, ou plutôt d'un certain terroir, autant de terroirs de France, ou d'ailleurs, en danger de standardisation. Haro sur les voyous de l'agriculture ou de l'élevage intensifs qui mettent dans nos assiettes, et dans nos verres, un poison violent, une alimentation de pacotille, mortelle. Voici un Petit Traité rabelaisien, à la rescousse de la vraie vie, destiné aux artistes incorruptibles du goût dans la vie quotidienne. Le vin à la bouche, le plat déjà sous les yeux, il nous vient un désir de les suivre. Jacques Néauport rend ici hommage au compagnon éternel, Jules Chauvet, brillant et discret chercheur, aventurier des vins non soufrés, et à Alain Chapel, artiste des fourneaux.