La belle histoire des Missions étrangères. 1658-2008
Van Grasdorff Gilles
PERRIN
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EAN :9782262025663
Présentation de l'éditeur En 1492, lorsque Christophe Colomb découvre l'Amérique, il donne le coup d'envoi des Grandes Découvertes, lesquelles entraînent à leur tour l'essor des missions. En effet, l'Eglise comprend vite que les conquistadores – qu'ils soient espagnols ou portugais, plus tard français – peuvent être les vecteurs de sa mission : évangéliser le monde. Mission définie par le Christ et commencée par le premier des missionnaires, Saint Paul. Ainsi, les Missions étrangères, dont l'aire géographique couvre d'abord l'Asie, trouvent-elles ici leur origine. Sous l'égide de leurs fondateurs, Pierre Lambert de la Motte et François Pallu, elles voient le jour en 1658 avec l'envoi des missionnaires apostoliques et la création de plusieurs diocèses, au Siam, puis au Tonkin, en Cochinchine et au Cambodge. A peine installées dans les années 1680, les Missions étrangères affrontent une grave crise jusqu'en 1815, marquée par la raréfaction des vocations, un dialogue difficile avec des autorités méfiantes, la question de la pluralité des rites. La reconnaissance par Louis XVIII de la société comme organisme légal marque le début d'un renouveau. Le XIXesiècle sera le siècle d'or des missions qui, par le biais d'une presse nombreuse et active et par le développement des vocations, élargissent leur assise géographique, s'installent en Mandchourie, Malaisie, Birmanie, Corée, Inde, au Japon et au Tibet. Les missionnaires multiplient les fondations de dispensaires, d'hôpitaux, de léproseries et s'illustrent par une intense activité scientifique, notamment dans le domaine de la botanique et de la géologie. Avec le XXe siècle s'ouvre une nouvelle ère de difficultés dues aux soubresauts de l'histoire : les deux conflits mondiaux, l'installation de régimes communistes en Chine, au Vietnam, au Laos et au Cambodge auront de profondes répercussions sur le fonctionnement des Missions. Tout en racontant avec clarté et précision les grandes étapes du développement des Missions étrangères pendant plus de trois siècles, l'auteur rend hommage à l'extraordinaire ténacité d'hommes tout entiers voués à leur œuvre d'évangélisation.
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Nombre de pages
492
Date de parution
02/11/2007
Poids
760g
Largeur
155mm
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EAN
9782262025663
Titre
La belle histoire des Missions étrangères. 1658-2008
Auteur
Van Grasdorff Gilles
Editeur
PERRIN
Largeur
155
Poids
760
Date de parution
20071102
Nombre de pages
492,00 €
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Le quatorzième dalaï-lama Tenzin Gyatso, prix Nobel de la Paix, a accepté, en 2008, d'aborder ouvertement le problème de sa succession alors que la Chine la prépare depuis son occupation du Tibet en 1950. Pour saisir les enjeux politiques et spirituels qui vont bientôt bouleverser le bouddhisme ainsi que l'Asie, il est primordial de rétablir la vérité sur plus de six siècles d'histoire tibétaine en éclairant les mystérieux événements qui les ont ébranlés: les luttes intestines entre écoles et clans bouddhistes, la mort cachée du cinquième dalaï-lama, les frasques amoureuses du sixième, grand amateur du kama-sutra tibétain, l'oecuménisme du septième, comme l'assassinat des quatre dalaï-lamas suivants... Or pour les Tibétains en exil comme pour Pékin, la tension monte: désigner le quinzième dalaï-lama s'avèrera une épreuve des plus critique. Alors que l'actuel dalaï-lama multiplie les initiations au Tantra du Kalachakra, délivrées pour la paix dans le monde, sans toutefois lever le voile sur les mystères de cet enseignement et les secrets du royaume mythique de Shambhala, dans cette enquête Gilles Van Grasdorff, historien de la Société des Missions Etrangères, éclaire certains troubles du XXe siècle qui ont heurté les valeurs originelles du bouddhisme: l'influence de Sven Hedin et de Georges Ivanovitch Gurdjieff sur le souverain tibétain qui chassa les Mandchous du Tibet, les liens avec les SS de l'expédition Schäfer venus à Lhassa en 1938 et 1939... Autant de révélations surprenantes qui ouvrent sur les étonnantes amitiés du quatorzième dalaï-lama avec un chilien néonazi spécialiste de l'ésotérisme hitlérien ou le gourou de la funestement connue secte Aum. Les réponses du dalaï-lama sur ce sujet laissent à penser qu'il a découvert tardivement leur passé chargé. Mais cela n'indique-t-il pas aussi dans quelles conditions ardues le guide en exil du bouddhisme tibétain a été contraint de gouverner?
Alexandra David-Néel est considérée comme la plus grande exploratrice du XXe siècle. Mais que sait-on de la femme, de l'épouse? Et d'abord de l'enfant, écartelée entre un père tourangeau proscrit et une mère bruxelloise intransigeante et désabusée? Jeune fille éprise de liberté, elle s'imprégna de la pensée du géographe Elisée Reclus, grand voyageur, mais avant tout anarchiste, alors banni de France pour avoir pris part à la Commune. A peine revenue d'un premier voyage aux Indes, elle parcourut le Maroc, l'Algérie, la Tunisie, où elle rencontra Philippe Néel, directeur des Chemins de fer, qu'elle épousa. Elle repartit pour le Tibet, franchissant l'Himalaya, dans la neige et à pied, afin de parvenir à la ville sainte et interdite de Lhassa. Mais s'y rendit-elle vraiment? Gilles van Grasdorff dévoile les rapports houleux de l'exploratrice avec les missionnaires français d'Asie, avec le gouvernement britannique des Indes, qui la prit pour une espionne au service de la France. Année après année, de révélation en révélation, il déroule la vie intime d'Alexandra David-Néel, ses amitiés, ses amours féminines. Le portrait qu'il nous en dresse est fascinant, éclairant de l'intérieur un siècle d'une vie passionnante et hors du commun.
Résumé : Du quatorzième dalaï-lama, Tenzin Gyatso, Gilles van Grasdorff est le plus proche biographe et le premier, au monde, à avoir réalisé avec lui un livre d'entretiens. Alors que Sa Sainteté est aujourd'hui octogénaire et malade, s'ouvre une crise sans précédent pour sa succession avec la République populaire de Chine, qui menace l'avenir du Tibet. C'est cette tragédie que raconte van Grasdorff en reprenant toute la vie et la destinée du plus célèbre exilé de l'histoire contemporaine et en apportant des révélations inédites sur l'extinction que subit le peuple tibétain, entre répressions, famines, camps et trafics d'organes. Mais ce faisant, il fait aussi pénétrer le lecteur, comme jamais, dans les arcanes du Bouddhisme tibétain, ses croyances et ses rites, sa philosophie, son astrologie, et surtout sa médecine. Il éclaire la fascination que cet univers a pu exercer sur les Occidentaux, Néel, Steiner, Montessori, mais aussi les idéologues du IIIe Reich. Il montre comment le gouvernement en exil a su influer sur les élites internationales. Enfin, dans la perspective du départ du dalaï-lama, il dresse les différents scenarii de sa réincarnation. Un livre total, sur l'hier, l'aujourd'hui et le lendemain d'une figure et d'une cause planétaires.
Né en 1948 en Belgique, Gilles Van Grasdorff débute comme reporter de guerre en Afghanistan, au Honduras, au Tchad. En 1993, de sa rencontre avec le 14e dalaï-lama naît un livre d'entretiens, Terre des dieux, malheur des hommes. Avec Jetsun Pema, soeur du dalaï-lama, il écrit Tibet, mon histoire, préfacé par Elie Wiesel, traduit en onze langues. Depuis, ont paru notamment L'Histoire secrète des dalaï-lamas (Flammarion, 2009), Alexandra David-Néel (Pygmalion, 2011), A la recherche du 15e dalaï-lama (L'Archipel, 2012) et Le Dalaï-lama, la biographie non autorisée (Archipoche, 2012).
Depuis le XVIIe siècle, le Bas-Empire est considéré comme le crépuscule de l'Occident romain. Cette période, qui s'étend du IIIe au Ve siècle, a longtemps été perçue comme une décadence interminable : guerres incessantes contre les Perses Sassanides à l'est et les peuples germaniques à l'ouest, inflation galopante, crises fiscales et foncières, grande épidémie du IIIe siècle... Les historiens y voyaient jadis un faisceau de causes conduisant inexorablement à la chute de l'Occident romain. Si cette vision a été révisée depuis près de cinquante ans, elle persiste néanmoins dans notre culture générale. Le présent ouvrage renverse la perspective. Plutôt que de chercher les signes d'un déclin fatal, Tiphaine Moreau met en lumière l'extraordinaire capacité de résilience de l'Etat romain face aux adversités. Loin de s'effondrer passivement, l'Empire se réforme en effet constamment, se réinvente et transmet un héritage considérable à l'Occident. S'appuyant sur les sources et les recherches internationales des quarante dernières années, l'autrice suit avec précision le fil chronologique et passe au crible les épreuves rencontrées et les solutions mises en oeuvre pour les surmonter. Elle fait ainsi émerger un nouvel Empire, bien vivant jusqu'aux derniers feux de sa part occidentale, expliquant autant sa remarquable longévité que l'ampleur de son legs. Cette synthèse captivante, à la tonalité libre et rigoureuse, invite à regarder ces trois siècles sous un jour neuf, loin des idées reçues.
Le quotidien oublié des femmes au Moyen-Age. Lorsque l'on pense aux femmes du Moyen Age, de nombreux noms viennent à l'esprit, de Jeanne d'Arc à Aliénor d'Aquitaine en passant par Christine de Pizan ou Hildegarde de Bingen. Mais qui connaît Dhuoda, Radegonde ou thelflaed ? Les six siècles qui suivent la fin de l'empire romain restent bien souvent le parent pauvre de l'historiographie, alors même que la condition féminine au cours de cette période tranche avec celle observée entre les XIIe et XVe siècles. Pouvoir, production du savoir, travail... La place éminente des femmes se révèle, à cette période, fort différente de celle que charrie l'imaginaire collectif. Cet ouvrage entend donc explorer le rôle des femmes entre le VIe et le XIe siècle en montrant la diversité de leurs conditions : de la serve à la reine, toutes vivent dans un monde patriarcal mais, loin d'être réduites à l'impuissance, elles ne sont pas dépourvues de moyens d'action. Justine Audebrand raconte et décortique avec brio cette histoire injustement méconnue.
Napoléon (nous) parle !Depuis plus de deux siècles, de nombreux recueils d'aphorismes et autres florilèges de citations de Napoléon ont été publiés, la plupart étant entièrement fantaisistes ou présentant des citations tronquées, réécrites et mal expliquées. Certains livres, comme le Mémorial de Sainte-Hélène, se sont par ailleurs attachés à restituer les paroles de l'empereur, mais seulement à un moment donné de son existence. En adoptant la forme originale d'une biographie par la parole, cet ouvrage reprend, dans l'ordre chronologique, les plus grandes conversations de Napoléon, depuis sa jeunesse jusqu'à son dernier exil.Tout au long de son extraordinaire ascension, la parole fut un outil de pouvoir dont l'empereur se servit à l'envi, lui permettant d'utiliser à plein sa force de persuasion, sa capacité à argumenter, à invoquer des précédents puisés dans l'histoire, à s'appuyer sur son immense culture littéraire. Son usage virtuose de la séduction, de l'autorité et de l'intimidation font de certaines de ses conversations d'extraordinaires leçons de politique ou de remarquables méditations sur la nature humaine, d'autres montrant au contraire sa folle ambition, son orgueil, ou au contraire le détachement du vaincu revenant au crépuscule de sa vie sur ses grandes actions.Les cinquante-trois conversations présentées ici sont toutes soigneusement introduites et commentées, en présentant d'abord le rédacteur du témoignage, en expliquant le contexte politique, diplomatique et militaire, en traquant les allusions les plus subtiles, mais aussi en critiquant l'authenticité du texte et son degré de réécriture. D'une page à l'autre, le souffle de la parole napoléonienne emmène ainsi le lecteur sur les traces des champs de bataille de la campagne d'Italie, en Égypte, à la Malmaison, au camp de Boulogne, aux Tuileries, à Fontainebleau, à Vienne, Berlin, Varsovie et Moscou, puis à l'île d'Elbe et à Sainte-Hélène, dans la paix comme dans la guerre, dans les moments de détente comme dans ses mauvais jours, dans la gloire comme dans la défaite.
Deux illustres intellectuels aux prises avec le passé, le présent et l'avenir de l'Occident dans une nouvelle collection Perrin/Robert Laffont. dirigée par Etienne de Gail. Critiqué de l'intérieur, menacé de l'extérieur, accusé de décadence ou déclaré mort, l'Occident ne cesse d'être contesté après cinq siècles de domination du monde et des esprits. Depuis la réélection de Donald Trump et sous les assauts de son approche unilatéraliste et brutale, l'unité même de l'Occident géopolitique né de la Seconde guerre mondiale se fissure. Pour éclairer ce basculement historique, l'ancien ministre des Affaires étrangères Hubert Védrine et le grand anthropologue Maurice Godelier croisent leurs analyses et leur parcours : D'où vient l'Occident ? Comment se définit-il - ; et comment les autres le perçoivent-ils ? Peut-il encore exporter ses valeurs, ou doit-il se contenter de rayonner par l'exemple ? A-t-il tout simplement un avenir commun ? Et dans quelles conditions ? Déclin, éclatement, renaissance ou réinvention : ce dialogue "au sommet" explore lucidement les chemins possibles de l'avenir dans un monde chaotique.