Biographie de l'auteur Philippe Francq est né à Etterbeek le 13 décembre 1961. Après une scolarité sans histoire, il décide de terminer ses humanités dans une section artistique et il rentre à Saint-Luc en septembre 1978. C'est là que, réellement, on va lui apprendre à tenir un crayon et à remplir une feuille. En 1981, il rempile pour trois ans dans la section bande dessinée, dirigée à l'époque par Claude Renard. Au problème du dessin s'ajoute désormais celui, plus sérieux, du scénario. À 23 ans, il sort de Saint-Luc bardé de diplômes et se met à la fois recherche d'un éditeur et d'inspiration. Il travaille successivement avec Gabrielle Borille, scénariste avec laquelle il réalise les dix premières planches d'une histoire qui n'aboutira pas, et avec Bob de Moor, au Studio Hergé. Bob de Groot lui propose de travailler avec lui sur une série qui s'appellera "Des villes et des femmes" : ils aligneront deux albums pour Dargaud. Chez le même éditeur, Francq publie ensuite deux tomes de "Léo Tomasini" sur scénario de Francis Delvaux . Sa rencontre avec Jean Van Hamme en 1988 va changer son destin. L'écrivain et scénariste lui propose d'illustrer les adaptations qu'il envisage de tirer d'une série de six romans avec lesquels il avait connu un succès d'estime au Mercure de France, en ses débuts. "Largo Winch" constitue un cycle de thrillers modernes, souvent exotiques et toujours mêlés au milieu de la haute finance. Une oeuvre initialement très en avance sur son temps et assez médiocrement diffusée. Le dessin précis et efficace de Francq va la placer parmi les best-sellers absolus de la BD. Lancé dans la collection "Repérages", le premier tome dépassera les 50 000 exemplaires vendus à sa mise en place, le dixième avoisinera les 500 000 ! En parallèle, les romans sont réédités sous diverses formes, tandis qu'une grande série télévisée de 39 épisodes est diffusée à travers le monde. Philippe Francq et Jean Van Hamme se sont vus décerner le Sanglier 2007 du meilleur album adulte (un des Prix Uderzo) pour Les trois yeux des gardiens du Tao, le 15e album de leur série Largo Winch.Né à Bruxelles le 16 janvier 1939, Jean Van Hamme est ingénieur commercial, licencié en sciences financières, en journalisme et en droit administratif, agrégé d'économie politique. Après une brillante carrière internationale, il abandonne en 1976 son poste de fondé de pouvoir général auprès de Philips-Belgique pour vivre de sa plume. Tout en composant six romans des aventures de "Largo Winch" pour le Mercure de France, il se lance dans le scénario de BD au journal de TINTIN : des gags pour Attanasio ("Modeste et Pompon"), une aventure mythologique ("Epoxy") et des épisodes de "Corentin" pour Paul Cuvelier, "Michael Logan" pour André Beautemps, "Domino" pour Cheret, l'"Histoire sans héros" et "Arlequin" pour Dany, "Mr Magellan" pour Géri. Il y démarre la saga de "Thorgal" pour Grzegorz Roszinski, avec qui il réalisera "Le Grand Pouvoir du Chninkel" chez Casterman. Viennent ensuite les séries "XIII" pour Vance chez Dargaud et "Les Maîtres de l'orge" pour Vallès aux Éditions Glénat, etc. On lui doit également des scénarios pour la télévision (l'adaptation des "Maîtres de l'Orge"), ainsi que pour le cinéma ("Diva" de Jean-Jacques Beneix et "Meurtres à domicile" de Marc Lobet). En 1987, il occupe durant un an le poste de responsable des Éditions Dupuis, où il lance la série best-seller "Largo Winch" avec Philippe Francq et conçoit ce qui deviendra la collection "Aire Libre". Il y apporte les récits de "S.O.S. Bonheur", illustrés par Griffo, et "Lune de guerre" avec Hermann. Ayant démonté toutes les techniques de la narration populaire, Van Hamme est désormais un scénariste qui transforme en or tout ce qu'il écrit. Il n'est donc guère étonnant qu'une de ses plus récentes missions, parfaitement réussies, ait été la réanimation des personnages de "Blake et Mortimer" avec le dessinateur Ted Benoît. Nul mieux que lui ne pouvait s'inscrire dans la tradition classique d'Edgar P. Jacobs. Chargé de cours à l'institut d'Arts de Diffusion (Louvain-la-Neuve), il est également président du Centre Belge de le Bande Dessinée depuis 1992. Philippe Francq et Jean Van Hamme se sont vus décerner le Sanglier 2007 du meilleur album adulte (un des Prix Uderzo) pour Les trois yeux des gardiens du Tao, le 15e album de leur série Largo Winch.
Résumé : 1848, Monténégro. Vanko Winczlav, jeune médecin idéaliste, prend le parti de l'insurrection paysanne contre la tyrannie du prince-évêque. Vendu aux soldats par un paysan, il n'a d'autre choix que de partir. Dans sa fuite, il rencontre Veska, jeune Bulgare réduite en esclavage dans une auberge. Ensemble, ils embarquent pour le Nouveau Monde. Lors de la traversée, Vanko épouse Veska, qui n'a aucun papier d'identité. Arrivé sur le continent, il trouve un emploi d'infirmier, ne parvenant pas à faire valoir son diplôme de médecin. Quelque temps plus tard, Veska accouche d'un petit Sandor qu'elle refuse d'élever, et le couple se sépare. Vanko, estimé dans l'hôpital privé où il travaille, est séduit par une infirmière, Jenny. Un peu plus tard, la mort en couches d'une patiente envoie Vanko au tribunal pour meurtre et exercice illégal de la médecine. Vanko est alors emprisonné, et ses deux grands fils livrés à eux-mêmes suite au décès de leur mère...
Résumé : Un rêve éveillé qui se transforme en cauchemar Tout fonctionne à merveille. L'Etat providence veille sur le bonheur de chacun de nous. Bonheur officiel. Bonheur programmé. Comme toujours, Louis aurait pu feindre d'ignorer la réalité des "déregs", ces rebelles systématiquement déregistrés du Grand Fichier Central et condamnés à la mort civile. Comme toujours, il aurait pu fermer les yeux sur l'existence des "illegs", ces gosses nés illégalement depuis la loi sur la limitation des naissances. Seulement voilà, après trente-cinq ans de trop loyaux services dans la police, il prend à Louis l'envie de redresser la tête et de voir enfin la réalité en face. Et quand Johnny, un "illeg", glisse sa petite menotte dans sa grosse paluche, il se laisse guider, sans hâte, à travers le miroir de ses illusions. De nos illusions.
1743. L'Europe est devenue un champ de bataille. Les tumultes de la Guerre de Succession d'Autrice résonnent jusqu'au bout du monde. A l'heure d'enterrer son père naturel, Jolanne de Valcourt, jeune femme ardente, insoumise et fougueuse, est bien loin de ces préoccupations. Mais, trompée par son demi-frère et accusée de trahison, elle est brutalement rattrapée par l'Histoire. Sa vie bascule. Passion, complots, vengeance de la France jusqu'aux Indes, Jolanne s'apprête à vivre la plus grande des aventures pour bientôt devenir Rani.
Piégée par son demi-frère, Jolanne se retrouve condamnée à mort. Mais, elle réussit à s'évader et fête ses 18 ans dans les bras de Craig, le séduisant espion anglais. Cependant, l'inspecteur Laroche la retrouve et abat son amant. Jolanne est alors contrainte de se joindre à des brigands dont elle ne partage guère le goût pour la maraude. Il lui reste à apprendre que la vengeance a un prix. Le sang va couler et les passions se déchaîner!
Birahima a dix ans, un insolent qui parle vite, jure beaucoup et s'accroche à ses dictionnaires comme à une arme. De Togobala à Monrovia, il traverse la Côte d'ivoire, la Guinée, la Sierra Leone et le Libéria. Après la mort de sa mère, il prend la route avec Yacouba, " féticheur " et " multiplicateur de billets ". Très vite, la guerre l'avale : chefs de guerre, rites, pillages, drogues, enfants-soldats et, au milieu du chaos, une lucidité ravageuse." Allah n'est pas obligé ", répète-t-il, pour tenir debout. A sa parution, le roman Allah n'est pas obligé, aux Editions du Seuil a été un choc. Parce que Kourouma choisissait un enfant-soldat comme narrateur, et lui donnait une langue explosive, déroutante, capable de passer de l'innocence à l'horreur sans prévenir, de la farce à la tragédie. La réception a été à la mesure du coup porté : le roman a marqué durablement, couronné de prix prestigieux (Renaudot, Goncourt des lycéens, Amerigo-Vespucci), s'imposant depuis comme un classique de la littérature contemporaine. Avec cette adaptation en bande dessinée, Zaven Najjar, le réalisateur du long-métrage animé, prolonge son film tout en revenant à la langue d'Ahmadou Kourouma. Une plongée dans la guerre à hauteur d'enfant, drôle, terrible, nécessaire.
Au milieu du 18e siècle, alors que vient de débuter la guerre de Sept Ans, un espion à la faculté peu commune va mêler ses propres intérêts à ceux du Roi de France, dans un conflit qui embrase les quatre coins du monde, de l’Europe aux Amériques et aux Indes. Mélange de genres réussi que ce récit où s’entremêlent habilement un fond historique et des éléments fantastiques, où les personnages, plus grands que nature, n’en sont pas moins des êtres tourmentés et mélancoliques.
Dans le lointain royaume de Val des Roses naît Sauvage. Fille du roi et de la reine, la Princesse grandit libérée de l'hypocrisie et des coutumes chères à la cour : elle monte à cheval, tire à l'arc et court dans les bois. Bientôt, la petite fille devient une jeune femme rebelle. Alors, quand elle accepte de se marier, les prétendants fuient, effrayés par son caractère bien trempé. Jusqu'à ce que le chemin de Sauvage croise celui de Rodrigue. Ce jeune garçon charmant partage les mêmes passions que la Princesse. Leur avenir semble tout tracé, mais l'histoire de Sauvage n'est pas un conte de fées, bien au contraire...