Lamberto Bava, cinéaste italien, représente la troisième génération d'une famille de cinéma qui, jusqu'à présent, en compte quatre. En activité depuis le milieu des années 1960, il a d'abord été assistant sur les films de son père, le grand Mario Bava, puis sur ceux d'autres cinéastes, de Dario Argento à Ruggero Deodato, pour finalement passer à la réalisation en 1980, avec Macabro. Le dyptique constitué de Démons 1 et Démons 2, classiques instantanés de l'horreur à l'italienne, lui a permis d'affirmer un style personnel et d'être reconnu par les amateurs d'horreur tout autour du monde. Fort d'une riche carrière de plus d'un demi-siècle, depuis quelques années auteur d'ouvrages de science-fiction et d'horreur en Italie, Lamberto Bava est un cinéaste complet et proche de son public. Cette proximité a permis aux auteurs de ce livre de le rencontrer à plusieurs reprises et d'échanger avec lui. Abordant les différents genres dans lesquels il a oeuvré jusqu'à maintenant, Lamberto Bava se livre en toute simplicité. La somme de ces entretiens dresse le portrait d'un homme pour qui le cinéma est avant tout une affaire de famille(s) et de technique. Un moyen aussi d'explorer la peur à travers des thèmes et motifs récurrents qui, tout au long de sa carrière, dessinent un cheminement rationnel construisant une oeuvre cohérente et riche de nombreuses influences cinématographiques, littéraires et musicales.
Insaisissable, Mario Bava ? Sûrement pas ! Et pourtant... Le réalisateur italien, d'une famille de cinéma à l'instar de Sergio Leone, a exploré tant de genres et de styles qu'on aurait pu se perdre dans la variété de ses oeuvres du cinéma populaire des années soixante et soixante-dix. Il n'en est rien. A chaque film, l'oeil est attisé par des silos teintés et des flashes d'une maîtrise à couper le souffle : son cinéma est un cinéma de désir(s). De l'épouvante gothique au giallo - dont il fut l'inventeur sur grand écran - en passant par le péplum teinté de fantastique, le polar, la bande dessinée pop ou le slasher, l'oeuvre du cinéaste est cohérente. Il provoque la convoitise de ses films grâce à une esthétique particulière conçue pour noyer les sens dont, en premier lieu, le regard. Il enferme ainsi le spectateur dans une réalité autre, alternative, à travers le travestissement du réel accepté comme un pacte qui nous lie au réalisateur. Cet essai propose pour la première fois un voyage au coeur de la plastique des sens de Mario Bava, le magicien des couleurs.
Dès le début de sa carrière hollywoodienne, Barbara Stanwyck affirme la présence d'un statut hybride : celui de l'actrice-star. À l'instar de Bette Davis, elle n'est pas (seulement) choisie pour ses atouts physiques ou son aura mais également pour ses capacités de jeu. Découvrez le 1er livre en français consacré à l'une des plus grandes actrices d'Hollywood, d'une modernité et force sans pareille en 2026 ! Après le triomphe de la Rétrospective qui lui a été consacrée au Festival de La Rochelle 2025, voici le livre dédié à cette immense actrice, forte et indépendante. Barbara Stanwyck est l'égale des grandes stars dramatiques de sa génération : Joan Crawford, Bette Davis ou Katharine Hepburn. Elle a collaboré de près avec de très grands cinéastes, dont elle fut même parfois la muse : Frank Capra, William Wellman, Preston Sturges, Fritz Lang, Billy Wilder ou Howard Hawks. Et paradoxalement, cette immense actrice, qui suscitait l'admiration des grands et la dévotion des techniciens les plus discrets, est à redécouvrir. Instinctive, née dans le dénuement, sa vie ressemble à une légende américaine, mais, indépendante et fière, elle s'est imposée dans des personnages de femme forte, voire criminelle, qui prennent une résonnance nouvelle dans le cadre du féminisme revendiqué. Elle a pourtant brillé également dans la comédie, le mélodrame ou le western, ce qui fait d'elle la star qui a le plus contribué à l'évolution de certains grands genres. Il est temps que Barbara Stanwyck retrouve la place qui est la sienne : au sommet ! Parcourant certaines de ses interprétations le plus emblématiques (Assurance sur la mort, Baby Face) et d'autres moins connues (L'Ange blanc, Stella Dallas), ce livre ouvre la perspective d'une étude détaillée et exhaustive du jeu de Barbara Stanwyck, de L'Homme de la rue (1941) à Les Furies (1950), faisant découvrir ou redécouvrir au plus grand nombre l'art du jeu de cette immense actrice, forte et indépendante ... Les monographies de la Collection PERSONA sont consacrées à l'étude thématique et stylistique détaillée du jeu d'un acteur ou d'une actrice au sein de films issus d'époques et de cinématographies variées, du cinéma classique hollywoodien au cinéma français contemporain. Cette collection a pour ambition de décrypter les spécificités du jeu des comédiens et des comédiennes, mais également de s'intéresser à l'identité de leurs personnages à partir d'une étude précise de leurs caractérisations et représentations à l'écran, en s'appuyant notamment sur une riche iconographie composée de photogrammes.
Récit vécu, The Disaster Artist est autant une comédie désopilante qu'un témoignage stupéfiant sur un homme, Tommy Wiseau, qui a défié tous les codes de l'industrie cinématographique pour réaliser ce que le magazine Entertainment Weekly qualifiera du " plus mauvais Citizen Kane " de l'histoire du cinéma ! Et qui, malgré de piètres talents d'acteurs, est devenu la star qu'il avait toujours rêvé d'être. Le film vient d'être adapté au cinéma par James Franco, avec plein de stars d'Hollywood.
Entre 1960 et 1976, Lillian Ross, rédactrice au New Yorker, rédigea une série d'articles sur François Truffaut lors de ses séjours à New York, pour la rubrique « Talk of the Town » (« Tout le monde en parle ») du magazine. Ce livre rassemble ces articles pour la première fois. Lillian Ross rencontre pour la 1ère fois Truffaut lors de la sortie aux Etats-Unis de son 1er film, ""Les 400 coups"". Puis les années suivantes, lors d'autres sorties du cinéaste comme ""La peau douce"", puis ""L'Enfant sauvage', jusqu'à son rôle dans le film de Steven Spielberg, ""Rencontres du 3ème type"" à la fin des années 70. Un passionnant livre d'entretiens, menés de main de maître par un des reporters américaines les plus prestigieuses."
Lillian Ross rejoignit l'équipe du New Yorker en 1945, et rédigea son premier reportage sur Hollywood en 1948. L'année suivante, son article Questions, narrant sa rencontre à New York avec John Huston, fut publié dans la rubrique « Talk of the town » (« Tout le monde en parle ») du magazine. Au cours des quatre décennies qui suivirent, Mme Ross écrivit sur Huston en immersion sur le plateau de La Bible à Rome, en 1965, sur celui, à Brooklyn, de L'Honneur des Prizzi en 1984, au gré d'incessants allers-retours à travers Manhattan lors du tournage de La Lettre du Kremlin, à l'avant-première de Fat City ou à l'étape de pré-production d'À nous la victoire. Conclu par un papier sur le tournage du film réalisé par Anjelica Huston en 1996, Bastard Out of Carolina, ce volume présente sept précieux articles de Lillian Ross pour le New Yorker, rassemblés ici pour la première fois.